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En France comme au Maroc, l'affaire Pegasus est décrite comme un coup de bluff
Publié dans Barlamane le 11 - 08 - 2021

Les révélations de rédactions internationales, dont de Forbidden Stories, s'appuyant sur des éléments collectés par Amnesty International sont «bancales», estime le magazine d'actualité en ligne Causeur, qui émet des doutes sur les allégations indiquant l'utilisation par Rabat du logiciel Pegasus pour espionner des Français.
Les révélations par un consortium de médias internationaux sur le détournement du logiciel Pegasus, commercialisé par l'entreprise israélienne NSO Group, ne manquaient pas de susciter les critiques. Elles sont «bancales», estime le magazine d'actualité en ligne Causeur, qui affirme qu'«étrangement, seuls onze pays ont fait l'objet d'accusations d'espionnage, alors même que près de 40 Etats, principalement européens, seraient clients de cette société dont le produit est conçu pour lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée.»
L'authenticité de cette liste n'a jamais été corroborée par des sources indépendantes de ses éditeurs. Il a été seulement procédé à un croisement avec les numéros de cibles déjà identifiées, publiquement ou non, de Pegasus. Les experts en sécurité informatique du Security Lab d'Amnesty International ont analysé une quantité infime de téléphones dont les numéros figurent dans cette liste, et n'y ont détecté dans une majorité de cas aucune trace d'attaque ou d'infection.
En France, le nom d'Emmanuel Macron a un temps été évoqué «avant que l'information soit démentie par un responsable haut placé de l'entreprise de cybersécurité implantée à Herzliya» pointe le magazine, qui rappelle que «si l'accusation a complaisamment été relayée dans les médias, les preuves de la charge, quant à elles, tardent à être fournies ou peinent à convaincre.» «Membre du consortium et premier journal à avoir repris les conclusions de Forbidden Stories, Le Monde est le fer de lance de cette campagne de "révélations" qui vise en particulier un pays : le Maroc. À en croire le quotidien national, un cinquième des cibles du logiciel, soit 10 000 numéros de smartphones, ont été ajoutées par le Royaume chérifien» mentionne la même source.
La méthodologie du Security Lab d'Amnesty International, explicitée dans un rapport très critiqué, n'a été validée que par les chercheurs du Citizen Lab de l'université de Toronto, experts dans la détection des logiciels espions, mais réputés proches des éditeurs de l'étude controversée.
Le Monde a publié le 27 juillet un article étayé sur des éléments techniques fournis par le Security Lab d'Amnesty International. «Un laboratoire dont il ne s'est donné la peine d'aller vérifier le fonctionnement» puisque «la plus grande opacité entoure cette structure hébergée par l'ONG qui a déjà eu maille à partir avec le Maroc. Il y a tout juste un an, en juillet 2020, ce même laboratoire avait déjà accusé les services marocains d'avoir infecté avec Pegasus le smartphone d'un journaliste, Omar Radi, sans jamais pouvoir corroborer son accusation par des preuves tangibles».
Le Maroc a catégoriquement démenti le recours au logiciel Pegasus. Le gouvernement marocain a dénoncé comme «mensongères» les informations selon lesquelles les services du royaume «ont infiltré les téléphones de plusieurs personnalités publiques nationales et étrangères et de responsables d'organisations internationales à travers un logiciel informatique».
«Sur le plan technique, les conclusions du Monde sont encore plus surprenantes. Selon le quotidien français, la trace d'une adresse mail suspecte a été retrouvée dans les smartphones analysés par le Security Lab d'Amnesty International. C'est elle qui signerait le crime du Maroc. Est-ce à dire que les clients de Pegasus n'utiliseraient qu'une seule adresse électronique pour aspirer les contenus de plusieurs milliers de smartphones ? Oui» écrit Causeur. «Problème : parmi les propriétaires des 1 000 téléphones français, nombreux sont ceux dont la convergence avec les intérêts du Maroc n'est pas possible à établir. Que vient faire le polémiste Eric Zemmour dans cette histoire ?» rappelle-t-on.
Pourquoi alors ces conclusions hâtives sur la base de faits aussi bancals, au risque d'envenimer les excellentes relations franco-marocaines ? se demande Causeur. La réponse est peut-être à chercher du côté de ceux qui ont initié cette affaire.
Le fondateur de Forbidden Stories, Laurent Richard, est en ligne de mire. Il est «passé de producteur à la télévision à professionnel du ciblage médiatique animé par une véritable obsession pour le Maroc» mentionne Causeur. Et si, dans l'affaire Pegasus, le criminel était celui à qui le crime profite ?


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