Une ONG condamne l'appel du Polisario à commettre des attentats terroristes au Maroc    Moment historique pour Yassine Bounou, gagnant du Trophée Zamora    Une réflexion de la presse italienne sur le nouveau contrat Mbappé    Une délégation marocaine à Prague    Plainte de LaLiga contre le PSG : Javier Tebas contre le renouvellement du contrat Mbappé    Travaux du Busway : Perturbation de la circulation à Casablanca    Guerre en Ukraine : Moscou annonce la destruction d'armes occidentales    USA-Liban : Nouvelle charrette de sanctions US    Sebta et Mellilia : La DGI annonce la fin des activités de contrebande    Marrakech / Systèmes de paiement et e-gov :15ème édition de l'Africa Pay & ID Expo    Casablanca : 16 MDH pour une cure de jouvence de la Trémie Zerktouni- Hassan II    Chine / Covid-19 : Des milliers de Pékinois placés de force en quarantaine    Casablanca : Lancement de la 15ème édition du Festival international Théâtre et Cultures    Marhaba 2022: consulat mobile au profit des ressortissants marocains de Saint-Etienne    Premier league: Manchester city championne d'Angleterre après un scénario fou    Mbappé: « La déception du Real est à la hauteur de mes hésitations »    Opération Marhaba. Les navires, les compagnies, le pavillon marocain, les réservations, la hausse des prix,... tout sur la traversée maritime    Monkeypox: Quel plan de riposte pour le MSPS?    Education. Voici les nouvelles dates des examens scolaires    Agence africaine du médicament. Bataille fratricide entre le Maroc, l'Algérie et la Tunisie    Covid-19 au Maroc : 98 nouvelles infections et aucun décès ce dimanche    Espagne : Démantèlement d'un réseau de trafic de migrants entre Ceuta et Cadix    Football / Match amical Etats Unis-Maroc : Le sélectionneur américain dévoile sa liste de joueurs    UPA: Le président du parlement émirati salue le rôle du Roi Mohammed VI dans le soutien des Maqdissis    Journée de l'Afrique. Lahcen Mahraoui en première ligne à Dublin    Au camp de Boujdour, à Tindouf, un événement «international» devant des chaises vides    COVID-19 / Maroc : La situation épidémiologique au 22 mai 2022    Situation médicale préoccupante d'un détenu à Fès : l'administration pénitentiaire fait le point    Usage de l'arme en dehors du service par un policier à Béni Mellal : enquête ouverte    Les indicateurs hebdomadaires de BAM en 5 points clés    SM le Roi félicite le club de la renaissance sportive de Berkane    Blé: la menace de pénurie guette les pays importateurs    Moudhaffar Al Nawab, voix du peuple irakien, n'est plus    Tornade à Michigan: deux morts et 23 blessés    Le président du Conseil national des EAU salue le rôle pionnier de SM le Roi dans le soutien des Maqdissis    Migrations: aux portes des Etats-Unis, des drames et des enfers    USA: Joe Biden qualifie les cas de Monkeypox dans le monde de "préoccupants"    Québec réduit les frais de scolarité pour les étudiants étrangers en région    Amélioration de l'école publique : un formulaire pour recueillir les avis des citoyens    Le Maroc participe à la foire internationale de l'agriculture de Novi en Serbie    Canada/Intempéries: Quatre morts et 900.000 foyers privés d'électricité    Interview avec Neila Tazi : « Nous ne quittons pas Essaouira, elle est la capitale de la tagnaouite »    Festival : Jazzablanca, le fond et la forme    Météo au Maroc: les prévisions du dimanche 22 mai    Diaspo #240 : Youssef Anegay, guitariste à Strasbourg indissociable de Lazywall    Le Maroc récolte les fruits d'une riche expérience institutionnelle des Rois de la Dynastie Alaouite    Yasmina Sbihi : «Les figures féminines de la sainteté sont des modèles de leadership» [Interview]    Gnaoua Festival Tour dévoile sa programmation    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



En France comme au Maroc, l'affaire Pegasus est décrite comme un coup de bluff
Publié dans Barlamane le 11 - 08 - 2021

Les révélations de rédactions internationales, dont de Forbidden Stories, s'appuyant sur des éléments collectés par Amnesty International sont «bancales», estime le magazine d'actualité en ligne Causeur, qui émet des doutes sur les allégations indiquant l'utilisation par Rabat du logiciel Pegasus pour espionner des Français.
Les révélations par un consortium de médias internationaux sur le détournement du logiciel Pegasus, commercialisé par l'entreprise israélienne NSO Group, ne manquaient pas de susciter les critiques. Elles sont «bancales», estime le magazine d'actualité en ligne Causeur, qui affirme qu'«étrangement, seuls onze pays ont fait l'objet d'accusations d'espionnage, alors même que près de 40 Etats, principalement européens, seraient clients de cette société dont le produit est conçu pour lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée.»
L'authenticité de cette liste n'a jamais été corroborée par des sources indépendantes de ses éditeurs. Il a été seulement procédé à un croisement avec les numéros de cibles déjà identifiées, publiquement ou non, de Pegasus. Les experts en sécurité informatique du Security Lab d'Amnesty International ont analysé une quantité infime de téléphones dont les numéros figurent dans cette liste, et n'y ont détecté dans une majorité de cas aucune trace d'attaque ou d'infection.
En France, le nom d'Emmanuel Macron a un temps été évoqué «avant que l'information soit démentie par un responsable haut placé de l'entreprise de cybersécurité implantée à Herzliya» pointe le magazine, qui rappelle que «si l'accusation a complaisamment été relayée dans les médias, les preuves de la charge, quant à elles, tardent à être fournies ou peinent à convaincre.» «Membre du consortium et premier journal à avoir repris les conclusions de Forbidden Stories, Le Monde est le fer de lance de cette campagne de "révélations" qui vise en particulier un pays : le Maroc. À en croire le quotidien national, un cinquième des cibles du logiciel, soit 10 000 numéros de smartphones, ont été ajoutées par le Royaume chérifien» mentionne la même source.
La méthodologie du Security Lab d'Amnesty International, explicitée dans un rapport très critiqué, n'a été validée que par les chercheurs du Citizen Lab de l'université de Toronto, experts dans la détection des logiciels espions, mais réputés proches des éditeurs de l'étude controversée.
Le Monde a publié le 27 juillet un article étayé sur des éléments techniques fournis par le Security Lab d'Amnesty International. «Un laboratoire dont il ne s'est donné la peine d'aller vérifier le fonctionnement» puisque «la plus grande opacité entoure cette structure hébergée par l'ONG qui a déjà eu maille à partir avec le Maroc. Il y a tout juste un an, en juillet 2020, ce même laboratoire avait déjà accusé les services marocains d'avoir infecté avec Pegasus le smartphone d'un journaliste, Omar Radi, sans jamais pouvoir corroborer son accusation par des preuves tangibles».
Le Maroc a catégoriquement démenti le recours au logiciel Pegasus. Le gouvernement marocain a dénoncé comme «mensongères» les informations selon lesquelles les services du royaume «ont infiltré les téléphones de plusieurs personnalités publiques nationales et étrangères et de responsables d'organisations internationales à travers un logiciel informatique».
«Sur le plan technique, les conclusions du Monde sont encore plus surprenantes. Selon le quotidien français, la trace d'une adresse mail suspecte a été retrouvée dans les smartphones analysés par le Security Lab d'Amnesty International. C'est elle qui signerait le crime du Maroc. Est-ce à dire que les clients de Pegasus n'utiliseraient qu'une seule adresse électronique pour aspirer les contenus de plusieurs milliers de smartphones ? Oui» écrit Causeur. «Problème : parmi les propriétaires des 1 000 téléphones français, nombreux sont ceux dont la convergence avec les intérêts du Maroc n'est pas possible à établir. Que vient faire le polémiste Eric Zemmour dans cette histoire ?» rappelle-t-on.
Pourquoi alors ces conclusions hâtives sur la base de faits aussi bancals, au risque d'envenimer les excellentes relations franco-marocaines ? se demande Causeur. La réponse est peut-être à chercher du côté de ceux qui ont initié cette affaire.
Le fondateur de Forbidden Stories, Laurent Richard, est en ligne de mire. Il est «passé de producteur à la télévision à professionnel du ciblage médiatique animé par une véritable obsession pour le Maroc» mentionne Causeur. Et si, dans l'affaire Pegasus, le criminel était celui à qui le crime profite ?


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.