Invité de CNews samedi 8 mars, le philosophe Michel Onfray a critiqué avec virulence la politique d'Emmanuel Macron à l'égard de l'Algérie, estimant que le chef de l'Etat cherche à détourner l'attention en mettant en avant la menace russe, tandis que les tensions liées à l'immigration et à la violence urbaine seraient, selon lui, largement sous-estimées. Michel Onfray : «Le danger est algérien, il n'est pas russe», dans #FaceAMichelOnfray pic.twitter.com/WgWIbt7YvX — CNEWS (@CNEWS) March 8, 2025 «Le président Macron collabore avec l'Algérie mais nous montre la Russie en disant que le danger est à nos portes. Le danger est algérien en France», a-t-il déclaré, réprouvant une indulgence coupable de l'exécutif à l'égard du régime d'Alger. Evoquant la question des obligations de quitter le territoire français (OQTF), Michel Onfray a fustigé une politique qu'il juge inefficace et déconnectée des préoccupations sécuritaires. «Le gouvernement se moque de nos demandes et de nos sollicitations. Il se moque absolument qu'on puisse leur envoyer des OQTF», a-t-il asséné, estimant que les expulsions peinent à être exécutées et que l'Etat refuse d'affronter cette réalité. Il a également mis en cause une forme de pression exercée par une partie de la population d'origine algérienne, accusant Emmanuel Macron d'esquiver certains rassemblements pour éviter les tensions. «Macron ne va pas dans certaines manifestations contre l'antisémitisme, par exemple, parce qu'il ne veut pas être agressé par la rue algérienne», a-t-il affirmé, en prenant pour exemple l'affaire Nahel. Selon lui, le chef de l'Etat aurait cherché à calmer «la rue franco-algérienne» après la mort du jeune homme tué par un policier à Nanterre en juin 2023. Michel Onfray a enfin dressé un constat alarmant sur la sécurité en France. «S'il y a vraiment un danger pour la sécurité intérieure, pour la politique intérieure, pour la sécurité des Français, ce ne sont pas les chars russes qui menacent Paris, mais dans la réalité, les coups de couteau qu'on voit régulièrement, les influenceurs qui invitent à massacrer les Français», a-t-il proclamé. Il a ajouté que certains individus, qu'il qualifie de «franco-algériens», propagent un discours appelant à «agresser la France, qui est détestable» à leurs yeux. Ces déclarations s'inscrivent dans un climat où les débats sur l'immigration et l'insécurité restent au cœur des préoccupations politiques française. Le gouvernement, pour sa part, affirme agir avec fermeté en matière d'expulsions, tout en mettant en garde contre la surenchère du régime d'Abdelmadjid Tebboune.