Les relations entre la France et l'Algérie sont une fois de plus empoisonnées par la force des événements depuis le déclenchement des émeutes suite au meurtre de Nahel, un jeune algérien de 17 ans. L'entêtement du président français Emmanuel Macron à vouloir se rapprocher de l'Algérie continue de lui coûter cher. L'Univers ne cesse de lui envoyer des signes clairs, comprendra-t-il un jour? Emmanuel Macron continue de se bercer d'illusions en faisant le pari perdant de l'Algérie aux dépens du Maroc. Depuis mardi, la France s'embrase, les émeutes dans tout le pays créent un sentiment d'insécurité et font peine à voir. Le meurtre d'un adolescent de 17 ans d'origine algérienne des mains de policiers pour un défaut de permis, a fait ressurgir la colère d'une large frange de la population française composée d'Algériens ayant bénéficié de facilités pour l'immigration en vertu d'un traité franco-algérien sur l'immigration datant de 1968. Actuellement, toute la communauté algérienne de France se dresse contre l'Etat français, donnant raison à la droite française qui a manifesté à plusieurs occasions sa désapprobation du tropisme algérien d'Emmanuel Macron. Alors que la France a refusé de céder au chantage de l'Algérie pour une visite (reportée) du président algérien Abdelmadjid Tebboune, le régime d'Alger a saisi l'occasion de la mort du jeune Nahel pour faire de la récupération politique. Le ministère algérien des Affaires étrangères n'a pas hésité à sauter sur cette opportunité pour en remettre une couche en exprimant dans un communiqué diffusé le 29 juin sa « consternation » des « circonstances particulièrement troublantes et préoccupantes » dans lesquelles le meurtre du jeune homme s'est déroulé. Le communiqué de la diplomatie algérienne a également appelé à garantir la sécurité des Algériens de France, au moment où c'est cette population même qui initiait les émeutes. Le président algérien a par ailleurs décidé de réintégrer un couplet anti-français de l'hymne national algérien, qualifié de décision « à contre-temps » par la diplomatie française. Face à tant d'hostilité du côté Algérien, les milieux politiques en France commencent à insister pour révoquer le traité sur l'immigration avec l'Algérie. Du côté d'Alger, les dirigeants ont exprimé leur attachement à ce traité qui garantit aux Algériens un traitement de faveur par rapport aux autres nationalités d'Afrique du nord. Emmanuel Macron persiste à nouer des relations plus qu'amicales et apaisées avec l'Algérie en dépit des mises en garde des spécialistes de la question et malgré tous les événements supposant qu'il fait fausse route. Au lieu de traiter au niveau bilatéral avec l'Algérie, il a cherché à imposer des sanctions des Visas aux trois pays du Maghreb. A l'approche de la présentation par le gouvernement français d'un nouveau projet de loi sur l'immigration, probablement à la fin de l'été ou à la rentrée, qui s'annonce à droite, les pays du Maghreb devront certainement faire les frais des relations empoisonnées entre Paris et Alger.