Le Maroc domine le marché africain des tuyaux en caoutchouc renforcé de métal, assurant 70 % du volume total des exportations du continent en 2024. Cette suprématie s'inscrit dans un contexte de consommation et de production marqués par des évolutions contrastées, selon l'étude publiée par IndexBox (IBX). La consommation de tuyaux en caoutchouc armé de métal en Afrique a légèrement diminué à 32 000 tonnes en 2024, soit un repli de -2,9 % par rapport à 2023. Le volume avait culminé à 49 000 tonnes en 2019 avant de se stabiliser à un niveau plus modeste ces dernières années. En valeur, le marché africain a atteint 158 millions de dollars en 2024, stable par rapport à l'année précédente, après un pic à 207 millions en 2019. Les principaux consommateurs en volume sont l'Egypte (10 000 tonnes), l'Afrique du Sud (6 600 tonnes) et le Kenya (4 700 tonnes), représentant ensemble 68 % du total. Le Maroc, le Zimbabwe, le Burundi et l'Algérie constituent un groupe secondaire totalisant 20 % supplémentaires. En valeur, l'Egypte domine à 45 millions de dollars, suivie de l'Afrique du Sud (32 millions) et du Kenya (20 millions), avec 62 % de parts cumulées. Le Maroc, le Zimbabwe, le Burundi et l'Algérie détiennent 18 % de la valeur du marché. Du point de vue de la croissance, le Zimbabwe affiche le taux annuel moyen le plus élevé, avec +6,4 % en volume et +6,6 % en valeur entre 2013 et 2024, tandis que le Maroc progresse à un rythme plus modéré. Les pays aux plus fortes consommations par habitant sont le Burundi (121 kg pour 1000 habitants), le Zimbabwe (116 kg) et l'Afrique du Sud (106 kg). Production et importations : le Maroc, un acteur clé du secteur La production africaine, toujours selon IndexBox, a diminué à 24 000 tonnes en 2024, en baisse de -3,7 % sur un an, après un pic à 41 000 tonnes en 2019. En valeur, elle a chuté à 118 millions de dollars (prix export). L'Egypte, premier producteur, a fabriqué 9 600 tonnes (39 % du total), dépassant de deux fois le Kenya (4 500 tonnes). Le Maroc se place en troisième position avec 4 000 tonnes, soit 16 % du volume africain. Entre 2013 et 2024, la production annuelle moyenne a progressé de +3,5 % en Egypte, +5,0 % au Kenya et +5,7 % au Maroc. Les importations africaines ont totalisé environ 12 000 tonnes en 2024, un volume stable depuis 2023. La croissance annuelle moyenne de ce poste s'élève à +1,9 % sur la période 2013-2024. L'Afrique du Sud représente 5 300 tonnes (46 % des importations), loin devant l'Algérie (883 tonnes), le Maroc (828 tonnes), le Ghana (813 tonnes) et l'Egypte (637 tonnes), ces cinq pays concentrant 73 % des importations. En valeur, les importations atteignent 72 millions de dollars, dont 26 millions pour l'Afrique du Sud et 5,8 millions pour le Maroc, soit 8,1 % de la valeur totale importée. La croissance annuelle moyenne des importations est positive pour le Ghana (+16,7 %), le Nigeria (+11,6 %), la Tunisie (+8,4 %), l'Angola (+7,0 %), le Maroc (+6,3 %), la Libye (+6,1 %) et l'Algérie (+3,3 %), tandis que la Zambie (-1,1 %) et l'Egypte (-8,4 %) connaissent un recul. Exportations : le Maroc s'impose comme premier exportateur incontesté Les exportations africaines ont progressé de 1,9 % à 4 000 tonnes en 2024, confirmant une tendance de reprise après deux années de déclin. Le Maroc se distingue avec 2 800 tonnes exportées, soit environ 70 % du total, suivi de l'Afrique du Sud (1 200 tonnes, 29 %). En valeur, le Royaume a réalisé 12 millions de dollars d'exportations, contre 11 millions pour l'Afrique du Sud. Le taux de croissance annuel moyen des exportations marocaines s'élève à +107,4 % en volume et +72,2 % en valeur entre 2013 et 2024, tandis que l'Afrique du Sud enregistre +7,6 % en volume mais voit sa part de marché diminuer. Le prix moyen à l'exportation en Afrique a reculé à 5 860 dollars la tonne en 2024, en baisse de -7,5 % par rapport à 2023. Le Maroc affiche un prix moyen de 4 156 dollars la tonne, contre 9 589 dollars pour l'Afrique du Sud, plus élevé.