Sánchez plaide pour le renforcement du partenariat stratégique entre l'UE et le Maroc    Régionalisation avancée : Le gouvernement parie sur 97 mesures pour passer à la vitesse supérieure    L'Université du Chili rend hommage à l'ambassadrice du Maroc Kenza El Ghali    Rabat accueille une réunion des directeurs généraux de la police du Maroc, d'Espagne et d'Allemagne    Bassin de Sebou : Les barrages remplis à 53,67%    Recettes fiscales : 366 milliards de dirhams attendus à l'horizon 2026, selon Baïtas    Dakhla - Poulpe : Rendements exceptionnels pour la saison    Les Etats-Unis vont se retirer de 66 organisations internationales dont plusieurs relevant du système onusien    Emmanuel Macron salue le caractère exceptionnel des relations avec le Maroc    Lyon : Des chants algériens racistes visant les juifs et les Marocains pendant la CAN 2025    Sahara : Le Maroc gagne-t-il du terrain en Amérique Latine ? [INTEGRAL]    CAN 2025 / Maroc-Cameroun : le coach camerounais joue la carte de l'outsider face aux Lions de l'Atlas    CAN 2025/Maroc-Cameroun : Que valent les Lions Indomptables ?    Quarts de finale /Arbitrage : Un Egyptien pour Maroc-Cameroun, un Marocain pour Egypte-Côte d'Ivoire    CAN 2025: Frente a las estafas en línea, la taquilla oficial como valor seguro    Santé : Le gouvernement accélère le déploiement des GST    Fossiles : Une étude met en avant l'origine marocaine de l'Homo sapiens !    Tanger: Les bâtiments historiques du Consulat général de France abriteront le nouvel Institut français    Un syndicat du PJD pointe l'absence de présentatrices voilées dans les JT des chaînes publiques    Baitas : "Attribution de 1.000 postes spécifiques aux enseignants de la langue amazighe en 2026"    Entreprises : 117.394 certificats négatifs délivrés en dix mois (OMPIC)    OMTPME : tissu entrepreneurial en croissance en 2024, mais sous forte pression    ONU : M. Hilale désigné pour co-faciliter l'examen de la Stratégie mondiale contre le terrorisme    CAN 2025 : plus de 150 infractions déjà traitées dans les stades    CAN 2025 : engouement populaire autour des fan-zones déployées par l'ONMT    FIFA Forward: Plus de 1,2 milliard de dollars pour développer le football en Afrique depuis 2016    Barid Al-Maghrib rejoint le programme DATA-TIKA de la CNDP    À Rabat, la Jordanie réaffirme son appui à l'intégrité territoriale du Maroc et au Plan d'autonomie    Alerte météo : vague de froid de vendredi à dimanche    Bourse de Casablanca : ouverture en baisse    Au Venezuela, les décisions seront "dictées" par Washington, jusqu'à nouvel ordre    Etats-Unis : un agent de l'immigration abat une femme dans son véhicule à Minneapolis    L'armée libanaise annonce avoir achevé le désarmement du Hezbollah près de la frontière avec Israël    Regragui sees Morocco–Cameroon as a true battle between African giants    AFCON: Nigeria resolves Super Eagles bonus issue ahead of quarter-final    CAN 2025 : l'Université Euromed de Fès au cœur du débat sur le soft power et la gouvernance du football africain    Lamine Yamal devient le joueur le plus cher du monde    Industrie et ancrage local : pourquoi Danone inscrit le Maroc dans sa stratégie de long terme    Mohammed Bajeddi : "La pluie ne résorbe pas le déficit en surfaces emblavées"    Diplomatie religieuse : Un soft power marocain entre influence régionale et défis internationaux    Danniel Poeta, un rappeur colombien star des réseaux sociaux au Maroc    Le Maroc renforce la prise en charge des addictions avec une nouvelle unité de méthadone à Berkane    CAN 2025 : Le Nigeria au bord de la grève avant son match décisif contre l'Algérie    Le temps qu'il fera ce jeudi 8 janvier 2026    Casablanca révèle de nouvelles traces de restes d'humains fossilisés    Maroc : Le nouvel ambassadeur américain prête serment devant le vice-président des Etats-Unis    «Valeur Sentimentale» ouvre la 31e édition des Semaines du film européen    En présence du ministre Saâdi... ouverture de l'exposition « La Rencontre » au Musée national du bijou à Rabat    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'accès à l'information, un préalable à la bonne gouvernance
Publié dans Challenge le 11 - 04 - 2019

En dépit des exceptions retenues et qui ont été fortement décriées, il est indéniable que l'entrée en vigueur de la loi sur le droit d'accès à l'information va contribuer à améliorer la bonne gouvernance dans le secteur public. Toutefois, l'étendue de ses retombées reste tributaire, au-delà de la volonté politique des décideurs, de deux acteurs dont le rôle est d'une grande importance, à savoir la Commission du droit d'accès à l'information et le juge administratif.
La Constitution de 2011 consacre le droit d'accès à l'information dans son article 27 en stipulant que les «citoyennes et les citoyens ont le droit d'accéder à l'information détenue par l'administration publique, les institutions élues et les organismes investis de mission de service public ».
La lecture de ce texte qui figure parmi les articles portant sur les «libertés et droits fondamentaux» peut laisser comprendre que le seul but recherché à travers l'institution de ce droit est de permettre au citoyen de suivre la marche et le fonctionnement des services publics.
Certes, ce souci est fort présent car tout régime démocratique ou aspirant à le devenir se doit de garantir au citoyen d'être informé sur son administration. Mais au-delà de la reconnaissance de ce droit fondamental, l'accès à l'information contribue à l'amélioration de la gouvernance des services publics grâce à la forte dose de transparence qu'il porte et grâce aussi au contrôle citoyen qu'il est capable de générer.
Très peu ouverte sur le citoyen, l'administration publique sera amenée, sous la pression de la loi sur le droit d'accès à l'information déjà en application, à vivre une vraie révolution. Habituée à administrer les citoyens en abusant de leur méconnaissance de la pratique administrative à cause de l'information qu'elle leur cache, elle sera dorénavant forcée à changer à sa manière d'agir et de passer de la culture du secret à la culture de l'information.
Mieux informé, le citoyen traitera mieux avec le fonctionnaire qu'il aura en face de lui et défendra mieux ses droits et ses intérêts du fait qu'il sera en possession d'informations auxquelles il n'avait pas accès auparavant.
Un moyen d'améliorer la gouvernance
Le fait que les administrations et organismes publics soient poussés à publier de manière proactive toute une série d'informations peut paraître comme quelque chose d'anodin sous d'autres cieux, mais chez nous, il faut admettre que c'est une vraie avancée sur la voie de la bonne gouvernance. En effet, à ce jour, il y a encore de grands établissements publics qui ne publient même pas de rapports d'activité annuels, alors que certains parmi eux embrassent des milliards de dirhams. En toute logique, la publication d'un rapport d'activité au moins une fois par an doit être généralisée à toutes les entités (Ministères, collectivités territoriales, établissements publics….), car c'est le minimum en droit d'accès à l'information.
Si l'exercice du droit à l'information est appelé à améliorer la gouvernance de l'administration publique en lui imposant un minimum de transparence et en les acculant à mieux gérer leurs données, le cas particulier des collectivités territoriales mérite d'être bien souligné. En prévoyant la publication des «budgets des collectivités territoriales et des états comptables et financiers relatifs à leur gestion et leur situation financière », la loi sur le droit d'accès à l'information donne un coup de pouce important à l'amélioration de la gestion de ces entités qui font de la non transparence leur mode de gouvernance.
Ainsi, les citoyens auront au moins la possibilité de connaître les recettes et les différentes rubriques des dépenses de leurs communes. Pour les citoyens des communes rurales, en particulier, c'est un vrai changement qui sera opéré dans leurs rapports avec le pouvoir local.
Reste que pour que cette loi produise tous ses effets, il faut que les deux mécanismes chargés de veiller à sa bonne application jouent pleinement leur rôle ; d'un côté le juge administratif et de l'autre la Commission du droit d'accès à l'information. Le juge sera appelé à se prononcer sur les recours en cas de refus de communication de l'information par l'administration.
Quant à la Commission, elle a une responsabilité toute particulière, puisque c'est elle qui a la lourde charge de veiller à la bonne application de la loi. Le travail de la commission sera sans nul doute suivi attentivement vu qu'elle est appelée à jouer un rôle dans l'instauration d'une administration publique ouverte et fonctionnant selon les meilleurs standards internationaux.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.