Après les perturbations météorologiques... le gouvernement classe quatre villes marocaines en zones sinistrées    Asile : Quels effets des nouvelles mesures européennes sur le Maroc ?    Live. Suivez le débat de La Vie Eco sur l'investissement public et privé    Maroc : Un taux de croissance estimé à 4,9% en 2026 (FMI)    Conseil communal d'Agadir : Un excédent de 235 MDH qui confirme la solidité financière    France : Le Maroc primé Destination partenaire de l'année 2025    Le Maroc en compétition avec le monde... 5 stades en lice pour le titre du meilleur stade mondial en 2025    Marruecos: Lluvias tormentosas, nevadas y ráfagas de viento el viernes y sábado    Info en images. UNESCO : «L'artisanat marocain» célébré à Paris comme patrimoine vivant «en mouvement»    La journaliste Nassira El Moaddem publie son livre-enquête «Main basse sur la ville»    CAF : incertitudes autour du Comité exécutif prévu à Dar es Salaam    Diversity Visa 2026 : à sept mois de l'échéance, l'attente persiste pour les lauréats marocains    Le Sénat de Floride acte le partenariat stratégique avec le Maroc    Addis-Abeba : Le Maroc participe à la 48ème session du Conseil exécutif de l'UA    Nizar Baraka : « Les réserves actuelles peuvent garantir jusqu'à deux années d'approvisionnement en eau »    Marché obligataire : quasi-stabilité des taux primaires    Marruecos: 3 mil millones de dirhams para apoyar a las poblaciones afectadas    Amadou Chérif Diouf : « Ce qui unit le Maroc et le Sénégal est plus fort que ce qui pourrait nous diviser »    Zimbabwe. Débat sur la durée du mandat présidentiel    Le suspense Regragui : communication maîtrisée ou réelle incertitude ?    Abdellah Ouazane : du rêve madrilène brisé à la renaissance à l'Ajax    PSV : Ismaël Saibari manquera le déplacement à Volendam    ORION 26 : La France et le Maroc renforcent leur coopération militaire    Délais de paiement des EEP : une moyenne de 32,5 jours en décembre 2025    Maroc–Emirats arabes unis : Partenariat stratégique renforcé en santé    Températures prévues pour vendredi 13 février 2026    Stratégie de sécurité routière : Le Maroc loin de l'objectif de 50 % de baisse des décès    Venezuela : vers la fin de l'embargo pétrolier américain après un accord énergétique inédit avec Washington    Coupe de la CAF (6è journée/Gr. B) : Wydad Casablanca/Azzam FC, bataille pour une place en quart de finale    Etats-Unis : L'ambassade du Maroc propose un guide des supporters au Mondial 2026    Edito. Pari sur le Mondial    Intempéries en France: Un mort et un blessé grave, cinq départements en alerte maximale    Les Marocains, 2èmes bénéficiaires des visas Schengen accordés par la France en 2025    Projet de loi 66.23 : la Primature rouvre le dialogue    Suspension du trafic maritime entre Tarifa et Tanger en raison du mauvais temps    Croissance, importations, déficit : ce que disent vraiment vingt ans de chiffres    Intempéries : Ouverture de 124 sur 168 tronçons routiers endommagés    Chefchaouen : Reprise des cours après l'amélioration des conditions météorologiques    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    Maroc : Un séisme d'une magnitude de 3,7 près de Setti Fadma    Officiel : annonce du premier pays arabe fixant la date du début du Ramadan    Berlinale 2026 : Le cinéma marocain sous les projecteurs à l'European Film Market    Une chanteuse namibienne entre dans le catalogue mondial de Sony Music    Trafic record à l'aéroport de Dubaï en 2025, avec 95,2 millions de passagers    UNESCO : « L'artisanat marocain » célébré à Paris comme patrimoine vivant « en mouvement »    Dakar Restaurant Week 2026 : la capitale sénégalaise célèbre la gastronomie    « 3ech Tma3 » : le thriller choc qui va secouer le public pendant le Ramadan    Stoïcisme à l'ère numérique : une philosophie vendue en 15 secondes ?    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'accès à l'information, un préalable à la bonne gouvernance
Publié dans Challenge le 11 - 04 - 2019

En dépit des exceptions retenues et qui ont été fortement décriées, il est indéniable que l'entrée en vigueur de la loi sur le droit d'accès à l'information va contribuer à améliorer la bonne gouvernance dans le secteur public. Toutefois, l'étendue de ses retombées reste tributaire, au-delà de la volonté politique des décideurs, de deux acteurs dont le rôle est d'une grande importance, à savoir la Commission du droit d'accès à l'information et le juge administratif.
La Constitution de 2011 consacre le droit d'accès à l'information dans son article 27 en stipulant que les «citoyennes et les citoyens ont le droit d'accéder à l'information détenue par l'administration publique, les institutions élues et les organismes investis de mission de service public ».
La lecture de ce texte qui figure parmi les articles portant sur les «libertés et droits fondamentaux» peut laisser comprendre que le seul but recherché à travers l'institution de ce droit est de permettre au citoyen de suivre la marche et le fonctionnement des services publics.
Certes, ce souci est fort présent car tout régime démocratique ou aspirant à le devenir se doit de garantir au citoyen d'être informé sur son administration. Mais au-delà de la reconnaissance de ce droit fondamental, l'accès à l'information contribue à l'amélioration de la gouvernance des services publics grâce à la forte dose de transparence qu'il porte et grâce aussi au contrôle citoyen qu'il est capable de générer.
Très peu ouverte sur le citoyen, l'administration publique sera amenée, sous la pression de la loi sur le droit d'accès à l'information déjà en application, à vivre une vraie révolution. Habituée à administrer les citoyens en abusant de leur méconnaissance de la pratique administrative à cause de l'information qu'elle leur cache, elle sera dorénavant forcée à changer à sa manière d'agir et de passer de la culture du secret à la culture de l'information.
Mieux informé, le citoyen traitera mieux avec le fonctionnaire qu'il aura en face de lui et défendra mieux ses droits et ses intérêts du fait qu'il sera en possession d'informations auxquelles il n'avait pas accès auparavant.
Un moyen d'améliorer la gouvernance
Le fait que les administrations et organismes publics soient poussés à publier de manière proactive toute une série d'informations peut paraître comme quelque chose d'anodin sous d'autres cieux, mais chez nous, il faut admettre que c'est une vraie avancée sur la voie de la bonne gouvernance. En effet, à ce jour, il y a encore de grands établissements publics qui ne publient même pas de rapports d'activité annuels, alors que certains parmi eux embrassent des milliards de dirhams. En toute logique, la publication d'un rapport d'activité au moins une fois par an doit être généralisée à toutes les entités (Ministères, collectivités territoriales, établissements publics….), car c'est le minimum en droit d'accès à l'information.
Si l'exercice du droit à l'information est appelé à améliorer la gouvernance de l'administration publique en lui imposant un minimum de transparence et en les acculant à mieux gérer leurs données, le cas particulier des collectivités territoriales mérite d'être bien souligné. En prévoyant la publication des «budgets des collectivités territoriales et des états comptables et financiers relatifs à leur gestion et leur situation financière », la loi sur le droit d'accès à l'information donne un coup de pouce important à l'amélioration de la gestion de ces entités qui font de la non transparence leur mode de gouvernance.
Ainsi, les citoyens auront au moins la possibilité de connaître les recettes et les différentes rubriques des dépenses de leurs communes. Pour les citoyens des communes rurales, en particulier, c'est un vrai changement qui sera opéré dans leurs rapports avec le pouvoir local.
Reste que pour que cette loi produise tous ses effets, il faut que les deux mécanismes chargés de veiller à sa bonne application jouent pleinement leur rôle ; d'un côté le juge administratif et de l'autre la Commission du droit d'accès à l'information. Le juge sera appelé à se prononcer sur les recours en cas de refus de communication de l'information par l'administration.
Quant à la Commission, elle a une responsabilité toute particulière, puisque c'est elle qui a la lourde charge de veiller à la bonne application de la loi. Le travail de la commission sera sans nul doute suivi attentivement vu qu'elle est appelée à jouer un rôle dans l'instauration d'une administration publique ouverte et fonctionnant selon les meilleurs standards internationaux.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.