La République arabe d'Egypte a réaffirmé, lundi au Caire, son soutien à l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc, ainsi qu'à la dernière résolution du Conseil de sécurité et une solution politique consensuelle.    Maroc-Egypte : Akhannouch au Caire à la tête d'une délégation ministérielle    Etats-Unis : Un haut membre de l'administration Trump attendu Maroc    Bourse de Casablanca : la dynamique bénéficiaire change d'échelle    Schneider Electric participe au GITEX 2026    Bourse : test grandeur nature pour le marché à terme    Morocco Accelerator lance sa 2e cohorte et propulse 19 startups marocaines    GITEX Africa 2026 : la France renforce sa présence avec la venue d'Anne Le Hénanff    Maroc : Marche nationale le 19 avril 2026 en soutien à la Palestine    MDS 2026 : Mohamed El Morabity en haut du podium de la deuxième étape    Mondial 2026 : la FIFA impose ses règles, le Maroc prêt au combat    Le nouveau joyau Elian Haddadi dans le viseur des géants européens    CAN Scolaire : les Lionceaux écrasent la RDC, les Lioncelles accrochées    CasablancaRun : près de 8.000 participants à la 5e édition    The Arab Republic of Egypt reaffirmed on Monday in Cairo its support for the territorial integrity of the Kingdom of Morocco, as well as for the latest Security Council resolution and a consensual political solution.    Pluies d'avril au Maroc : Un nouvel espoir pour la campagne agricole    Nasser Bourita et son homologue égyptien discutent du renforcement des relations maroco-égyptiennes    Conflit au MO : l'Iran intensifie ses frappes et met en garde Trump contre une escalade majeure    Netanyahu remplace son chef de cabinet après une controverse raciste contre un député d'origine marocaine    Botola Pro D2 : le Widad Témara s'empare du fauteuil de leader, la course à la montée relancée    Rural et montagne : une étude pour confronter les politiques territoriales à l'épreuve du terrain    Marruecos: Modernización de 1.400 centros de salud por más de 6.430 millones de dirhams    Netanyahu to replace aide who called lawmaker «retarded Moroccan» after initial bid to keep him    Maroc : lancement d'une campagne pour améliorer la nutrition des femmes enceintes et allaitantes    Maroc Fashion Week 2026 : Marrakech au cœur d'une nouvelle dynamique créative    UNAF : La sélection du Maroc U17 remporte le tournoi    Revue de presse de ce lundi 6 avril 2026    La Bourse de Casablanca débute sur une note positive    Akhannouch au Caire pour accélérer le partenariat stratégique Maroc-Egypte    L'Iran dit se préparer à imposer des conditions pour la circulation à Ormuz    Ceuta y Melilla: El partido separatista rifeño defiende la «soberanía de España»    Maroc : averses, vents et chaleur marquent la météo de lundi    Espagne : L'expulsion d'une Marocaine annulée pour violation du droit à la défense    Yassine Gessime et Samir El Mourabet : Les deux Lions d'Alsace    Ceuta et Melilla : Le parti séparatiste rifain défend la «souveraineté de l'Espagne»    Liban: la Finul prévient que les tirs près de ses positions "pourraient entraîner des ripostes"    Larache: caravane médicale organisée par la MGPAP    Khénifra : un forum pour guider les élèves vers des choix post-bac    Le Chef du Gouvernement en visite au Caire pour renforcer le partenariat Maroc–Egypte    Casablanca : Le consulat des Etats-Unis déménage à Casa Finance City    La 21e édition du festival international des nomades s'ouvre à M'Hamid El Ghizlane    Radisson Pursuit : une course immersive au Maroc pour une cause solidaire    Iran. Deux nouvelles exécutions d'opposants aux mollahs    Marrakech : le théâtre universitaire fait sa rentrée des consciences    Art.ibat : la Cité internationale des arts ouvre ses portes aux artistes marocains    Orchestre symphonique du Maroc : un concert pour l'éternité    Mode au Bénin : 5 créateurs qui redéfinissent le luxe    Maroc : Bob Maghrib revient sur scène tambour battant    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Mariage des mineures : il est temps d'abroger l'article 20 de la Moudawana
Publié dans EcoActu le 11 - 08 - 2022

Le mariage des enfants est un problème mondial qui dépasse les frontières des pays, des cultures et des religions. Environ 650 millions de femmes et de filles en vie aujourd'hui ont été mariées avant l'âge adulte.
D'après l'UNICEF, le mariage d'enfants prive les filles de leur enfance et constitue une menace pour leur vie et leur santé. Les filles qui se marient avant l'âge de 18 ans sont plus exposées à la violence domestique et moins susceptibles de poursuivre leur scolarité.
En effet, les 17 objectifs de développement durable (ODD) définissent les priorités de développement mondiales à l'horizon 2030. Les ODD sont centrés sur la réalisation des droits humains et représentent un appel universel à l'action pour mettre fin à la pauvreté, protéger la planète et veiller à ce que tous puissent connaître la paix et la prospérité.
Parmi les ODD, on compte l'égalité des genres, dont l'une des cibles fondamentales est la fin du mariage des enfants d'ici 2030.
D'autant plus, des instruments juridiques internationaux rappellent que la liberté du mariage est un droit fondamental de la personne humaine et que toute union forcée est une violence.
Nous citons à titre d'exemple, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme promulguée en 1948 qui stipule que le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux (article 16, paragraphe.2).
Cette exigence a été confirmée par la Convention sur le consentement au mariage, l'âge minimum du mariage et l'enregistrement des mariages du 9 décembre 1964 (article premier) et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1966 (article 10 parag.1).
Quant à l'article 16 de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes du 18 décembre 1979, il stipule que les Etats parties garantissent, sur la base de l'égalité entre l'homme et la femme, le droit de choisir un conjoint et que le mariage ne peut être contracté qu'avec la liberté et plein consentement.
De même, la Convention relative aux droits de l'enfant du 20 novembre 1989 exige que les Etats parties prennent toutes les mesures efficaces et appropriées en vue d'éliminer les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé des enfants (article 24, paragr. 3) et de les protéger contre toute forme de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d'abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d'exploitation, y compris la violence sexuelle (article 19, parag.1).
En se référant à ces instruments juridiques internationaux , le mariage d'une fille mineure qui n'a pas atteint l'âge légal du mariage est considéré comme un mariage forcé, car dans ce cas l'enfant n'est pas en mesure de donner son consentement libre.
Aussi, le mariage des mineures constitue-t-il également l'un des principaux obstacles pour assurer l'éducation, l'emploi et d'autres opportunités d'autonomisation pour les filles et les jeunes femmes, ce qui contribue à l'exclusion et la marginalisation des femmes capables de contribuer au développement de la société.
Au Maroc, le mariage des mineurs est un problème de très grande ampleur : chaque année, des centaines de filles sont mariées avant l'âge de 18 ans selon les statistiques qui ont été enregistrées chaque année depuis l'entrée en vigueur de la Moudawana (code de la famille), raison pour laquelle, ce problème est devenu une préoccupation pour des défenseurs des droits humains, précisément, les militantes des organisations des droits de la femme, compte tenu de ce grand nombre.
Il est à rappeler que la mise en œuvre de la Moudawana a relevé des défaillances par l'expérience menée sur le terrain, surtout au niveau des Tribunaux.
Si la Moudawana, adoptée en 2004, fixe la capacité matrimoniale à 18 ans, l'article 20 du code accorde le droit aux juges des affaires familiales d'autoriser les épousailles de mineures, ce qui met en cause jouissance des enfants de leurs droits, car il les rend plus vulnérables à la violence physique, psychique et à l'exploitation sexuelle.
Puisque le Roi Mohammed VI a ouvert le chantier de la réforme de la Moudawana à l'occasion du discours de la fête du Trône, et afin de dépasser les défaillances et les aspects négatifs révélés par l'expérience, il es temps d'abroger l'article 20 de code la famille, afin que l'âge du mariage soit fixé à 18 ans pour les garçons et les filles comme le prévoit l'article 19 du même Code.
Et ce avec la mise en place des politiques publiques visant à protéger les mineures, empêcher leur mariage précoce et leur permettre de jouir de leurs droits fondamentaux, notamment l'éducation et la santé, et de les intégrer dans le développement économique, social et culturel.
Par Khalid Cherkaoui Semmouni,
Professeur universitaire et président du Centre National de Lutte contre la Violence et les Abus envers les Enfants


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.