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Les patrons de presse bloquent la signature de la convention collective
Publié dans Finances news le 08 - 09 - 2005

La signature de la convention collective a été reportée à une date ultérieure.
Patrons et syndicat ne sont pas d’accord sur certaines dispositions : les désaccords sont surtout d’ordre pécuniaire.
La signature de la Convention collective-cadre des journalistes professionnels entre la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) et le Syndicat national de la presse du Maroc (SNPM) n’a toujours pas eu lieu. Initialement prévue le 2 septembre courant en présence du ministre de la Communication, la cérémonie de signature a été reportée in extremis à une date ultérieure. Ce report n’est d’ailleurs pas le premier du genre, d’autant que ladite convention devait déjà être ratifiée depuis plusieurs mois, précisément au lendemain de la signature du contrat-programme de la presse.
Les motifs de ces reports successifs tiennent exclusivement au contenu de la convention collective dont certaines dispositions ne semblent point convenir à tous les membres de la Fédération. D’ailleurs, cette dernière a tenu, jeudi dernier, une réunion extraordinaire en vue d’en discuter les différents articles.
Si, en effet, tout au début, sa rédaction s’est faite en concertation avec les deux parties, il semblerait que la dernière mouture déposée au niveau du ministère de la Communication ait été l’œuvre unilatérale du SNPM. D’où les réticences soulevées par certains membres de la Fédération qui ont purement et simplement refusé de la ratifier.
Il faut avouer qu’entre un syndicat soucieux de militer en faveur de l’intérêt des journalistes et des éditeurs tout autant soucieux de défendre leurs intérêts afin d’assurer la pérennité de leur entreprise, trouver un modus vivendi qui convient aux deux parties ne sera pas une sinécure. Surtout que les principaux points de discorde soulevés sont d’ordre pécuniaire.
Prime du treizième mois
Ainsi, l’article 8 de la Convention collective stipule que «le salaire brut d’un journaliste ne peut en aucun cas être inférieur à 5.800 DH par mois au terme de la période de stage. Ce minimum est porté pour les journalistes ayant accompli cinq années au moins au service d’une même entreprise de presse aux montants minimums ci-après, tels qu’ils sont évalués d’après le niveau de formation et l’ancienneté». Une disposition qui est loin de faire l’unanimité, notamment au niveau de la presse partisane et arabophone et même chez certains journaux indépendants qui estiment cette rémunération particulièrement élevée.
Le même article ajoute par ailleurs que «des réévaluations de référence ont été établies pour les journalistes professionnels ayant le niveau d’une licence au moins, portant le salaire minimum brut à la date de l’entrée en vigueur de la présente convention collective respectivement à 7.500 DH au terme de 5 années d’ancienneté, 10.000 DH au terme de 10 années d’ancienneté, 12.000 DH au terme de 15 années d’ancienneté et à 15.000 DH au-delà de 20 années d’ancienneté» (voir grille).
Toujours dans le même registre, l’article 9 de la CC stipule que le journaliste professionnel perçoit, au terme de la période d’essai, et en sus de son salaire, «une prime annuelle en fin d’année équivalant au salaire moyen de l’année, dite de treizième mois». A cela s’ajoutent des indemnités fixes permanentes qui ne peuvent être inférieures, au titre du logement, à 480 DH par mois et, au titre du transport, à 400 DH/mois.
De même, est-il précisé, «les entreprises de presse sont encouragées à unifier leur régime indemnitaire en accordant prioritairement une prime annuelle de rendement et/ou de bilan; les indemnités de responsabilité ou de fonction; les primes d’encouragement et les primes à l’occasion d’évènements ou de fêtes déterminés».
Les propositions de la Fédération
Des exigences auxquelles ne souscrit évidemment pas la Fédération, laquelle propose plutôt de redéfinir les termes de la CC, précisément dans son volet financier. Dans ce cadre, une commission a été instituée avec pour mission de faire de nouvelles propositions qui tiendront compte des réalités que vivent les différentes publications.
Des pistes de réflexion sont déjà annoncées, en vue notamment de donner à certaines publications un délai afin de mettre progressivement à niveau leur grille salariale, ou encore demander au gouvernement une nouvelle subvention pour permettre aux éditeurs de répondre aux exigences des différents points relevés dans la CC.
La commission dispose ainsi de 15 jours pour faire une proposition définitive et la soumettre éventuellement au ministre de la Communication.
Il faut néanmoins avouer que dans certains organes de presse (très peu cependant !), les journalistes bénéficient déjà de certains avantages stipulés dans la CC. Ce qui n’est pas le cas pour la grande majorité où les patrons de presse exigent le plus souvent beaucoup des journalistes, mais ne leur donnent que très peu.
Si l’on peut comprendre que toutes les entreprises de presse ne peuvent, faute de moyens, souscrire à tous les termes de la CC, elles ne peuvent néanmoins déroger à l’obligation d’améliorer les conditions de leurs employés. Car nul ne sait mieux que les patrons de presse que mettre les journalistes dans de bonnes conditions de travail, à travers notamment une rémunération décente est non seulement une source de motivation, mais également l’un des meilleurs moyens de combattre la corruption qui gangrène ce noble métier.
Il faut espérer dès lors que la FMEJ et le SNPM trouveront un terrain d’entente dans l’intérêt de la profession. En sachant évidemment que la signature de cette Convention collective est un préalable pour pouvoir bénéficier de la subvention arrêtée dans le cadre du contrat-programme.


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