Décès de SAR la Princesse Lalla Malika, tante de SM le Roi Mohammed VI    Covid-19 / Maroc : La situation épidémiologique au 28 septembre 2021 à 16H00    La BERD et l'IRESEN joignent leurs forces pour promouvoir les investissements verts au Maroc    42 session ordinaire du Comité des Représentants permanents de l'UA à Addis-Abeba    L'étau se resserre autour du chef des conservateurs    Parlement islandais : Les femmes étaient sur le point d'être majoritaires    «Les FAR sont désormais un leader régional»    La Jeunesse sportive Salmi s'offre l'Olympique Khouribga    Tournoi international en octobre à Hammamet avec la participation du Maroc    Juventus-Chelsea, Locatelli au défi du « professeur » Jorginho    Hilale présente à l'ONU les enjeux de la Première Commission de l'AG    Covid-19. 26 nouveaux décès au Maroc: la répartition par régions    Evolution du coronavirus au Maroc. 1192 nouveaux cas, 930.891 au total, mardi 28 septembre 2021 à 16 heures    Rabat / FNM : Le MMVI dévoile sa programmation culturelle du mois d'octobre    All you need is 40.000 euros: aux enchères au Danemark    Septième art : Le 11ème festival Ciné-Université prévu en octobre à Casablanca et Mohammedia    Mise en cause, la France juge «indécentes» les accusations d'abandon du Mali    Tabac. De nouvelles mesures en vigueur à partir de 2024    Hécatombe migratoire : Des dizaines d'Algériens périssent en mer    Explosion au port de Beyrouth : L'enquête suspendue, le juge dessaisi ?    Criminalité : Hausse de 30% des homicides aux USA en 2020    Le peuple marocain célèbre mercredi l'anniversaire de SAR la Princesse Lalla Asmaa    Exposition "L'Art à travers trois générations", du 2 au 18 octobre à Rabat    Voitures électriques. Ford va créer quatre nouvelles usines    Bourita: Le scrutin du 8 septembre confirme l'attachement de la population du Sahara marocain à l'unité territoriale du Royaume    Cheikh Bannane du PI réélu président du Conseil provincial d'Aousserd    La FRMF dévoile la liste des entraîneurs des différentes sélections nationales    Le ministre des Affaires étrangères de la Mauritanie en visite au Maroc    A l'occasion de la Journée mondiale du tourisme : L'ONMT met les professionnels à l'honneur    URGENT : Report du Conseil de BAM au 13 octobre    Business du halal et produits bio : L'Asmex à la conquête du marché canadien    UM5 : Ouverture de trois filières pour les futurs managers    Marrakech : De la prison ferme pour trois escrocs    Covid-19 : Le comité scientifique prévoit l'assouplissement des mesures restrictives    Marrakech : 1ère édition de la Fête de la moisson, du 15 au 31 octobre prochain    Affaire des sous-marins : dépité, Emmanuel Macron dit que «les Européens doivent sortir de la naïveté» vis-à-vis des Etats-Unis    La logistique Internationale 2.0 cherche opérateurs désespérément !    Fret aérien : des turbulences à prévoir sur le marché    Rabat : L'Exposition « Delacroix, souvenirs d'un voyage au Maroc », se tient du 4 au 10 octobre    La 33ème édition en pleine préparation    Amina Bencheikh: "L'amazigh victime d'exclusion et de manque de courage politique"    Les conseillers clôturent le process électoral de 2021    Maroc, Algérie et Tunisie : la France sera plus rigide dans l'octroi des visas    Omar Essalki du RNI élu président du Conseil d'arrondissement de Guelliz    Lancement de la 19ème édition du Grand prix national de la presse    La France durcit l'octroi des visas à l'égard du Maroc, de l'Algérie et la Tunisie    Algérie : La harga fait un drame en haute mer    Mondial de futsal: le Maroc vaincu par le Brésil    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Conjoncture économique: les prévisions du HCP pour 2021 et 2022
Publié dans Finances news le 31 - 07 - 2021

Le haut-commissariat au Plan s'attend à un rebond de 5,8% du PIB en 2021.
Sans surprise, la demande intérieure continue de jouer le rôle de principale locomotive de l'économie.

Par Y. Seddik

Après une année de crise majeure sur fond de pandémie mondiale, les perspectives économiques du pays sont plutôt favorables pour 2021 et 2022. Dans son dernier budget économique exploratoire, le HCP (haut-commissariat au Plan) dresse un tableau économique nuancé, avec des prévisions qui devraient rester entourées de fortes incertitudes liées principalement à l'évolution de la situation épidémiologique et à l'aboutissement du processus de vaccination aux niveaux national et international.
Dans sa lettre d'ouverture, le haut-commissaire au Plan, Ahmed Lahlimi Alami, souligne que «l'analyse dans sa globalité de la situation dans notre pays en 2020 et les perspectives de son évolution en 2021 nous incitent à maintenir notre préjugé favorable pour la prochaine décennie, et ce malgré la complexité singulière du contexte économique et sanitaire international sur lequel elle s'ouvre».
La croissance de l'activité économique nationale devrait ainsi connaître un rebond de 5,8% en 2021 au lieu d'une récession de 6,3% enregistrée l'année écoulée, prévoit le HCP. Ce raffermissement serait imputable notamment aux perspectives prometteuses de la campagne agricole 2020-2021 ainsi qu'à la reprise, sous l'effet de base, des activités non agricoles, profitant d'une atténuation des effets négatifs de la crise sanitaire reflétant ainsi le début de redressement de l'économie nationale.
Reprise poussée de la demande intérieure en 2021
Sur un autre volet, la maîtrise de la situation pandémique et le bon déroulement de la campagne de vaccination devraient stimuler le retour graduel de l'optimisme des ménages et des entreprises, selon le HCP. Cette tendance devrait se traduire par la reprise de la demande intérieure, favorisée par la mise en œuvre des mesures du pacte de relance économique. En fait, la consommation des ménages devrait s'accroître de 3,1% en volume après une baisse de 4,1% enregistrée en 2020.
Sa contribution à la croissance économique serait de ce fait de 1,8 point, après une contribution négative de 2,3 points en 2020. Quant à la consommation des administrations publiques, elle devrait augmenter de 5,1% au lieu de 1,7% en 2020, pour enregistrer une contribution de 1,1 point à la croissance économique prévue en 2021. En somme, la consommation finale nationale devrait connaître une croissance positive de 3,7% au lieu d'un repli de 2,5% en 2020, contribuant positivement à la croissance de 2,9 points, selon le rapport.
Allègement timide du déficit budgétaire
Après sa dégradation historique en 2020, la situation des finances publiques serait marquée en 2021 par une légère atténuation du déficit budgétaire. Ce dernier devrait rester, toutefois, à un niveau élevé qui fait du retour à la situation d'avant la crise un objectif difficile à atteindre, au moment où l'Etat mène une politique de relance visant le soutien des secteurs productifs et la réduction des disparités sociales.
Dans ces conditions, et tenant compte du recul des recettes des comptes spéciaux du Trésor et du maintien des dépenses d'investissement à près de 6,4% du PIB, le déficit budgétaire devrait se maintenir à un niveau élevé, bien qu'en allègement par rapport aux 7,6% enregistrés en 2020, pour se situer à 6,3% du PIB en 2021.
Tendance haussière de l'endettement
La persistance du niveau élevé du déficit budgétaire devrait entraîner une nouvelle augmentation de la dette publique qui serait couverte en 2021 principalement par le recours au marché domestique et, dans une moindre mesure, par la mobilisation des financements extérieurs, écrit le statisticien national dans son rapport. A cet égard, l'Etat envisage la mobilisation de l'épargne des ménages en complément de ses sources de financement. Cette opération d'emprunt national devrait générer en 2021 des recettes de 5 milliards de DH.
Globalement, le financement du Trésor sur le marché des adjudications devrait porter la dette intérieure à près de 58,2% du PIB. S'agissant de la dette extérieure du Trésor, elle devrait atteindre 19,1% du PIB en 2021 au lieu de 18,3% en 2020 et 24,8% de l'endettement global du Trésor, approchant pour la 1ère fois son benchmark de référence, soit 25%.
Dans ces conditions, l'encours de la dette du Trésor continuerait d'augmenter pour frôler le seuil de 77,3% du PIB en 2021 après 76,4% en 2020. Dans ces conditions, et tenant compte de la part de la dette extérieure garantie qui devrait afficher en 2021 une légère atténuation pour se situer à 15,4% du PIB comparativement à la moyenne de 16,2% durant la période 2015-2020, le ratio de la dette publique globale devrait s'accentuer pour passer de 92,5% du PIB en 2020 à 92,7% en 2021. «L'endettement du Maroc reste à des niveaux gérables et des solutions sont possibles pour réduire son poids sur le potentiel de croissance», a indiqué Lahlimi sur ce point.
En 2022, le PIB devrait croître de 2,9%
Pour ce qui est de 2022, les perspectives économiques nationales tiennent compte des nouvelles tendances de l'environnement international, notamment de l'évolution des prix des matières premières en quasistabilisation et de la demande mondiale adressée au Maroc qui devrait augmenter de près de 6,7% en 2022, après 9,3% en 2021.
Ces prévisions prennent également en considération la reconduction de la politique budgétaire en vigueur en 2021 et une production céréalière moyenne durant la campagne agricole 2021/2022. De ce fait, le PIB devrait enregistrer un taux de croissance de l'ordre de 2,9% en 2022, après une reprise de 5,8% prévue en 2021. En termes nominal, il devrait inscrire une progression de 3,8%.
Verbatim. Les messages forts de Lahlimi sur la souveraineté économique
«Dans ce contexte parmi les plus compliqués que le monde ait connu, le Royaume du Maroc, fort de l'audience internationale dont jouit son Roi Mohammed VI a su, avec les hautes directives royales, inscrire dans une sereine souveraineté la défense de ses intérêts supérieurs et conforter son poids spécifique sur la scène internationale grâce aux prérogatives régaliennes ayant présidé au nouveau dynamisme que connait, sur le plan institutionnel, la mise en œuvre des institutions et mécanismes prévus par la Constitution de 2011, et notamment celles à vocation participative et, sur le plan économique, une politique publique plus volontariste de diversification industrielle de l'économie nationale. Le lancement, dans ce cadre, par Sa Majesté le Roi du grand projet industriel de fabrication des vaccins revêt la dimension d'une initiative emblématique de ces prérogatives régaliennes. Sa portée va au-delà de ses objectifs propres. Il se présente comme s'il était le modèle de ce que doit être le contenu du concept de souveraineté économique auquel le message Royal l'a associé. Par la diversité politique et internationale des partenaires dans le joint-venture appelé à réaliser ce projet, ce concept, loin de renvoyer à une notion d'autosuffisance, est plutôt un appel à des politiques publiques dont la décision, toujours souveraine, devrait s'inscrire dans une ouverture sur le monde et une prise en compte de la solidarité régionale et des rapports SudSud. Dans sa dimension opérationnelle, ce concept implique le retour en force de l'Etat. Un Etat fort de sa légitimité historique, populaire et constitutionnelle. Toujours stratégique. Toujours régulateur. Mais plus résolument développeur. Initiateur de partenariats avec les capitaux privés, nationaux ou internationaux, les collectivités territoriales et les organisations de la société civile dans des jointventures de toutes dimensions économique ou financière, dans le cadre d'une planification stratégique où l'exigence des réformes économiques et sociétales se nourrit des deux dimensions régalienne et démocratique. Nous croyons, à cet égard, que le débat national autour du Nouveau modèle de développement, à partir de la réflexion menée par la Commission nationale dédiée à cet effet, devrait fort à propos inaugurer une mobilisation des forces vives de la nation, pour s'ouvrir sur le pacte national de développement auquel elles sont appelées à souscrire, en faisant un bon usage de ce concept de souveraineté économique et contribuer à doter la décennie 2020 des ressorts sociétaux d'un nouveau cycle de croissance économique et de prospérité sociale. Les retombées d'un tel débat sauront apporter au nouveau cycle de croissance une réelle valeur ajoutée de nature participative, sociétale, psychologique et par là économique».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.