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Le XXIe siècle est-il vraiment celui de la femme ?
Publié dans Finances news le 11 - 09 - 2003

La femme marocaine a plus que jamais investi des domaines traditionnellement réservés aux hommes. La femme a donc décidé de livrer bataille pour démontrer ce dont elle est capable et pour prouver à qui le veut qu’elle n’est pas cet être faible comme beaucoup le prétendent. Bien que le changement social a la peau dure, il faut reconnaître que la femme a réalisé des avancées considérables.
De la politique à l’associatif, en passant par l’entreprenariat, la femme est décidée plus que jamais à relever le défi posé par l’autre moitié de la société : l’Homme. Il n’est pas facile d’œuvrer seule pour atteindre son objectif ; cela, la femme l’a compris très tôt. C’est pourquoi les femmes marocaines associent leurs efforts et œuvrent au sein d’ONG et diverses associations pour l’édification d’un Maroc moderne. La femme marocaine refuse d’être une victime de l’archaïsme et de l’arbitraire.
Contrairement à l’homme, la femme doit redoubler d’efforts pour s’imposer dans des domaines tels que la politique. Sa participation dans la vie politique du Maroc n’est plus à prouver ; c’est une réalité que nous vivons chaque jour. Certes, c’est le système de quota qui lui a garanti l’accès à des postes de décision, mais ce système s’imposait, vu la mentalité rétrograde de la majorité des Marocains, mais également par le fait que les leaders politiques tolèrent mal la présence de la femme aux postes de commande, et sont toujours, sauf exception, réfractaires à une présence féminine équitable. Du coup, il fallait leur forcer la main.
Une association a fait de l’accès de la femme aux mandats électoraux son cheval de Troie. L’Association démocratique des femmes du Maroc, dont Rachida Tahri assure la présidence, a de tout temps fait de la participation des femmes marocaines un axe stratégique d’intervention pour la concrétisation de l’égalité en droit politique stipulé par les textes.
En tout cas, la présence de la femme au sein du Parlement et dans le gouvernement actuel représente un grand espoir pour les autres femmes de voir leur situation générale s’améliorer.
Un autre domaine est brigué par les femmes marocaines, celui des entreprises. Là aussi, les femmes ont compris l’intérêt de travailler ensemble pour contribuer à la construction d’un Maroc moderne, tolérant et favorable au progrès socio-économique. L’émancipation de la femme marocaine et sa participation stratégique de plus en plus active dans le monde de l’entreprise lui garantissent une grande autonomie vis-à-vis de l’homme. Elle devient « maître » de son destin. C’est dans cette esprit qu’une association a vu le jour en septembre 2000, l’Association des Femmes Chefs d’Entreprises du Maroc, affiliée à la CGEM. Cette association, qui encourage l’entreprenariat féminin, a pour objectif la participation de la femme marocaine aux débats économiques, mais également son intégration dans un réseau mondial des femmes chefs d’entreprises.
D’autres associations se sont penchées sur d’autres aspects de la vie sociale de la femme marocaine. Prenons l’exemple de l’association de lutte contre la violence contre la femme. La violence est effectivement le lot quotidien d’un bon nombre de Marocaines. En effet, le Maroc souffre d’inégalité flagrante dans le code et le statut personnel qui ne garantissent pas les droits humains majeurs de la femme, l’exposant ainsi à tous les abus possibles. La longue file d’attente devant les juges et dans les commissariats en témoigne. Cette association, donc, reçoit les plaintes de milliers de femmes d’âges et de situations sociales différents et organise des formations pour les orientations juridiques.
La femme joue une rôle actif dans le développement éducatif et socio-culturel. De ce fait, on ne peut qu’être fier des femmes chercheurs, qui ont investi le domaine de la recherche universitaire et qui y ont excellé. Citons à titre d’exemple la distinction italienne remise à Mme Bahija Simou pour son ouvrage « Histoire des relations maroco-italiennes de 1869 à 1912 ». Un livre de référence qui a valu à Mme Simou la médaille d’officier de Mérite de la République italienne.
D’autres femmes mènent leur combat dans l’ombre ; comme les campagnardes devant leur four à pain d’argile ou celles qui ramassent leur combustible et puisent leur eau à des kilomètres de chez elles. Celles-là aussi ont saisi l’importance des coopératives dans leurs vies respectives. C’est devenu pour elles un espace où elles entrent en contact avec les autres femmes, parlent plus de leurs peines quotidiennes, de leurs problèmes et de leur avenir.
Il est néanmoins nécessaire d’identifier les principaux maux dont souffre la femme marocaine : l’analphabétisme, la pauvreté, l’obscurantisme, le vide juridique et …le machisme. Des chantiers sont ouverts, mais est-ce suffisant pour changer les mentalités et les comportements d’une société qui ne voit dans la femme qu’un objet de désir ou la source de tous les problèmes ?
Eh oui ! malgré toutes les avancées spectaculaires de la femme marocaine, il existe encore des femmes qui n’ont même pas le droit de sortir de chez elles, ni d’aller à l’école. Ces femmes totalement isolées du monde extérieur, ignorant leurs droits, peuvent être les victimes de tous les excès et vices de la société.
Enfin, il faut rendre grâce à la femme de jouer un rôle si important dans la marche vers la citoyenneté. Menant à la fois vie professionnelle et vie familiale, elle donne un bel exemple de courage et de force, ouvrant la voie devant les générations à venir.


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