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Brahim Benkirane, un passionné d’auto et de photo
Publié dans Finances news le 20 - 11 - 2008

Il fut un temps où Brahim Benkirane, le secrétaire exécutif de Renault Maroc, ne savait pas comment se présenter aux gens. Il faut reconnaître qu’il fait tellement de choses à la fois que c’est difficile de tout faire tenir dans un CV. «Maintenant, je me présente comme ingénieur, coach et photographe !». Voilà de quoi dévoiler en partie toutes ses «composantes».
«Je suis né à Paris et j’ai grandi à Casablanca de père ingénieur, physicien, informaticien et de mère anesthésiste». Enfant introverti, très réservé et timide, Brahim Benkirane rêvait de devenir pilote d’avion ou de voiture. «J’ai concrétisé mon rêve de pilotage automobile. C’est une passion qui m’a pris de 1976 jusqu’en 1991. J’ai décroché après avoir percuté un arbre. Ça a déclenché une succession d’événements qui m’ont amené au voyage, puis à la photographie».
S’il a décidé de décrocher de la compétition automobile, il n’a pas pour autant laissé tomber sa passion : la voiture ! «J’aimais l’auto et j’ai décidé d’y travailler. Je voulais devenir ingénieur d’écurie de compétition. J’ai frôlé la réussite et allais être engagé en tant que tel à la fin de mes études». Mais, en attendant, il démarre sa carrière professionnelle chez Renault après avoir fait ses études dans une école d’ingénieurs en industrie et obtenu un DEA de design industriel. «J’ai hésité entre le grand groupe Renault et une petite écurie de course, et j’ai finalement opté pour Renault. Les cinq premières années, je me suis occupé d’essais d’endurance de voitures». C’était une période très agréable pour ce fan de la mécanique. Il partageait son temps entre le bureau, les ateliers et la piste pour conduire, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Et le week-end, il faisait des rallyes automobiles. Suite à l’arrêt de la compétition automobile, Brahim Benkirane a été amené à voyager et à s’ouvrir à la curiosité de l’autre. A ce moment-là, il avait vraiment décidé de rompre avec sa carrière d’ingénieur technicien pour aller vers la sociologie et l’anthropologie. «J’étais prêt à quitter l’entreprise pour reprendre mes études. Mais j’y ai trouvé un service d’anthropologie qu’est le service recherche et étude clientèle».
Et donc, pendant cinq ans, Brahim Benkirane s’était occupé d’études du comportement et de la motivation des clients de l’automobile. Un domaine qui lui a énormément «parlé», et «comme j’étais ingénieur, ça me permettait de faire le pont entre le domaine de la psychologie et celui de l’ingénierie, puisque ce sont deux univers qui ne se parlent pas forcément. Je me suis retrouvé à m’éclater là-dedans. En parallèle, je me suis mis à la photographie qui était une chose que m’a transmise mon père qui était passionné et avait son labo noir et blanc à la maison».
Ce revirement de cap avait complètement changé la vision de Brahim Benkirane sur le monde, en passant d’une vision assez intrinsèque à une passion qui l’emmenait vers les autres et vers le contact, aussi bien lors des séances de prise de vue que lors des expositions. «C’est ainsi que j’ai commencé à exposer en 1994 à Paris et, depuis, c’est quelque chose que j’adore». Brahim Benkirane fera de lointains voyages, au Népal, au Kazakhstan, en Chine qu’il traduisait par la photo. «Ça montrait, à la fois, le côté différent de l’autre et le côté humain et commun».
L’idée qu’il propose dans son exposition est que cette diversité apparente dévoile finalement ce côté commun et cette universalité de l’humanité qui existent au-delà des différences. «Ça rejoint un peu ma situation de personne à la croisée de cultures différentes et j’ai pour rôle et utilité de jeter des passerelles entre ces différentes cultures».
Brahim Benkirane se rappelle encore sa première exposition à Paris qui était axée sur le Kazakhstan. Le pays venait de recouvrer son indépendance en décembre 1991. Et lorsque des personnes de l’Ambassade à Paris étaient venues visiter l’exposition, elles lui dirent qu’il était le premier à faire une exposition photographique sur ce pays en France avant de lui souhaiter bonne continuation dans cet art qui raccourcit les distances. «J’étais très ému !».
À cette époque, l’important pour lui était sa carrière et il était loin de s’imaginer marié et installé au Maroc. Jusqu’au jour où il rencontre sa femme qui le fera changer d’avis. «On a décidé de se marier, et c’était un bon choix, 14 ans après».
Le couple s’est tout de même donné quelques années pour préparer son retour au Maroc en 2000, avec ses deux enfants. L’arrivée au Maroc s’est traduite pour Brahim Benkirane par un changement d’orientation professionnelle.
«Quand je suis revenu à Casablanca, j’ai accordé la priorité à la réussite de la transition professionnelle et à ma famille». Ce qui l’a éloigné de cet aspect important pour lui qu’est la photographie. «Certes, je me suis débattu et j’ai organisé une exposition en 2003 à la Sqala. Mais après, je me suis laissé prendre dans mes fonctions professionnelles où j’ai découvert l’univers du terrain et du commerce, alors qu’à Paris j’avais des fonctions beaucoup plus dans la stratégie et dans la réflexion».
Dans le Royaume, il a poursuivi sa carrière à Renault Maroc puisqu’il voulait continuer dans cette entreprise qu’il connaissait bien et qui le connaissait bien aussi. Et au bout de 7 ans, il était complètement embarqué dans ses fonctions commerciales. Mais il y a un an, il a laissé la place dans l’organisation et a pris une fonction qui lui a permis de relever la tête du guidon. « J’ai pris le secrétariat exécutif de l’entreprise. Une fonction très intéressante puisque je travaille en transversale avec mes collègues du comité de direction. Avec une bonne maîtrise, tout de même, de leur domaine d’activité puisque, entre temps, j’avais eu à occuper le poste de directeur du service après-vente pendant trois ans et celui de directeur du réseau commercial pendant quatre ans».
Durant la même période, il s’est formé au coaching, c’est-à-dire l’accompagnement des responsables d’entreprise et de leurs équipes. Cette discipline, non seulement l’aide dans son rôle managérial au sein de l’entreprise, mais rejoint aussi sa vision du monde et des autres qui s’exprime par la photographie : « le coaching représente un autre terrain d’apprentissage, d’exploration et de remise en cause». Et pendant cette même année, c’est-à-dire 2007, il a décidé de se remettre à la photographie. «Et ça paye puisque aujourd’hui, en 2008, j’en suis à ma quatrième exposition».
Le thème de l’exposition qui démarre ce jeudi est : Petit voyage vers l’autre. «Comme pour beaucoup d’entre nous, l’autre est une énigme. Une énigme qui m’intrigue, qui m’intéresse et que j’ai envie de découvrir. Un autre que je trouve beau en témoignant de sa beauté ».
Artiste à l’âme sensible, il est également un acteur très dynamique. «Je suis membre de deux associations, c’est un rôle important d’utilité civique. Ainsi, je suis secrétaire général de l’AIVAM et de l’AMICA».
Il faisait aussi partie du comité d’organisation de l’AMT 2008, ainsi que de l’Auto Expo 2008. Il est également en charge de la mise en place de l’Observatoire de l’automobile. De même qu’il fait partie du comité d’organisation du Salon Auto loisirs 2009.
«J’ai en charge certains sujets qui vont être structurants pour le paysage automobile marocain de demain avec des enjeux comme la sécurité et l’environnement. Évidemment, je fais partie d’une équipe, et ça me plaît beaucoup de me retrouver à participer à ses efforts puisqu’à terme, cela aura un impact pour notre qualité de vie à nous tous. La voiture étant un objet assez central dans notre vie».
Depuis deux ans, Brahim Benkirane ne lit plus que sur le coaching. Mais c’est un passionné de littérature de voyage et de littérature russe.
À côté d’une vie professionnelle très remplie, Brahim Benkirane accorde beaucoup d’importance à sa vie de famille. Et elle le lui rend bien aussi.
«Pour mes 40 ans, ma femme m’a offert une guitare électrique. C’était un fantasme et même si je ne joue pas correctement, je me debrouille et mes enfants semblent apprécier mes prouesses. Pas ma femme !», lance-t-il très enjoué.
Dans la vie, sa motivation est de rendre heureux ses proches et, pour y arriver, il faut les gratifier de la qualité de sa présence. « Et pour cela, il faut que je m’épanouisse à travers un équilibre que je retrouve entre tout ce que je fais et ce que je suis».


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