* En attendant l'achèvement des travaux de l'usine d'Ait Baha et d'autres projets d'investissement, la saturation de la capacité de production de la société impacte la part de marché du cimentier. * Profitant de la baisse des coûts des achats de clinker et de la baisse des prix du coke de pétrole, les indicateurs financiers de la société ressortent en hausse. Evoluant en 2009 dans un contexte économique marqué, d'un côté, par une accalmie du secteur de l'immobilier et, de lautre, par la forte hausse des investissements de l'Etat stimulant l'activité des travaux publics, Ciments du Maroc affiche des indicateurs financiers satisfaisants selon le management de la société. C'est du moins ce qui ressort du point de presse organisé par le cimentier en ce début de semaine. En effet, en dépit du retrait de 2,5% de la consommation de ciment dans les régions de prédilection de Ciment du Maroc, notamment dans le Sud et le Sud-Centre, la baisse des ventes de la filiale Italcementi s'est limitée à un taux de 1,2%, renforçant ainsi sa part de marché régionale de 98 points de base à 77%. Au final, le volume des ventes de ciment toutes régions confondues a baissé de 0,9% en raison de «la saturation momentanée des capacités de production», explique Mohamed Chaïbi, PDG de la société. Dans ce contexte, le chiffre d'affaires consolidé de CIMAR, au titre de l'exercice 2009, ressort à 3,59 Mds de DH, en hausse de 2,8% comparativement à 2008. Au niveau opérationnel, le management du cimentier explique la hausse de 38% qu'a connue l'excédent brut d'exploitation par l'impact favorable de la hausse de la production de l'usine de Marrakech, la baisse des coûts des achats de clinker et par la baisse des prix à l'international du coke de pétrole. Ce qui n'a pas manqué de tirer vers le haut le résultat d'exploitation qui a bondi de 57% pour s'établir à 1,32 Md de DH. Alourdi par les frais financiers liés au financement de la nouvelle cimenterie d'Ait Baha pour laquelle une ligne de dette de 2 Mds de DH a été accordée, le résultat financier s'est délesté de 40 MDH pour se fixer à 35,83 MDH. Au final, la capacité bénéficiaire de CIMAR se renforce de 27% pour s'établir à 970 MDH en 2009. Par ailleurs, tenant compte de la saturation continue des capacités de production de son outil industriel, le Conseil d'Administration a confirmé sa décision de construire une nouvelle usine au nord de Marrakech. Il a également opté pour l'extension du dispositif industriel de la société dans les régions du Centre et du Nord du pays. Enfin, en terme de perspectives, le management de la société espère voir cette dernière tirer profit des incitations à la construction et à l'acquisition de logements sociaux définies par les pouvoirs publics, de la campagne agricole satisfaisante que devrait connaître le pays en 2010, ainsi que de la réalisation des travaux d'infrastructures engagés par l'Etat. En revanche, les incertitudes qui pèsent sur la sortie de crise sur le plan international, le surenchérissement des cours mondiaux des combustibles et les tensions éventuelles sur les recettes touristiques ainsi que sur les transferts des MRE, sont autant d'éléments défavorables menaçant CIMAR en 2010.