Le Livre Guinness des records compte bien des réalisations individuelles et collectives du Maroc dans divers domaines : culture, sport, arts et patrimoine. Cet article propose un retour sur certains de ces records. DR ‹ › Les réalisations du Maroc dans le Guinness World Records englobent les domaines de l'art, du patrimoine, du sport et des capacités surhumaines. Des festivals de musique traditionnelle aux rencontres sportives, en passant par les plus longues sessions de contes et les plus anciens bijoux historiques, le royaume brille de mille feux dans le livre des records mondiaux. Le plus petit festival, le plus long spectacle de contes et les plus grands pieds Parmi les records figure celui des «Maîtres Musiciens de Joujouka», qui organisent le plus petit festival annuel au monde. Le groupe a intégré livre des records le 15 novembre 2022, pour cette rencontre annuelle qui se tient en juin dans le village de Joujouka, près des montagnes du Rif. Cet événement de trois jours est organisé depuis 2008. Les invités ne dépassent pas 50 personnes, qui vivent une expérience unique avec des «maîtres» connus pour leur style musical et de transe soufie. Voulu comme une thérapie contre les «troubles mentaux», ce rituel est au cœur des traditions communautaires depuis plus de mille ans. Les invités sont nourris et logés chez les musiciens, tout au long du festival. Les billets incluent le transport aller-retour depuis la gare de Ksar El Kébir. Les maîtres de Joujouka se sont déjà produits sur des scènes internationales de renom, dont le Festival de Glastonbury (2011, 2023) et le Centre Pompidou à Paris (2016), entre autres. Un autre record est celui du plus long spectacle de contes continu. D'une durée de 80 heures, 32 minutes et 58 secondes, il a été réalisé par le Festival international du conte de Marrakech, tenu du 21 au 24 janvier 2025 dans la cité ocre. La rencontre a eu lieu sur la place historique Jemaa el-Fnaa, dans le cadre de cet événement soutenu par le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication pour promouvoir l'art du conte localement et mondialement. Dans un autre record, le Guinness World Records confirme que le Marocain Brahim Takioullah du Maroc détient le record des plus grands pieds du monde. Son pied gauche mesure 38,1 centimètres (pointure 58), tandis que son pied droit fait près de 37,5 cm. Sa taille le classe également comme le deuxième homme vivant le plus grand du monde, après le Turc Sultan Kösen. 68 nationalités dans un match et les plus anciens bijoux Le Guiness Book, publié pour la première fois en 1955, inclut aussi un record de la Fédération internationale de football association (FIFA). Etabli au Maroc, il s'agit d'un match de démonstration, tenu le 5 novembre 2025 avec la participation de joueurs de 68 pays différents. Une initiative «incarnant l'identité mondiale du football et sa capacité à rassembler». Les joueurs sont de divers continents. D'Afrique, ils sont issus du Zimbabwe, Botswana, Sénégal, Rwanda et Tanzanie. D'Europe, ils viennent des Pays-Bas, d'Italie, de France, d'Espagne, du Royaume-Uni et du Portugal. Des Amériques, ils représentent les Etats-Unis, le Canada, le Panama, l'Argentine, la Colombie et le Brésil. D'autres viennent d'Inde, de Nouvelle-Zélande, de Turquie, de Barbade et du Liban. Ce match de deux heures et 48 minutes s'est terminé sur une victoire de l'équipe blanche sur la bleue (17-14). Le nouveau record dépasse le précédent de 53 nationalités, établi le 30 juin 2019 à Lyon (France). Par ailleurs, le livre confirme que le plus ancien exemple connu de bijoux décoratifs a été découvert au Maroc entre 2014 et 2018 dans la grotte de Bizmoune, près de la ville d'Essaouira. La collection découverte inclut 33 perles fabriquées à partir de coquillages perforés, il y a au moins 142 000 ans pendant le début de l'âge de pierre moyen. Ces coquillages appartiennent à un mollusque marin appelé Tritia gibbosula, un petit escargot de mer avec une coquille nacrée multicolore. Pendant la période où la grotte était habitée, le littoral se trouvait à environ 50 kilomètres, rendant peu probable que ces coquillages soient arrivés sur le site par hasard. Les chercheurs suggèrent un usage en guise de bijoux ou d'ornements vestimentaires. Avant cette découverte, la plus ancienne preuve d'expression symbolique chez les humains remontait à une période de 10 000 à 20 000 ans plus récente.