Elles étaient poursuivies dans des affaires liées au terrorisme. Trois femmes ont écopé de peines allant de quatre à cinq ans de prison ferme. La Chambre criminelle de première instance chargée des affaires du terrorisme près l'annexe de la Cour d'appel à Salé a prononcé, jeudi, des peines allant de 4 à 5 ans de prison ferme à l'encontre de trois femmes pour terrorisme. Les mises en causes (S.A) et (A.I) ont été condamnées à cinq ans de prison, tandis que (H.F) a écopé de 4 ans de prison ferme. Elles sont accusées de "constitution d'une bande en vue de préparer et commettre des actes terroristes dans le cadre d'un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l'ordre public, d'incitation d'autrui à commettre des actes terroristes, de collecte et utilisation d'argent à des fins terroristes, d'apologie d'actes terroristes et d'une organisation terroriste conformément aux articles 1-218 et 2-2018 de la loi antiterroriste, chacune en ce qui la concerne". En octobre 2016, les services de sécurité avaient démantelé une cellule de dix femmes dont sept mineures, qui s'activaient dans plusieurs villes et envisageaient de commettre des attentats suicides dans plusieurs endroits au Royaume. La Cour avait décidé de séparer les dossiers des filles mineures de celui des trois femmes poursuivies dans la même affaire. Elle avait, également, prononcé, en juillet dernier, des peines de prison ferme de 2 à 5 ans à l'encontre des 7 mineurs poursuivies pour "constitution d'une bande en vue de préparer et commettre des actes terroristes et apologie de l'organisation terroriste Daech et d'actes terroristes".