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Commerce en ligne : Des hauts et des bas
Publié dans Hespress le 18 - 05 - 2021

Confinement suite à la Covid oblige, le commerce en ligne de certains produits en alimentaire, en habillement ou encore en matériels informatiques, a la cote. A contrario, les achats sur internet via des plateformes pour le tourisme et les voyages se sont réduits comme peau de chagrin. Témoignages.
Si les plateformes pour la vente de produits de consommation ont connu une forte affluence courant 2020-2021, celles destinées pour les loisirs et escapades font, en revanche, de plus en plus moins de visiteurs intéressés.
« Je ne vois pas pourquoi je vais risquer d'acheter un billet en ligne alors qu'il n'y a pas encore de visibilité ? », tonnent plusieurs Marocains, des habitués de l'achat de billetterie sur internet. Dans l'attente de retrouver un semblant de vie normal, ces derniers se rabattent sur des valeurs sûres.
« Pendant les journées du ramadan et avec les mesures du couvre-feu, je me suis donnée à cœur joie aux commandes en ligne », nous dit une femme au foyer qui a découvert à cause du Coronavirus une autre manière de faire les courses.
Sans citer de nom, il parait, selon notre source, que certaines plateformes fonctionnent mieux que d'autres.
« Sur ce genre de plateformes, il suffit de quelques clics et le tour est joué. Je n'ai plus qu'à préparer la monnaie pour le livreur si j'ai acheté directement sur le site électronique ou à sortir ma carte pour faire la transaction sur le TPE que ramène avec lui généralement le livreur », précise-t-elle, notant qu' « elle a explosé le plafond de sa carte bancaire et a dû emprunter celle de son mari ».
Et de faire savoir que ces achats ont concerné principalement les habits, les chaussures, la nourriture (supermarchés, restaurants et fast food) ainsi que les accessoires pour salle de bain et cuisine.
« Maintenant avec la Covid-19, c'est à peine si on survit »
Les plateformes électroniques des agences de voyages, des établissements hôteliers ainsi que des sociétés de location de voitures n'ont plus le vent en poupe. En effet, contactée par Hespress FR, une entreprise de location de voitures avoue qu'elle est en mauvaise posture.
« Avant le Corona, nous avions tellement de demandes aux niveaux professionnel et privé qu'on sollicitait d'autres compagnies partenaires. Entre les véhicules qu'on devait dispatcher au niveau des hôtels et des lieux d'événements professionnels et ceux mobilisés dans le cadre des mariages et autres cérémonies, nous faisions florès », nous explique le responsable de la société, se remémorant une époque qu'il espère non révolue.
Et de déplorer : « Maintenant avec la Covid-19, c'est à peine si on survit. Nous faisons partie des entreprises opérant dans l'événementiel et il est inutile de dire que nous avons pris le coup de la crise sanitaire de plein fouet avec les multiples annulations par mont et par vaux. Nous sommes vraiment dans le pétrin ».
Même son de cloche du côté des opérateurs dans le secteur touristique qui tablent principalement sur les touristes internes.
« Comme nous ne connaissons pas avec exactitude les dates de l'ouverture des frontières, nous conseillons à notre clientèle de faire ultérieurement leur e-booking. Notre seul et unique espoir c'est le touriste marocain ou qui réside au Maroc pour qu'il fasse plus que des réservations », indique le patron d'un hôtel à Marrakech qui ajoute : « Il faut savoir que ce sont les touristes étrangers qui sont plus familiers de cette méthode d'achat en ligne contrairement aux locaux qui préfèrent réserver et payer sur place généralement ».
Des services tombés en disgrâce…
Cette tendance de hausse pour la vente de tous les produits, exceptés de la catégorie Voyages est enregistrée dans le monde entier. Si les indicateurs pour certaines plateformes sont au vert, d'autres sont au rouge.
Parmi ces dernières, il y a les services en ligne de réservation d'hôtel ou de transport qui ont subi une sorte de « disgrâce » de la part des visiteurs habituels. Ils ont donc connu de fortes baisses de leur volume d'affaires. Par exemple, Expedia (37 milliards) est passé de la 5e place mondiale en 2019 à la 11e en 2020, Booking (35 milliards) du 6e au 12e rang et Airbnb (24 milliards), introduit en bourse en 2020, du 11e au 13e.
Toujours au niveau mondial, les ventes sur internet ont atteint plus de 100 milliards de dollars grâce à la digitalisation accélérée du commerce de détail. La hausse des ventes de produits sur internet est estimée à 32% alors que les services pour les acteurs du voyage-tourisme sont en baisse de 10%.
Sous les cieux marocains, l'espoir est de mise et les professionnels s'attendent à ce que ces plateformes connaissent de nouveau un regain d'intérêt, sachant que concrètement les cartes bancaires servent plus à faire des retraits au niveau des GAB qu'effectuer des paiements en ligne. Preuve en est et selon le Centre monétique interbancaire, les opérations de paiement par cartes marocaines auprès des commerçants et eMarchands affiliés au CMI se sont chiffrées au titre du premier trimestre de l'année 2021 à peine à 23,1 millions pour 9 milliards de dirhams sur les 103,1 millions d'opérations pour un total de 87,1 milliards de dirhams des réalisations globales de l'activité monétique au Maroc…


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