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Shifting Shapes de Hamid Bouhioui : Une exposition individuelle avec la femme à l'honneur
Publié dans Hespress le 28 - 05 - 2021

L'artiste maroco-canadien Hamid Bouhioui, fait son Come-Back avec une exposition intitulée « Shifting shapes ». Organisée par la Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger, l'exposition démarrera à partir de ce jeudi 27 mai au 26 juin 2021 à l'Espace Rivages à la ville de Rabat.
Artiste peintre et acousticien, Hamid Bouhioui vit au Canada. Dans ses œuvres, l'artiste exploite différentes techniques acryliques, aquarelle et monotype pour représenter la femme qui acquière sous son pinceau un statut privilégié. L'exposition « Shifting Shapes» ou « formes changeantes » marque une période transitoire dans l'approche picturale de cet artiste fait savoir la Fondation Hassan II dans un communiqué.
Dans le respect des mesures sanitaires de prévention contre la Covid 19, L'Espace Rivages accueillera ainsi les ouvres récentes de Hamid Bouhioui, qui expose individuellement au Maroc après quelques années d'absence de la scène artistique marocaine. « Je suis très heureux d'exposer au Maroc et de retrouver le public de Rabat, car ma dernière exposition de peinture avait eu lieu à Montréal au Canada », a affirmé l'artiste, cité dans le communiqué.
Qui est Hamid Bouhioui ?
Hamid Bouhioui est un artiste maroco-canadien qui pratique les arts plastiques depuis l'enfance. Né à Casablanca, il est repéré, à l'âge de 14 ans, par son professeur de dessin qui lui organise sa toute première exposition dans la salle des professeurs du collège. Après l'obtention de son baccalauréat, il part étudier à Compiègne en France où, quelques années plus tard, il obtient son doctorat en acoustique et suit des cours de perfectionnement en dessin et en peinture à l'école des beaux-arts de la même ville. Après son doctorat, il s'en va vivre au bord de l'océan pacifique dans la ville de Vancouver au Canada. Là-bas, il continue à peindre, et expose ses œuvres dans diverses galeries canadiennes, mais aussi au Maroc et ailleurs.
Dans une interview accordée à la plateforme E-taqafa de la Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l'Etranger, l'artiste est revenu sur son enfance, sur le titre de son exposition et son sens, le choix des matières qu'ils utilisent ou encore la place de la femme dans cette exposition.
« Depuis l'enfance, j'ai toujours éprouvé un grand plaisir à dessiner. Et je n'ai jamais arrêté de pratiquer cette passion même lorsque j'étais étudiant. Et dès que j'ai pu me payer des tubes de peinture et des toiles, je me suis mis à peindre. J'étais bon en dessin, mais la peinture était difficile à apprendre et il m'est arrivé de jeter des toiles à plusieurs reprises. Après mon doctorat, je me suis inscrit à l'école municipale des beaux- arts de Compiègne où j'ai passé deux années à perfectionner mes connaissances pratiques » a dévoilé l'artiste.
S'agissant du titre « Shifting Shapes » ou « formes changeantes » et son sens dans certains aspects de son exposition, l'artiste maroco-canadien a confié que pendant qu'il préparait les œuvres pour cette exposition, il a eu le sentiment d'être dans une sorte de bifurcation. « Je ne sais pas si cela sera visible sur mes œuvres, mais ce qui est sûr est que quelque chose était en train de changer dans mon approche picturale. Un des phénomènes les plus étranges en peinture est l'impossibilité de décrire certains sentiments avec des mots. Ce sentiment de changement en est un » a-t-il répondu.
Pour son choix de l'acrylique dans certains de ses tableaux, Hamid Bouhioui a expliqué que depuis le peintre flamand Jan van Eyck (14e siècle) et peut être bien avant, les peintres ont utilisé la peinture à l'huile, car elle était la seule à offrir une qualité supérieure de couleurs et de tons. Mais la technologie du 20e siècle a permis l'invention de l'acrylique qui est encore plus avantageuse que l'huile parce qu'elle offre une très bonne qualité de couleurs et de tons tout en évitant les substances chimiques dangereuses vu qu'elle est soluble dans l'eau. En plus, la peinture à l'acrylique sèche en quelques minutes seulement a-t-il précisé.
« Je me souviens, quand j'utilisais la peinture à l'huile, certains de mes tableaux mettaient plusieurs semaines à sécher. C'est donc pour ces raisons que j'ai opté pour l'acrylique sans le moindre regret » a-t-il révélé.
L'exposition « Shifting Shapes » de Hamid Bouhioui regroupe plusieurs portraits de femmes. Mais qui sont-elles ? Une question qui revient souvent, confie l'artiste. « On me pose souvent cette question, car je ne peins que des sujets féminins. Et à force de me la poser moi-même, j'ai fini par trouver une des raisons probables : J'ai perdu mes parents quand j'étais très jeune et j'ai été essentiellement élevé par mes huit sœurs. J'ai donc passé la quasi-totalité de ma jeunesse entourée des visages bienveillants et protecteurs de mes sœurs. Et plus tard, lorsque je suis allé étudier en France et ensuite au Canada, j'ai spontanément cherché de la compagnie féminine avec laquelle je me suis toujours senti plus à l'aise. Je n'ai presque jamais éprouvé le besoin de peindre des hommes. Et aujourd'hui, je ne me pose plus ces questions. Je me laisse guider par mon instinct sans trop analyser mon comportement« , a-t-il confié.
L'exposition individuelle « Shifting Shapes« , et en plus du fait qu'elle soit présenté à l'Espace Rivages qui est une belle salle d'exposition selon l'artiste, Hamid Bouhioui a confié qu'il s'agit d'une bonne opportunité pour lui, car elle aura lieu après plusieurs expositions collectives et deux expositions individuelles d'art sonore. « C'est donc ma première exposition individuelle de peinture depuis un bon moment. En plus, je suis très heureux d'exposer au Maroc et de retrouver le public de Rabat, car ma dernière exposition de peinture avait eu lieu à Montréal au Canada. Je profite de cette occasion pour remercier les gens qui ont rendu cette exposition possible, et en particulier l'équipe de l'Espace Rivages pour leur accueil, leur professionnalisme et leur sympathie« , a indiqué l'artiste.


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