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Nasser Bourita et Ramtane Lamamra pas près de se rencontrer
Publié dans Hespress le 30 - 11 - 2021

Les ministres des Affaires Etrangères marocain, Nasser Bourita, et algérien Ramtane Lamamra, ne se rencontreront pas de si tôt. Alors qu'ils ont prétexté le Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) pour ne pas participer au Forum de l'Union pour la Méditerranée (UPM) organisé au même moment, les deux deux diplomates ne se sont pas croisés non plus à Dakar.
Le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, aurait été irrité par l'absence des deux ministres rivaux alors qu'il espérait offrir ses services pour faire une médiation entre le Maroc et l'Algérie à l'occasion du Forum. Les deux ministres ont cependant échangé avec leur homologue par téléphone, et se sont excusés de ne pas pouvoir assister à cet événement, selon le journal espagnol El Pais.
L'occasion était toute rêvée, Albares dont le gouvernement a orchestré l'accueil du chef des milices séparatistes du polisario, Brahim Ghali en début d'année, aurait pu faire d'une balle deux coups, non seulement en tentant de réconcilier Rabat et Alger mais aussi d'essayer de faire oublier sa propre trahison qui a coûté sa place à l'ex cheffe de la diplomatie, Arancha Laya Gonzales.
Pour rappel, les relations entre les deux voisins d'Afrique du nord, déjà exécrables, se sont détériorées encore plus ces deux dernières années, principalement à la suite de la reconnaissance des Etats-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara ainsi que la reprise des relations diplomatiques entre le royaume et Israël.
L'Algérie qui a créé et continue d'armer et de financer les milices du polisario, l'organisation séparatiste qui revendique le Sahara, mène une campagne diplomatique féroce depuis de nombreuses années contre le Maroc qui, de son côté, travaille à faire reconnaitre au niveau des Nations Unies, sa souveraineté sur le Sahara après que ce territoire eut été colonisé par l'Espagne jusqu'en 1975.
Après une série de provocations et d'accusations farfelues du régime militaire algérien visant le Maroc, l'Algérie a fini par annoncer la suspension de ses relations diplomatiques avec le Maroc en août 2021, refusant au passages plusieurs tentatives de médiation, notamment de pays arabes comme l'Arabie Saoudite.
Le Maroc avait dénoncé alors des « prétextes fallacieux, voire absurdes » et avait regretté une « décision complètement injustifiée mais attendue – au regard de la logique d'escalade constatée ces dernières semaines ».
De son côté, l'Algérie via son Envoyé pour les pays du Maghreb et du Sahara, Amar Belani, avait réagi aux propositions de médiation en affirmant que « la décision de rompre les relations diplomatiques (avec le Maroc) n'est pas sujette à discussion ou à délibération car il s'agit d'une décision souveraine, définitive et irréversible ».
L'obsession de l'Algérie pour le Maroc
Alors que les deux ministres devaient rejoindre Dakar pour le Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), seul Ramtane Lamamra a été vu sur place, alors que Mohamed Methqal, le directeur général de l'Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) et Abderrazak Laassel, directeur du Grand Maghreb et des Affaires de l'UMA et de l'Union africaine (UA) au ministère des Affaires étrangères, étaient là, côté marocain.
Après de nombreuses déconvenues encaissées par l'Algérie dans son combat contre le Maroc au sujet du Sahara, Ramtane Lamamra qui connait parfaitement les coulisses de l'Union africaine, cherche à continuer à influencer les Etats africains afin qu'ils adhèrent à la thèse algérienne, celle des séparatistes du polisario, et avec un Forum de cette envergure, les occasions de rencontrer de hauts responsables africains sont nombreuses.
Dans un communiqué, le ministère algérien des Affaires Etrangères, l'a annoncé, « le Chef de la diplomatie algérienne aura des rencontres bilatérales avec nombre de ses homologues africains, outre des consultations avec les hautes autorités de la République du Sénégal qui assurera, à partir du mois de février 2022, la présidence tournante de l'UA ».
En effet, le régime algérien fait du dossier du Sahara la question numéro 1 de sa diplomatie, toute mobilisée à saper l'intégrité territoriale du Maroc, et cela se joue à plusieurs niveaux dont la principale arène est celle de l'Union africaine taillée sur mesure pour l'Algérie depuis sa création en 2002, mais aussi le Conseil de sécurité de l'ONU.
« Je suis surpris par l'énergie et le temps que consacre l'Algérie à la question du Sahara marocain. C'est presque devenu la question prioritaire nationale de l'Algérie », avait déclaré Nasser Bourita à l'issue du 34e Sommet de l'Union africaine (UA) qui s'est tenu par visioconférence les 6 et 7 février.
« Est-ce que la question du Sahara marocain est la priorité des priorités de l'Algérie, plus que les questions qui concernent l'Algérie et les Algériens ? Ça doit interpeller l'Algérie par rapport à cette contradiction entre un statut dont elle se revendique, et une réalité où elle est un véritable acteur de ce dossier », avait ajouté le ministre en critiquant la revendication d'Alger de pays « observateur ».
L'Algérie continue d'essayer d'influencer le jeu politique pour rallier les pays à sa cause anti-marocaine et après le FCSA, Alger compte organiser du 2 au 4 décembre à Oran, une réunion ministérielle pour aider les nouveaux membres africains de l'instance exécutive de l'ONU sur les questions de paix et de sécurité.
L'Algérie vise spécialement des pays comme le Kenya, le Ghana et le Gabon dont le mandat au Conseil de sécurité est toujours effectif d'ici 2022 et 2023. En outre, le pays compte organiser une autre rencontre, un Sommet arabe le mois de mars 2022.


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