Rabat: Ouverture du 5e Forum parlementaire Maroc-France    Partenariat Maroc – UE : la 15ème session du Conseil d'Association s'ouvre aujourd'hui à Bruxelles    Immigration en France : le Maroc en tête des premiers titres de séjour en 2025    Diplomatie régionale : le Maroc et l'Egypte renforcent un rapprochement stratégique    Douanes : plus de 100,7 MMDH de recettes en 2025    Bassin hydraulique du Loukkos: le taux de remplissage des barrages dépasse 75%    Huile d'olive : la chute des prix redonne de l'air aux ménages marocains    Maltem Africa : une nouvelle phase de croissance à dimension internationale    Retail Holding et Améthis acquièrent les activités d'OCS au Maroc et au Sénégal    Agriculture solidaire. Objectif : renforcer l'inclusion    COTY 2026 : Un triomphe inédit pour Lynk & Co    Lomé renforce ses relations économiques avec Washington    Akhannouch reçoit les présidents du Parlement français    Crise alimentaire en Afrique de l'Ouest et au Sahel : la FAO alerte    L'armée algérienne annonce avoir tué trois Marocains à Béchar    Rabat: Ouverture du 5e Forum parlementaire Maroc-France    Démolition du siège de l'UNRWA : onze capitales demandent la protection des installations de l'ONU à Jérusalem-Est    Finale de la CAN : La CAF sanctionne le Sénégal et le Maroc en coupant la poire en deux    CAN Maroc 2025. plus de 6 milliards de vues sur les réseaux sociaux    CAF sous pression : des sanctions symboliques pour masquer le malaise    La Ligue offre une récompense de 50 euros pour tout signalement de diffusions illégales de matchs    Après le Sénégal, la CAF inflige une deuxième claque au Maroc [Edito]    CAN 2025 : le verdict disciplinaire et les sanctions de la CAF au cœur de la polémique au Maroc    Soin, emploi et égalité : le CESE alerte sur un secteur encore invisible    Amine Tahraoui préside la session ordinaire du CA du Centre des sérums et vaccins    Inundaciones en Ksar el-Kebir: estado de alerta tras el desbordamiento del río Loukkos    After Senegal, CAF hands Morocco a second blow    Después de Senegal, la CAF da una segunda bofetada a Marruecos [Edito]    Cannabis légal : 109 produits à base de CBD fabriqués au Maroc    Inclusion : Tehraoui reçoit la 5e promotion des fonctionnaires en situation de handicap    Températures prévues pour le vendredi 30 janvier 2026    Réhabilitation du site de Sijilmassa : Jet Contractors décroche un marché de 156 MDH    Jazzablanca: Robbie Williams en concert pour la première fois en Afrique du Nord    CASA WE ART 2025 : clôture en apothéose de la 2ème édition    Amazighe : un dictionnaire de 7.900 termes pour l'administration    Eclosion, ou l'art d'explorer l'indomptable    Sahara : le Polisario rejette l'offre de l'administration Trump [média]    Produits du Sahara : l'UE intègre le Maroc dans le mécanisme de suivi des aides à la population de Tindouf    Témoin de mariage : une comédie contemporaine sur l'amitié, le couple et les non-dits    La CAN 2025 au Maroc devient l'édition la plus visionnée avec 6 milliards de vues    Forum interparlementaire franco-marocain : Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet en visite conjointe à Rabat    Après le retrait d'Akhannouch, Mohamed Chaouki candidat unique à la tête du RNI    Espagne : près de 500 000 migrants en situation irrégulière bientôt régularisés    Finale de la CAN : la CAF se prononcera dans les prochaines heures    La Chine enregistre 697 millions d'entrées et de sorties en 2025    Rabat, capitale du partenariat maroco-sénégalais    CV c'est vous ! Ep 89. Mohammed Amine Jemoumkh, le marketing manager à plusieurs casquettes    Kech El Oudaïa accueille une soirée de dégustation chinoise avec le soutien de l'OFPPT    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Déclarations fictives et blanchiment : L'ANRF enquête sur trois entreprises entre Casablanca et Tanger
Publié dans Hespress le 28 - 07 - 2025

D'après des sources bien informées contactées par Hespress, les équipes de contrôle relevant de l'Autorité nationale du renseignement financier (ANRF) ont récemment intensifié le rythme de leurs enquêtes et investigations autour des activités de plusieurs petites et moyennes entreprises, suite à la réception de notifications de soupçons émanant de la Direction générale des impôts (DGI). Ces dernières faisaient état de déclarations fiscales affichant des pertes jugées injustifiées.
Les mêmes sources précisent que ces anomalies ont éveillé de sérieuses interrogations quant à un possible recours à ces pertes fictives dans des opérations de blanchiment d'argent, en totale contradiction avec la réalité du marché et la nature des activités commerciales des sociétés concernées.
Selon les informations obtenues par Hespress, les missions de vérification menées par les inspecteurs de l'ANRF – lesquels ont été dotés de données précieuses fournies par les services de la DGI – se sont focalisées sur les déclarations de trois entreprises opérant respectivement dans les secteurs de la distribution en gros de pièces détachées, des travaux d'aménagement intérieur et de la vente de fournitures sanitaires. Leurs sièges sociaux, points de vente et entrepôts sont répartis entre Casablanca et Tanger.
Les investigations, combinant audits documentaires et contrôles de terrain, ont permis de mettre au jour d'importantes irrégularités au sein des transactions commerciales et des opérations bancaires de ces structures.
Les sources ajoutent que les gérants de ces entreprises, dont les liens présumés avec des réseaux de trafic de stupéfiants font actuellement l'objet d'investigations, ont eu recours à des factures falsifiées et à des transactions fictives. Objectif : induire en erreur les services fiscaux concernant le volume réel des dépenses et des charges, à travers des déclarations comptables volontairement gonflées mais déposées dans les délais légaux, tout en procédant à des versements périodiques relatifs aux obligations fiscales, notamment en matière de TVA.
Les opérations d'audit ont également révélé l'usage de faux procès-verbaux attestant de la destruction de marchandises et de stocks, ainsi que la contournement des procédures d'assurance et d'indemnisation. Les dirigeants ont en outre pratiqué une inflation artificielle de charges d'exploitation difficilement vérifiables, telles que les dépenses de carburant, d'hébergement ou de déplacements.
Toujours selon nos sources, les entreprises suspectées de blanchiment par le biais de « pertes fictives » ont cherché à exploiter les lacunes des systèmes de contrôle et d'analyse de données informatiques, en particulier ceux de la DGI. Cette dernière concentre en effet son action sur la détection des cas de réduction artificielle des bénéfices à des fins d'évasion fiscale, alors même que les manipulations consistant à gonfler les pertes ou les bénéfices représentent également un danger majeur.
Les contrôleurs ont par ailleurs mis en évidence l'implication de comptables et de responsables bancaires ayant fourni des conseils et conçu des déclarations fiscales et comptables sur mesure pour le compte de ces entreprises soupçonnées de blanchiment. Ces professionnels auraient élaboré des montages destinés à éviter tout niveau élevé de suspicion autour de l'activité réelle des sociétés, en recourant à de nouvelles stratégies de dissimulation, notamment à travers la diversification des clients et des opérations déclarées.
Il convient de rappeler que l'Autorité nationale du renseignement financier a transmis, au total, 71 dossiers aux procureurs du roi auprès des tribunaux de première instance de Rabat, Casablanca, Fès et Marrakech, ainsi qu'au procureur général du roi près la Cour d'appel de Rabat, dans des affaires liées au blanchiment d'argent et au financement du terrorisme.
Dans son rapport annuel pour l'année 2023, l'ANRF signale une augmentation de 31,48 % du nombre de dossiers transmis au parquet par rapport à l'année précédente. Le rapport indique en outre que les affaires impliquant des faits de falsification ou de contrefaçon de relevés bancaires, de moyens de paiement ou d'autres documents officiels représentent 38 % des cas portés devant les tribunaux de première instance compétents. Ce même pourcentage s'applique aux dossiers liés à des faits d'escroquerie ou de fraude. De nouvelles catégories d'infractions liées au blanchiment d'argent ont également émergé, telles que les paris sportifs, les systèmes de vente pyramidale ou encore les transactions en cryptomonnaies.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.