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Casablanca : Deux sociétés de location de voitures dans le viseur de l'ANRF pour blanchiment d'argent
Publié dans Hespress le 18 - 06 - 2025

Les services de contrôle relevant de l'Autorité nationale du renseignement financier (ANRF) ont considérablement intensifié leurs investigations autour d'activités suspectes impliquant deux sociétés de location de voitures. Ces investigations ont été déclenchées suite à des déclarations de soupçon et des signalements confidentiels faisant état de possibles opérations de blanchiment portant sur des flux financiers importants, d'origine inconnue, transitant par les deux sociétés concernées.
Des sources bien informées ont confié à Hespress que les premières vérifications ont permis aux enquêteurs de remonter la piste d'un réseau de personnes et de relations, après avoir constaté le recours à des sociétés-écrans dans la conclusion de contrats de location longue durée. Ces contrats donnaient lieu à des virements bancaires mensuels vers les comptes des deux entités visées par les investigations, accompagnés de factures et de bons de commande, renforçant ainsi les soupçons.
Les contrôleurs de l'Autorité nationale du renseignement financier ont également mobilisé les canaux de coopération avec la Direction générale des impôts. Grâce à ces échanges, ils ont pu identifier les gérants des deux entreprises basées à Casablanca, et analyser leurs antécédents commerciaux. Les investigations ont révélé qu'aucun des deux ne disposait d'un passé entrepreneurial ou commercial, l'un d'eux étant âgé de seulement 25 ans.
Par ailleurs, les données fiscales obtenues ont mis en évidence des anomalies dans les déclarations de charges d'exploitation, en particulier celles liées à l'entretien et à la réparation de véhicules. Bien que ces dépenses aient été justifiées par des factures et documents de paiement, leur montant ne correspondait pas à la taille réelle des flottes de véhicules détenues par les deux entreprises concernées.
Les investigations ont également permis d'identifier des liens entre les gérants des sociétés ciblées et des Marocains résidant à l'étranger, propriétaires d'investissements sous forme de restaurants, de cafés ou d'entreprises de construction, principalement implantés à Casablanca et Marrakech. Ces connexions ont renforcé les soupçons d'une possible implication dans un réseau structuré de blanchiment d'argent. Cela a conduit les enquêteurs à entamer, en coordination avec les services de l'Office des changes, des investigations parallèles sur la situation financière et fiscale de ces migrants dans leurs pays de résidence, en particulier en France et en Belgique. L'analyse des relevés bancaires et de l'historique des transactions financières des deux sociétés a mis en lumière la répétition de dépôts suspects sur les comptes courants d'associés, sans lien apparent avec le niveau réel d'investissement des deux entreprises ni avec la dynamique du marché de la location de véhicules.
Il convient de rappeler que l'Autorité nationale du renseignement financier avait, dans ce cadre, transmis un total de 71 dossiers aux procureurs des tribunaux de première instance de Rabat, Casablanca, Fès et Marrakech, ainsi qu'au procureur général près la Cour d'appel de Rabat. Ces dossiers portent sur des affaires de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme. Le nombre de cas transmis au parquet a enregistré une hausse de 31,48 % entre 2022 et 2023. Les dossiers liés à des faits de falsification ou de contrefaçon de relevés bancaires, de moyens de paiement ou d'autres documents représentaient 38 % des affaires soumises aux tribunaux de première instance compétents — un pourcentage équivalent à celui des affaires d'escroquerie et de fraude. De nouveaux types de dossiers liés au blanchiment d'argent sont également apparus, incluant notamment les paris sportifs, les systèmes de vente pyramidale et les cryptomonnaies.
Toujours selon les sources de Hespress, les contrôleurs de l'Autorité nationale du renseignement financier se sont appuyés sur des bases de données spécialisées répertoriant les secteurs d'activités économiques exposés aux risques de blanchiment, ainsi que les zones géographiques jugées à haut risque. Ils ont ainsi pu retracer les circuits financiers des sociétés suspectes, identifier leurs partenaires et cartographier leurs relations commerciales avec d'autres entités. Certaines de ces sociétés faisaient déjà l'objet de signalements pour fraude ou évasion fiscales. Elles sont soupçonnées d'avoir été utilisées par leurs gérants pour émettre de fausses factures et produire divers certificats administratifs, dont certains ont été retrouvés dans des dossiers de demandes de prêts, déposés dans le cadre de programmes publics de soutien financier destinés aux petites et moyennes entreprises.


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