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Bolton : un discours figé dans le passé, en décalage avec la réalité du Sahara marocain
Publié dans Hespress le 15 - 08 - 2025

Ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton refait surface dans les médias pour ressasser, comme à l'accoutumée, des positions dépassées sur le Sahara marocain. En ignorant les évolutions diplomatiques, les résolutions onusiennes et les réalités sur le terrain, il s'accroche à un récit d'un autre temps, proche des thèses séparatistes du Polisario.
Dans un entretien accordé à un journal espagnol, John Bolton s'est une nouvelle fois illustré par une sortie médiatique qui tranche avec la position officielle des Etats-Unis. En s'attaquant implicitement à la reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara et au soutien à l'initiative d'autonomie, l'ancien conseiller de Donald Trump donne l'impression de vouloir faire tourner la roue de l'Histoire, à l'envers.
Bolton a choisi de ressusciter un discours que la diplomatie mondiale a pourtant relégué aux oubliettes. Reprenant les arguments du Front Polisario, il a évoqué les « engagements de 1991 » autour d'un référendum d'autodétermination, comme si trois décennies de négociations, de résolutions du Conseil de sécurité et de réalités géopolitiques n'avaient pas existé.
Or, l'ONU elle-même considère ce référendum comme irréalisable et encourage depuis des années une solution politique, réaliste et mutuellement acceptable.
Le haut fonctionnaire à la retraite a soigneusement omis de mentionner les transformations majeures dans les provinces du Sud : projets structurants, nouveau modèle de développement, essor économique et rôle stratégique de la région comme plateforme africaine. Ces faits, visibles et documentés, contrastent avec l'image figée qu'il tente de propager.
Bolton est allé jusqu'à établir un lien entre la persistance du différend et l'instabilité au Sahel, oubliant que le Maroc est un acteur central dans la lutte contre le terrorisme et les flux migratoires irréguliers. Les rapports internationaux le confirment d'ailleurs, Rabat est un pilier de la stabilité régionale et un partenaire fiable dans la sécurité africaine.
La critique de la MINURSO par Bolton illustre aussi son biais. Selon lui, la mission onusienne aurait dû se limiter à l'organisation d'un référendum, et il fustige l'absence d'un mécanisme de surveillance des droits de l'homme. Or, le mandat de la MINURSO, renouvelé par consensus au Conseil de sécurité, vise avant tout à garantir le cessez-le-feu et à accompagner le processus politique, sans s'ingérer dans d'autres domaines.
Bolton n'a pas épargné Paris, qu'il accuse de pencher du côté marocain. Mais là encore, l'argument se heurte à la réalité, les relations maroco-françaises reposant sur un partenariat stratégique et sur des intérêts communs. Le soutien français à l'initiative d'autonomie s'inscrit dans une logique internationale, et non dans une position isolée.
Les propos de Bolton interviennent alors que monte, aux Etats-Unis comme dans l'Union européenne, l'idée de classer le Front Polisario comme organisation terroriste, en raison de ses connexions avec des groupes armés dans le Sahel. Mais en ravivant la rhétorique séparatiste, il ne fait que se placer en porte-à-faux avec les priorités actuelles de la communauté internationale œuvrant pour la lutte contre le terrorisme, la stabilité régionale et les solutions pragmatiques.


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