La France a réagi avec fermeté ce lundi après les nouvelles déclarations de Donald Trump concernant le Groenland. Le président américain a de nouveau affirmé vouloir placer cette vaste île arctique sous autorité américaine, suscitant une vive inquiétude parmi les alliés européens. Depuis l'avion présidentiel, dimanche 4 janvier, Donald Trump a expliqué que le Groenland représentait, selon lui, un enjeu majeur pour la sécurité nationale des États-Unis. Il a même évoqué un calendrier rapide, affirmant que Washington s'en « occuperait » d'ici deux mois. Ces propos interviennent dans un contexte international déjà tendu, quelques jours après l'arrestation spectaculaire du président vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis. Face à cette nouvelle sortie du locataire de la Maison Blanche, Paris a tenu à rappeler son attachement au droit international. Intervenant sur la chaine française TF1, Pascal Confavreux, porte-parole du ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères, a affirmé la « solidarité » de la France avec le Danemark, puissance souveraine sur le Groenland. Il a insisté sur le fait que l'avenir de ce territoire relève exclusivement de la volonté de ses habitants et de Copenhague. « Le Groenland appartient aux Groenlandais et aux Danois. Aucun changement de frontières ne peut être imposé par la force », a martelé le diplomate, rappelant également la visite récente d'Emmanuel Macron sur l'île arctique, signe de l'intérêt stratégique que lui porte la France. Le Quai d'Orsay souligne par ailleurs que les États-Unis bénéficient déjà d'un accès important au Groenland grâce à des accords bilatéraux avec le Danemark, ce qui rend, selon Paris, toute menace supplémentaire injustifiée. La France critique aussi l'action américaine au Venezuela Interrogé sur l'arrestation de Nicolas Maduro, Pascal Confavreux a reconnu que le président vénézuélien avait largement perdu sa légitimité démocratique et restreint les libertés de son peuple. Pour autant, la France regrette la méthode employée par Washington, estimant que le droit international n'a pas été respecté. Selon le porte-parole du Quai d'Orsay, ce type d'actions contribue à faire émerger un ordre mondial dominé par « la loi du plus fort », un scénario que Paris juge dangereux pour la stabilité internationale. Face à cette évolution, il plaide pour un renforcement de la puissance européenne, tant sur le plan militaire qu'économique et industriel. « Une diplomatie crédible repose aussi sur une économie solide », a-t-il souligné, estimant que l'Union européenne, si elle agit de manière unie, peut devenir une véritable force géostratégique sur la scène mondiale.