Google poursuit l'intégration de son intelligence artificielle Gemini au cœur de son navigateur Chrome. Le géant technologique a annoncé, mercredi, l'ajout de nouvelles fonctionnalités d'IA destinées à enrichir l'expérience de navigation et à positionner davantage sa technologie de pointe comme un outil central du quotidien numérique des utilisateurs. Parmi les nouveautés dévoilées figure une refonte partielle de l'interface de Chrome, avec l'apparition d'un panneau latéral situé à droite de l'écran. Celui-ci permet de garder le chatbot Gemini accessible en permanence, même lors de la navigation sur le Web. L'objectif affiché est clair : faciliter l'interaction avec l'IA sans interrompre la consultation des pages. Google a également présenté plusieurs outils basés sur Gemini, dont Nano Banana, dédié à la génération d'images, la fonctionnalité « Intelligence personnelle », ainsi que la « Navigation automatique ». Cette dernière permet aux utilisateurs de confier au navigateur des tâches complexes via une simple instruction en langage naturel. Ces annonces s'inscrivent dans une stratégie plus large visant à moderniser Chrome à l'ère de l'intelligence artificielle, dans un contexte de concurrence accrue avec des acteurs comme OpenAI, à l'origine de ChatGPT, ou Anthropic, développeur de Claude. Les navigateurs étant devenus un point d'entrée majeur vers les services d'IA, Google entend y consolider sa position. La firme mise également sur une personnalisation renforcée. La fonctionnalité « Intelligence personnelle », déjà lancée plus tôt ce mois-ci dans l'application Gemini, permet de croiser des données issues de services comme Gmail ou Google Photos afin de fournir des réponses plus contextualisées et adaptées aux besoins de chaque utilisateur. Cette accélération intervient dans un contexte réglementaire sensible. Depuis la décision rendue en septembre par un juge fédéral américain, évoquant un monopole illégal de Google sur le marché de la recherche en ligne et envisageant une vente forcée de Chrome, l'entreprise a intensifié l'ajout de fonctionnalités d'IA à son navigateur. Google a toutefois fait appel de cette décision au début du mois. Enfin, la pression concurrentielle s'est accentuée avec le lancement, en octobre dernier, du navigateur Atlas par OpenAI, basé sur ChatGPT. Une initiative qui avait brièvement pesé sur le cours de l'action d'Alphabet, maison mère de Google.