Le ministère de l'Équipement et de l'Eau a fait état, à la date du 4 février 2026, d'une situation hydrologique qualifiée d'exceptionnelle au niveau du barrage Oued El Makhazine, dans un contexte marqué par des apports en eau très importants suite aux fortes précipitations enregistrées ces derniers mois. Selon les données communiquées par le ministère, l'année hydrologique en cours se distingue par des apports largement supérieurs aux moyennes habituelles. Le volume global d'eau enregistré depuis le début de la saison a atteint des niveaux records, avec une hausse significative par rapport aux années précédentes. Le taux de remplissage du barrage a ainsi franchi des seuils inédits, dépassant les niveaux observés lors des dernières références hydrologiques, notamment depuis 2019. Les indicateurs officiels font état d'un taux de remplissage dépassant largement la capacité normale, plaçant l'ouvrage dans une situation de forte pression hydrique. Le volume stocké excède ainsi la capacité théorique, une configuration rare qui n'avait plus été relevée depuis plusieurs décennies. Face à cette situation, le ministère souligne que les autorités compétentes ont engagé une gestion technique rigoureuse afin de garantir la sécurité de l'ouvrage et de limiter les risques en aval. Cette gestion repose notamment sur : – un suivi permanent des niveaux d'eau et des apports entrants, – un contrôle maîtrisé des lâchers d'eau, – une évaluation continue de l'état des infrastructures hydrauliques. Des équipes techniques spécialisées assurent une surveillance continue du barrage, avec l'appui de dispositifs de mesure permettant d'anticiper toute évolution critique. Cette mobilisation vise à préserver l'intégrité de l'infrastructure tout en réduisant l'impact sur les zones situées en aval. Les données hydrologiques communiquées indiquent que les débits entrants ont atteint des niveaux particulièrement élevés. Les scénarios étudiés intègrent l'hypothèse de nouveaux apports importants en cas de poursuite des précipitations, ce qui pourrait nécessiter une adaptation des lâchers contrôlés. Les débits susceptibles d'être évacués peuvent atteindre des volumes très importants dans les situations extrêmes, ce qui impose une coordination étroite avec les autorités territoriales afin de prévenir les risques d'inondation dans les zones riveraines, notamment le long de l'oued Loukkos, souligne encore le ministère. Il indique ainsi que cette situation exceptionnelle fait l'objet d'une vigilance maximale, dans le cadre d'une coordination permanente entre les services hydrauliques, la protection civile, les autorités locales et l'ensemble des intervenants concernés, conformément aux directives royales.