Face à un niveau de remplissage exceptionnel enregistré dans le bassin du Sebou, la gestion préventive des infrastructures hydrauliques s'impose comme une priorité. C'est dans ce contexte que le barrage Al Wahda a procédé, ce jeudi 29 janvier 2026, à un lâcher d'eau contrôlé de 250 m3/s, sous la surveillance étroite des autorités locales, afin de sécuriser les zones situées en aval. Le Barrage Al Wahda a entamé cette opération à 15h00. La manœuvre, rendue nécessaire par le niveau particulièrement élevé des réserves hydriques consécutif aux précipitations abondantes enregistrées ces dernières semaines, mobilise un débit de 250 mètres cubes par seconde. Les autorités locales, sous la coordination du gouverneur de la province de Sidi Kacem, sont mobilisées pour assurer la sécurité des populations riveraines. Cette opération s'inscrit dans un contexte climatique marqué par un hiver 2026 particulièrement pluvieux, ayant permis une reconstitution rapide des réserves hydriques à l'échelle nationale. Le bassin du Sebou, dans lequel se situe le barrage Al Wahda, affiche ainsi un taux de remplissage dépassant les 66 %. Si cette situation constitue un indicateur positif pour la sécurité hydrique du pays, elle impose néanmoins une gestion rigoureuse afin de prévenir tout risque de surcharge et de préserver la stabilité de l'ouvrage. Lire aussi: Les apports en eau dans les barrages à 5.829,16 millions m3 du 1er septembre au 28 janvier 2026 La décision de procéder à ce lâcher d'eau avait été formalisée par l'Agence du Bassin Hydraulique du Sebou dans une correspondance datée du 20 janvier, appelant à la prise de « dispositions nécessaires » face à l'augmentation continue des apports hydriques. Avec le lancement effectif de l'opération, une vigilance accrue est désormais de mise dans les zones en aval, un débit de cette ampleur pouvant entraîner une élévation rapide du niveau de l'oued. À cet égard, les services de la Protection Civile marocaine, en coordination avec les autorités provinciales, réitèrent leurs appels à la prudence. Les habitants des zones situées en aval du barrage sont invités à rester à l'écart des berges et des lits d'oued durant toute la durée de l'opération. Si ce lâcher d'eau vise avant tout à réguler la pression exercée sur l'infrastructure, il génère temporairement un risque accru dans les zones inondables. La coopération des populations concernées demeure essentielle afin que cette phase de gestion préventive des ressources en eau, déterminante pour la sécurité hydrique et la durabilité des infrastructures, se déroule dans des conditions optimales et sans incident.