Le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, a affirmé son rejet de ce qu'il a qualifié de « logique des leaderships éternels », estimant que la force des partis politiques ne se mesure pas à la longévité de leurs dirigeants, mais à leur capacité à se renouveler, à durer et à accompagner les mutations de la société. S'exprimant ce samedi lors de la présentation du rapport politique à l'occasion du congrès extraordinaire du parti tenu à El Jadida, Akhannouch a expliqué que la limitation du nombre de mandats à la tête du parti ne relevait pas d'un choix formel, mais d'une décision de principe, fondée sur la conviction que le leadership est une responsabilité temporaire et non un privilège permanent, et que le parti doit évoluer en phase avec son époque et les attentes de la société. Le président du RNI a, en outre, souligné que sa décision de ne pas briguer un troisième mandat à la tête du parti était « sérieuse et mûrement réfléchie », reposant sur une lecture lucide du parcours du RNI, le respect de ses statuts et des principes de la démocratie interne, ainsi que sur une évaluation précise des exigences de la prochaine étape. Le parti s'apprête à choisir une nouvelle direction disposant des compétences, des capacités et de la conscience nécessaires face aux défis à venir, a-t-il encore dit, exprimant sa confiance dans cette future équipe dirigeante. L'ensemble des militantes et militants du parti l'accompagneront par un soutien responsable et des conseils sincères, afin d'assurer la réussite de sa mission, a assuré Akhannouch. Dans ce contexte, il a adressé ses vœux de réussite au candidat du parti, Mohamed Chaouki, faisant part de sa confiance en sa capacité à diriger le RNI durant la prochaine phase avec responsabilité et esprit de consensus. Il a, à cet effet, appelé l'ensemble des composantes du parti de la Colombe à se rassembler autour de la nouvelle direction et à lui apporter tout le soutien nécessaire, dans le respect de la logique du travail collectif et de l'esprit d'appartenance qui a marqué le parcours du RNI. Akhannouch a également insisté sur les enjeux des prochaines échéances électorales, prévues en 2026, qui requièrent une mobilisation totale du parti, de ses structures et de ses instances, précisant que la tenue de ce congrès extraordinaire a permis de voter la prolongation du mandat des structures du parti, compte tenu de l'importance des échéances à venir et de leur proximité. Le renouvellement des structures partisanes, a-t-il expliqué, constitue un processus démocratique et organisationnel nécessitant un délai suffisant, dans la mesure où il implique l'organisation de 75 congrès provinciaux avant la tenue du congrès national.