L'armée algérienne poursuit sa série de provocations à la frontière avec le Maroc dans une tentative de provoquer des affrontements armés. En effet, elle a procédé hier lundi à des tirs de sommation en l'air à proximité des lieux où se trouvaient des agriculteurs locaux dans la zone de « Ich », relevant de la province de Figuig. Selon des sources locales, cette manœuvre visait à intimider les agriculteurs, à semer la peur et à créer un sentiment d'insécurité sur leurs propres terres, faisant suite à une précédente intervention le 4 du mois courant liée à la redéfinition du tracé des frontières. Les sources contactées par Hespress ont confirmé que les pratiques hostiles des éléments de l'armée algérienne à la frontière inquiètent désormais la population locale pacifique, qui vit de l'agriculture vivrière et de l'élevage. Ces derniers jours, les habitants ont été surpris par des mouvements inhabituels de l'armée algérienne, qui tente d'étaler sa force face aux civils marocains de Ich, sur qui des soldats algériens ont braqué leurs fusils il y a quelques jours. Les mêmes sources ont souligné que les habitants de la région de Ich sont restés attachés au principe de bon voisinage, ayant même par le passé ouvert leurs portes aux Algériens et à la résistance algérienne contre la colonisation française, mais que l'Algérie a choisi de rendre la pare par de telles provocations. Cette situation a conduit à la création d'un comité de suivi des événements, dont les échos sont parvenus jusqu'à la présidence française. La communauté marocaine en France a adressé une lettre à l'Élysée pour tenir Paris responsable du tracé des frontières et de l'amputation de terres agricoles marocaines pour les rattacher à l'Algérie. Il est à noter qu'une caravane de solidarité régionale, prévue vers la zone, a été suspendue à la demande des autorités. Par ailleurs, le comité susmentionné et des acteurs de la société civile tiendront une réunion ce mardi 10 février avec le gouverneur de la province de Figuig pour examiner cette situation anormale à la frontière. Les sources affirment que la population locale soutient les Forces Armées Royales marocaines et exige la protection de ses vies et de ses biens contre toute témérité algérienne potentielle. Taoufik Allal, membre du comité de suivi des événements de la zone de « Ich », a déclaré à Hespress que la journée du 4 février n'était pas ordinaire pour la population locale. Celle-ci a été surprise par le mouvement d'environ 30 éléments de l'armée algérienne qui ont entamé une opération de redéfinition des frontières, changeant leurs repères et faisant étalage de leur force près des agriculteurs marocains. L'acteur associatif a ajouté que cette provocation a atteint le point de braquer des armes sur les agriculteurs présents dans leurs champs et de tirer en l'air. L'armée algérienne a réitéré ces actes, créant une panique parmi les habitants qui craignent que les militaires algériens ne commettent l'irréparable. Il a insisté sur le fait que les habitants du Ksar Ich redoutent la persistance de ces provocations quotidiennes qui pourraient conduire à des drames humanitaires. Il qualifie cette inquiétude de légitime, née de la peur réelle que cette intimidation délibérée ne se transforme en blessures ou en pertes humaines sous les balles de l'armée algérienne. Il précise que celle-ci utilise le prétexte récurrent du trafic de drogue, bien que tout le monde sache que les habitants de la région sont très loin de cette activité illicite.