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Pharmacies : pour Ahmed Rahhou, le modèle actuel "a atteint ses limites"
Hicham Oukerzaz
Publié dans
Hespress
le 10 - 03 - 2026
Le système de distribution des médicaments au Maroc fonctionne, mais il s'essouffle. Derrière un réseau dense de plus de 14 000 officines, le Conseil de la concurrence a identifié plusieurs failles structurelles : des horaires d'ouverture restreints, une organisation du travail peu flexible et un modèle économique trop dépendant de la vente de médicaments. Une réforme progressive apparaît désormais inévitable.
Le modèle d'organisation et de fonctionnement des pharmacies au Maroc montre aujourd'hui ses limites et appelle une évolution progressive. C'est en substance le message délivré ce mardi 10 mars à
Rabat
par Ahmed Rahhou, président du Conseil de la concurrence, à l'occasion de la présentation de l'avis de l'institution sur l'état de la concurrence dans les marchés de la distribution du médicament. Tout en reconnaissant les acquis du système actuel, notamment la bonne couverture territoriale du réseau officinal, le responsable estime que plusieurs dysfonctionnements persistent, qu'il s'agisse de l'amplitude d'ouverture des pharmacies, de la présence effective du pharmacien ou encore du modèle économique des officines.
Le diagnostic posé par le Conseil de la concurrence s'inscrit dans une analyse plus large de la chaîne de distribution du médicament au Maroc, qui englobe les laboratoires pharmaceutiques, les grossistes-répartiteurs et les pharmacies d'officine. Le secteur représente aujourd'hui un marché de près de 26 milliards de dirhams, avec plus de 14.000 pharmacies réparties sur le territoire national.
Pour Ahmed Rahhou, la première observation positive concerne précisément la répartition géographique de ces officines. Selon lui, le Maroc dispose aujourd'hui d'un réseau officinal relativement dense qui permet, dans la majorité des cas, aux citoyens de trouver une pharmacie à proximité de leur lieu de résidence. La présence des pharmacies est globalement assurée dans les grandes villes et dans une grande partie du territoire, même si certaines petites localités peuvent encore connaître ponctuellement des insuffisances.
Cette couverture territoriale constitue un acquis important du système marocain. Dans la pratique, un grand nombre de citoyens disposent ainsi d'une pharmacie relativement proche de leur domicile.
Toutefois, cette proximité géographique ne signifie pas nécessairement que la pharmacie soit accessible à tout moment de la journée. Selon Ahmed Rahhou, l'un des problèmes persistants du système réside dans les horaires d'ouverture des officines.
Dans plusieurs villes, trouver une pharmacie ouverte entre midi et quinze heures ou après dix-neuf heures peut s'avérer difficile. Les patients doivent parfois parcourir plusieurs quartiers avant d'identifier une officine ouverte, en dehors des pharmacies de garde.
Or, dans de nombreux pays, les pharmacies ouvrent généralement plus tôt et ferment plus tard. Les horaires peuvent s'étendre de sept heures ou sept heures trente le matin jusqu'à dix-neuf heures trente ou vingt heures le soir, en complément d'un système de gardes organisé et réglementé.
Pour le président du Conseil de la concurrence, cette situation interroge sur le niveau de service effectivement rendu au citoyen, alors même que le système de santé mobilise des ressources importantes, que ce soit à travers les dépenses directes des ménages ou les contributions au financement de la couverture sanitaire.
© Ayoub Amar
Au-delà de la question des horaires, Ahmed Rahhou insiste également sur un principe fondamental dans la distribution du médicament : la présence du pharmacien au moment de la délivrance des produits.
Dans tous les systèmes de santé structurés, rappelle-t-il, c'est le pharmacien qui doit remettre le médicament au patient. Ce professionnel est en effet chargé de lire l'ordonnance, de vérifier la conformité du traitement prescrit et de s'assurer qu'il n'existe pas d'interactions médicamenteuses ou d'erreurs susceptibles de compromettre la sécurité du patient.
Dans certains pays, cette obligation est strictement encadrée. En Arabie saoudite, par exemple, la délivrance d'un médicament par une personne non pharmacienne peut entraîner de lourdes sanctions financières.
La législation marocaine prévoit également que le pharmacien soit présent dans son officine. Mais dans la pratique, observe Ahmed Rahhou, la situation constatée sur le terrain est parfois différente. Selon lui, cette difficulté tient en partie à la structure même du réseau officinal marocain. Dans la majorité des cas, une pharmacie fonctionne avec un seul pharmacien titulaire. Cette configuration limite les possibilités d'organisation du travail et rend plus difficile l'élargissement des horaires d'ouverture. Dans d'autres pays, les officines comptent souvent plusieurs pharmaciens au sein d'une même structure, ce qui permet une rotation et une présence professionnelle continue.
Le président du Conseil estime ainsi que le problème ne réside pas tant dans le nombre de pharmacies que dans le nombre de pharmaciens disponibles par officine et dans l'organisation du travail au sein du réseau officinal.
La réflexion engagée par le Conseil porte également sur le modèle économique des pharmacies. Au Maroc, les revenus des officines proviennent encore très largement de la vente de médicaments, ce qui rend leur rentabilité particulièrement dépendante du niveau des prix et des marges réglementées.
Dans un contexte où le Royaume s'engage dans la généralisation de la couverture sanitaire, les dépenses liées aux médicaments devraient mécaniquement augmenter. À terme, ces dépenses seront supportées par l'ensemble des citoyens à travers les cotisations et les contributions au système d'assurance maladie.
Dans plusieurs pays, cette situation a conduit à faire évoluer le modèle économique des pharmacies vers davantage de diversification. Une part importante du chiffre d'affaires provient désormais de la vente de produits de parapharmacie, de nutrition, de soins corporels ou encore de services pharmaceutiques. En
France
, par exemple, ces activités peuvent représenter entre 20 et 30% du chiffre d'affaires des officines. Dans certains réseaux de pharmacies, cette proportion peut même atteindre des niveaux plus élevés. Cette diversification permet d'alléger la pression exercée sur les prix du médicament et sur les marges réglementées.
Au Maroc, le modèle reste largement centré sur la délivrance du médicament derrière un comptoir. Pour Ahmed Rahhou, cette configuration limite les possibilités de développement commercial des pharmacies. Dans plusieurs pays, les officines disposent de surfaces de vente plus importantes où les patients peuvent accéder à une large gamme de produits liés à la santé, à la petite enfance, à la diététique ou aux soins corporels avant même d'arriver au comptoir pour échanger avec le pharmacien.
Toutefois, un tel modèle suppose des investissements importants. L'ouverture d'une pharmacie au Maroc nécessite aujourd'hui entre quatre et cinq millions de dirhams. Pour de nombreux pharmaciens issus de familles modestes ou de classes moyennes, un tel investissement représente un obstacle majeur.
© Ayoub Amar
Dans ce contexte, Ahmed Rahhou évoque la possibilité de modèles d'organisation permettant de mutualiser les ressources financières, par exemple à travers des partenariats d'investissement ou l'intégration dans des réseaux de pharmacies.
Une telle évolution pourrait également permettre d'employer plusieurs pharmaciens au sein d'une même officine, améliorant ainsi les conditions de travail et l'amplitude d'ouverture des établissements.
Le président du Conseil insiste toutefois sur un point essentiel : ces évolutions ne signifient pas que des acteurs extérieurs puissent vendre des médicaments sans encadrement professionnel. La responsabilité pharmaceutique resterait au cœur du dispositif, avec un pharmacien responsable chargé de superviser l'activité de l'officine.
L'objectif, explique-t-il, est de trouver un modèle permettant aux petits pharmaciens de conserver leur place dans le système, tout en assurant la viabilité économique du secteur.
Cette réflexion apparaît d'autant plus nécessaire que plusieurs milliers de pharmacies se trouvent aujourd'hui dans une situation financière fragile. Selon les estimations évoquées lors de la conférence, entre quatre mille et cinq mille officines pourraient être concernées.
Pour le Conseil de la concurrence, la solution ne peut pas reposer sur des subventions publiques. Le secteur pharmaceutique étant organisé comme un secteur privé reposant sur l'investissement privé, il doit évoluer conformément aux règles économiques du marché.
L'enjeu consiste donc à adapter le modèle afin de préserver l'équilibre du réseau officinal tout en améliorant le service rendu aux patients.
À terme, l'objectif serait que chaque citoyen puisse trouver une pharmacie ouverte à moins d'un kilomètre de son domicile durant la journée et à deux ou trois kilomètres la nuit, grâce à une organisation plus efficace et à un modèle économique plus robuste du réseau officinal.
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