Les cours du pétrole ont dépassé 100 dollars pour la première fois depuis 2022, le marché s'inquiétant de voir la guerre au Moyen-Orient se prolonger en raison des dommages sur les infrastructures énergétiques et du blocage du détroit d'Ormuz. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, s'envolait de 12,70% à 104,46 dollars vers 10H20 GMT (11H20 à Paris), après s'être affiché à 119,50 dollars plus tôt dans la séance. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en avril, bondissait de 11,66% à 101,50 dollars, après avoir touché 119,48 dollars. L'Iran, attaqué par les Etats-Unis et Israël il y a dix jours, poursuit ses frappes contre les infrastructures de ses voisins du Golfe, riches en hydrocarbures. Le détroit d'Ormuz par lequel transite en temps normal un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) reste aussi impraticable. Le cours du gaz européen a également bondi, avec notamment les exportations en provenance du Qatar qui restent bloquées. Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s'affichait en hausse de plus de 16,42% à 62,150 euros le mégawattheure, après avoir ouvert sur un bond à environ 30%.