Lors de la 61e session du Conseil des droits de l'homme, tenue à Genève, Hasnaa Bara Mohamed, s'exprimant au nom de l'Agence Internationale pour le Développement, a mis en lumière la situation des migrants et des personnes en mobilité, appelant à un renforcement de leur protection à l'échelle internationale. Intervenant dans le cadre du débat général relatif au point 4, consacré aux situations nécessitant l'attention du Conseil, Hasnaa Bara Mohamed a souligné que les migrants demeurent parmi les catégories les plus exposées aux violations des droits humains, en raison notamment des obstacles liés à l'accès aux services essentiels, à la protection juridique et à l'intégration sociale. Elle a, à cet égard, relevé certaines initiatives nationales illustrant les efforts entrepris pour améliorer la prise en charge de ces populations vulnérables. En Afrique du Nord, la Tunisie a ainsi engagé des démarches visant à renforcer sa coopération avec les organisations internationales et les acteurs humanitaires. Elle a également mis en avant l'expérience du Maroc, qualifiée de « modèle à suivre », notamment depuis le lancement de la Stratégie nationale d'immigration et d'asile. Cette politique, a-t-elle indiqué, repose sur une approche globale et humaniste, fondée sur le respect des droits fondamentaux et l'intégration progressive des migrants. Les campagnes de régularisation menées par le Royaume ont permis à des dizaines de milliers de migrants d'accéder à un statut administratif, facilitant leur accès aux services de santé, à l'éducation ainsi qu'à diverses opportunités d'insertion socio-économique. Par ailleurs, elle a souligné la mise en place de structures d'accueil et d'accompagnement social dans plusieurs villes, notamment Rabat, Salé, Oujda et Casablanca, ainsi que dans les provinces du Sud, comme Laâyoune et Dakhla. Ces initiatives locales, a-t-elle précisé, reposent sur une collaboration étroite entre autorités publiques, organisations internationales et société civile. En conclusion, Mme Bara Mohamed a affirmé que ces expériences démontrent l'importance d'une gouvernance migratoire fondée sur la solidarité, la coopération et le respect de la dignité humaine, en tant que réponse durable aux défis migratoires contemporains.