À l'occasion du 50e anniversaire des relations diplomatiques entre le Maroc et le Saint-Siège, André Azoulay a souligné, mercredi à Rome, la portée historique de cet événement, qu'il considère comme une opportunité de mesurer le profond renouveau (« aggiornamento ») qui caractérise ces relations. S'exprimant aux côtés du cardinal Pietro Parolin et de Rajae Naji Mekkaoui, le Conseiller de Mohammed VI a fait part de sa satisfaction après avoir rencontré le Pape Léon XIV, qui a adressé ses salutations chaleureuses au souverain marocain, saluant la qualité et la singularité des liens entre le Vatican et le Royaume. Prenant la parole dans le cadre emblématique de l'Université Grégorienne, fondée par les Jésuites il y a près de cinq siècles, André Azoulay a mis en avant le modèle marocain du vivre-ensemble, fondé sur le respect et la valorisation des spiritualités. « Le sacré de l'Autre chez nous est une révélation de la profondeur et de la réalité de l'Autre », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité, dans un monde marqué par les tensions identitaires, de promouvoir une lecture apaisée et inclusive des différences. Dans un contexte international où les discours de fracture entre civilisations persistent, il a rappelé que le Maroc, sous le leadership de Mohammed VI, incarne une nation où la diversité religieuse est perçue comme une richesse et non comme une menace. En guise d'illustration, André Azoulay a évoqué un geste symbolique fort : à Séville, les processions précédant les célébrations de Pâques s'ouvriront cette année avec une croix en thuya et en nacre, réalisée par des artisans d'Essaouira et offerte à la Giralda. Une initiative hautement saluée par l'assistance, qui témoigne de la vitalité du dialogue interreligieux entre les deux rives de la Méditerranée.