La défense des 18 supporters sénégalais poursuivis dans l'affaire du hooliganisme lors de la finale la Coupe d'Afrique des Nations (CAN), a réclamé la présence du président de la Confédération africaine de football (CAF) au procès et a demandé à évaluer le degré d'implication de chacun des supporters. Lors de l'audience qui s'est tenue lundi à la Cour d'Appel de Rabat, la défense des supporters poursuivis en état d'arrestation ont réclamé la présence de Patrice Motsepe en tant que représentant de l'instance responsable de l'organisation de l'événement. Par ailleurs, l'avocate Naima El Kallaf a demandé à la cour de convoquer une responsable de l'Agence nationale des équipements publics, estimant que l'évaluation des dégâts enregistrés au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat « ne repose pas sur une expertise judiciaire », soulignant » la nécessité de comprendre comment ces pertes ont été évaluées ». La défense des accusés a demandé aussi que la vidéo sur laquelle s'est appuyée la police judiciaire soit projetée, afin de vérifier le degré d'implication de chacun des supporters dans les faits qui leur sont reprochés et pour lesquels ils ont déjà été condamnés en première instance. De son côté, le représentant du ministère public a n'a pas voulu prendre en compte les requête de la défense, estimant qu'ils ne seraient « pas utiles » et a demandé le rejet des requêtes présentées par la défense des supporters sénégalais. Le représentant du ministère public a également souligné que « le monde entier a été témoin des incidents regrettables ayant marqué la finale entre les équipes marocaine et sénégalaise, diffusée en direct ». Concernant l'argument de la défense sur les lois applicables, il a précisé que « les infractions commises à l'intérieur du stade restent soumises au droit pénal marocain », ajoutant que « la projection de la vidéo ne serait pas utile, d'autant plus que la police judiciaire en a fidèlement retranscrit le contenu ».