Bourita reçoit un émissaire du Président de la RDC, porteur d'un message à SM le Roi    Le Mali annonce le retrait de sa reconnaissance de la pseudo « rasd »    Mercure de La Vie éco : Amine Tehraoui, Abdellatif Ouahbi et Mohamed Ouzzine    Zagora : El Bouari préside l'ouverture du premier Forum national des oasis    Coopératives féminines : Une nouvelle dynamique d'export portée par le digital à GITEX Africa    Gitex Africa 2026 : les priorités numériques du continent au cœur des débats    Fès : des experts internationaux débattent des enjeux de l'arbitrage    Innovation financière : Morocco Fintech Center et Bank of Africa unissent leurs forces (VIDEO)    Météo : Averses orageuses, chutes de neige et fortes rafales de vent, prévus samedi et dimanche    Archives au Maroc : le temps d'un basculement stratégique    179 zones... La Chine étend son réseau de zones de développement industriel de haute technologie    Anfa Realties présente Les Villas d'Anfa Marrakech, premier projet du groupe dans la ville ocre    Guerre contre l'Iran : John Kerry regrette un conflit « qui n'aurait jamais dû avoir lieu »    Les médias iraniens annoncent que les négociations avec les Etats-Unis ont débuté au Pakistan    Sénégal-Maroc : une sortie du PM sénégalais qui suscite des interrogations    Rugby féminin : le Maroc intensifie sa préparation avant sa première Coupe d'Afrique    Ligue des Champions CAF: AS FAR/RSB, un plat footballistique marocain à la saveur africaine    De l'idéologie au pragmatisme : La politique étrangère marocaine ajuste ses positions africaines    ANEF-CESE : pour rendre effective la chaîne sanction-réparation    Moroccan Sahara: Republic of Mali Announces Withdrawal of Its Recognition of So-Called 'sadr'    M. Laftit reçoit le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la coordination des Services spéciaux de Pologne    Serie A en déclin : les Lions de l'Atlas s'y brûlent-ils la crinière ?    Mondial 2030 : Accord judiciaire entre le Maroc, l'Espagne et le Portugal    Sénégal : Les propos d'Ousmane Sonko sur les «55 Etats» africains interrogent    Pourquoi Issa Diop a choisi le Maroc : révélations de son entourage    Marruecos: Chubascos tormentosos, granizo y nieve de viernes a domingo    Coupes africaines : double choc pour les clubs marocains ce samedi    Cannes : «La Más Dulce» de Laïla Marrakchi retenu dans Un certain regard    Cinéma : Sami Fekkak, de la finance aux plateaux de tournage [Portrait]    Mariage: Les hommes marocains ont dit non ! (Enquête HCP)    L'avenir de Neil El Aynaoui avec la Roma en suspens... Va-t-il quitter les "Loups" cet été ?    Mondial 2026 : Le Maroc pourrait affronter la Norvège en amical    Présidentielle. Les Djiboutiens aux urnes    FLAM 2026 à Marrakech : la littérature africaine convoque l'imaginaire pour penser les crises du monde    Kanvô : la noblesse textile béninoise au cœur de la création moderne    Emm'a, la chanteuse gabonaise, dans le jury de The Voice Afrique 2026    Motsepe : Le Maroc a organisé la CAN la plus réussie de l'histoire à tous les niveaux    Aziz Akhannouch préside un Conseil de gouvernement axé sur les réformes territoriales et législatives    Session de printemps : le Parlement en sprint final avant les législatives    CAF referees' committee president admits to controversial instructions during 2025 AFCON final    Árbitros marroquíes seleccionados para el Mundial 2026    Revue de presse de ce vendredi 10 avril 2026    Laftite a présenté la nouvelle génération des programmes de développement territorial au Roi Mohammed VI    Un étudiant marocain sauve une femme en Chine et salué comme un héros    La Mimouna... une mémoire vivante du vivre-ensemble marocain qui se renouvelle chaque année    «Terrorisme d'Etat» : La réaction discrète de l'Algérie aux accusations françaises    Liban. Le chef du Hezbollah tué dans une frappe israélienne.    Maroc : comment le Mondial 2030 peut booster les industries culturelles et créatives    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Cinéma : Sami Fekkak, de la finance aux plateaux de tournage [Portrait]
Publié dans Yabiladi le 10 - 04 - 2026

Au Maroc, Sami Fekkak a pris goût à l'interprétation, durant son adolescence. Après des années d'études à l'étranger et un parcours dans la finance, c'est le jeu d'acteur qui le ramènera au pays, où s'est basé et s'est révélé dans des séries et des films. Depuis, il trouve une dimension spirituelle dans l'exercice d'incarner des personnages qu'il n'est pas.
Sami Fekkak


Devant la caméra, Sami Fekkak se distingue par un jeu d'acteur fluide, sans superflu et au plus près du personnage. Avant, il s'attèle à analyser le scénario de son rôle, pour en ressortir les traits à accentuer ou à estomper et enrichir son interprétation. Son rapport intelligent à ce processus l'aura propulsé aussi bien au Maroc qu'en Europe et aux Etats-Unis. C'est sur le tournage de «Colosseum» pour National Geographic qu'il est d'ailleurs repéré par un assistant-réalisateur marocain, pour s'engager sur le film «Hôtel de la paix».
À l'affiche de cet opus d'horreur réalisé par Jamal Belmejdoub et produit par Jacaranda Productions/Studios, Sami Fekkak incarne Karim, propriétaire d'hôtel à Marrakech. A la mort de son aïeul confronté à une malédiction, il sera pris dans un tourbillon d'événements paranormaux, avec la responsabilité de décider de l'avenir de l'enseigne. «J'ai commencé à travailler sur ce film en 2021. Je suis content de le voir à l'écran, en 2026. C'est l'une des expériences les plus formatrices pour moi», nous confie l'acteur, désormais basé au Maroc.
Neveu de l'acteur et producteur Rachid Fekkak, Sami a pris goût à ce projet, dans un enchaînement de productions nationales et internationales diverses. Jouer au Maroc dans le registre de l'horreur, encore peu exploré, aura été à la fois un challenge et une manière de s'exercer à un rôle loin de lui ressembler, mais qu'il a travaillé assez pour se l'approprier.
«Ces interprétations me permettent de transcender les époques et les vies. C'est une démarche de jeu d'acteur qui me correspond et qui me rapproche de ma spiritualité, d'une certaine manière, à travers la possibilité d'être plusieurs personnes et d'être moi-même.»
Sami Fekkak, comédien et acteur
Une passion développée à Casablanca
Né à Paris où il a passé une partie de son enfance, avant de vivre au Etats-Unis, puis de se réinstaller à Casablanca, Sami Fekkak a développé son engouement pour le jeu d'acteur au Maroc. C'est de là qu'il a eu un intérêt encore plus particulier à rendre au cinéma national ce qui lui a été donné.
Il se souvient surtout d'avoir été «un enfant très timide». Son père, qui maîtrise la prise de parole de par son métier de conférencier et d'universitaire, décide de l'inscrire au théâtre. «A l'adolescence, le retour au Maroc a été difficile. Le changement d'univers a nécessité un moment d'adaptation. Ce dernier a été rempli par la scène, que j'ai déjà pratiquée à sept ans», nous dit-il.
«Mon père a toujours voulu que nous soyons meilleurs que lui. Il a tenu à ce que j'aie un moyen d'expression pour m'extérioriser et prendre la parole. J'ai pris des cours à la FOL et j'ai apprécié de dire ce que je n'arrivais pas à dire dans la vie quotidienne.»
Sami Fekkak
Le jeune acteur est inscrit ensuite au CAFc, «le théâtre où Gad Elmaleh a joué», se plaît-il à souligner. Il participe à plusieurs pièces, entouré d'adultes, jusqu'à décrocher un rôle principal à 18 ans. Repéré par la directrice de casting Rakel Taxi, il se voit proposer un rôle pour «Rock The Casbah» de de Laïla Marrakchi. «J'ai été retenu, mais j'ai dû abandonner à cause de mes examens de baccalauréat», se rappelle-t-il.
Orienté vers une autre boîte de production, Sami Fekkak joue dans la websérie publicitaire «Switchers», qui le révèle au public marocain. «Le message de cette série a forgé ma personnalité. Il dit que l'on n'a pas besoin d'être quelqu'un d'autre que soi-même pour être aimé», se souvient l'acteur. Celui-ci participe à la deuxième saison et reçoit plusieurs contrats. Il fait ensuite une pause du cinéma, pour y revenir à 26 ans.
Après son baccalauréat à Casablanca, Sami Fekkak prend en effet son envol pour Toulouse (France), où il obtient une licence en économie et sociologie. Il enchaîne avec un master en business des administrations à Passau (Allemagne) et travaille dans la bourse, la finance, la banque et l'assurance. Mais l'appel de la scène a été encore plus fort.
De la finance à l'interprétation
En France, Sami Fekkak s'est inscrit au conservatoire de théâtre. Sur 500 candidats, il fait partie des 70 retenus, puis il est sélectionné dans une classe de 15. Il jouera ensuite dans plusieurs pièces. Décidé à quitter son emploi pour les planches, il voit son succès se confirmer, jusqu'à recevoir un contrat au Maroc, ouvrant la voie vers un nouveau retour.
«Je n'étais pas revenu au pays depuis un moment, mais les choses arrivent à point nommé», nous déclare Sami Fekkak, retenu pour la série «Shab L BAC» du réalisateur Ahmed Aksas (Actarus). De retour au bercail, il ne se contente pas d'attendre que les propositions viennent à lui. Il s'inscrit même à l'Acting Institute pour reprendre des cours. Depuis, il s'est retrouvé à la télévision et en contact avec des directeurs de casting.
Tout en étant créateur de contenu au Maroc, Sami Fekkak multiplie les projets, entre films et séries. Il joue dans «Chahadat Milad» de Ilham Alami et Hamid Ziane, «The Wound» de la réalisatrice marocaine Seloua El Gouni, ou plus tard dans «Kanbghik.ma», de Mansour Mellali. A l'étranger, il est appelé pour le film espagnol «Raqqa» de Gerardo Herrero, où il donne la réplique à avec Álvaro Morte, connu pour le rôle du professeur Sergio Marquina dans «La Casa de Papel».
L'acteur marocain incarne aussi le rôle de Nadir, dans la série néerlandaise «Mocro Maffia». Il se met dans la peau de Moïse, dans la mini-série documentaire de Netflix «Testament Story of Moses» de Benjamin Ross, et côtoie Liam Hamsworth, sur le tournage de «Lonely Planet».
«Sur ce plateau, j'ai connu un autre système de travail. Je n'ai jamais été aussi heureux devant la caméra. Grâce aux coachs et aux acteurs, j'en ai appris encore plus sur le fait que l'interprétation ne réside pas dans l'intensité, mais dans la présence.»
Sami Fekkak
Aujourd'hui, Sami Fekkak estime que combinée au théâtre, sa formation en sociologie l'aide à mieux comprendre ses rôles. Au fil des expériences, il apprécie davantage cette capacité de «transcender les vies et les époques». «C'est pour cela qu'on dit aussi qu'un acteur est comme un vin : plus il vieillit, plus il est bon !», plaisante-t-il.
Article modifié le 10/04/2026 à 18h47


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.