DR ‹ › Le dernier long-métrage de la réalisatrice marocain Laïla Marrakchi, «La Más Dulce», a été retenu pour la prochaine édition du festival de Cannes, qui se tient du 12 au 23 mai 2026 en France. Le film a été sélectionné dans la catégorie Un certain regard, a annoncé hier le Centre cinématographique marocain (CCM). Production marocaine, française, espagnole et belge, l'opus raconte l'histoire de deux jeunes femmes qui quittent leur Maroc, pour travailler en tant que saisonnière dans les champs de fraises du le sud de l'Espagne. Sur place, elles travaillent en vertu des crontrats établis dans le cadre de la migration circulaire. Dans ce sens, «la rémunération promise par les propriétaires leur donne l'espoir d'une vie meilleure à leur retour, pour elles et leurs familles». Seulement, les deux protagonistes feront l'objet d'abus et de harcèlement. Aidées par un avocat, «elles décident de dénoncer les agissements dont elles sont victimes, au péril de leur vie», indique le synopsis du film, faisant un écho évocateur aux situations réelles révélées par les ouvrières agricoles de Huelva. Issu de l'édition 2025 des Ateliers de l'Atlas, le programme industrie du Festival international du film de Marrakech (FIFM), cet opus le troisième long-métrage de la réalisatrice, après «Marock» en 2005, puis «Rock the Casbah» en 2013. Interprété par Nisrin Erradi, Hajar Graigaa, Hind Braik, Fatima Attif et Larbi Mohammed Ajbar, le film est produit par Lumen (France), coproduit par Fasten Seat Belt (Espagne), Mont Fleuri (Maroc) et Mirage Films (Belgique). À son actif, Laïla Marrakchi compte également plusieurs courts-métrages : «L'Horizon perdu» (2000), «200 Dirhams» (2002) et «Momo Mambo» (2003).