Dans un contexte marqué par la hausse des prix et la pression sur le pouvoir d'achat, une nouvelle session du dialogue social entre le gouvernement et les syndicats a débuté. Les revendications des syndicats comprennent une augmentation immédiate des salaires et des pensions, ainsi que la mise en œuvre des accords précédents. Voici les détails. Face à l'augmentation des charges des ménages, à la hausse des prix et au coût de la vie, les syndicats ont appelé à revoir à la hausse les salaires, en particulier les pensions de retraite. À quelques mois de la fin du mandat du gouvernement, les principales centrales syndicales exigent la mise en œuvre des accords précédents, notamment ceux des 22 et 24 avril, encore partiellement appliqués, ainsi que des mesures urgentes afin de faire face à l'érosion du pouvoir d'achat. Cette session du dialogue social coïncide avec l'approche de la fête du Travail, le 1er mai, d'où des revendications principalement axées sur les salaires, avec un appel à une augmentation générale dans les secteurs public et privé, ainsi qu'à la révision du salaire minimum. La revalorisation des pensions de retraite constitue l'une des principales revendications, couplée à l'instauration d'une pension minimale qui ne soit pas inférieure au salaire minimum. Les syndicats ont également plaidé pour des mesures exceptionnelles, telles que la réduction des taxes sur les carburants, le plafonnement des prix et le renforcement des politiques sociales, notamment à travers l'annulation partielle et progressive de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les hydrocarbures et les produits de base, ainsi que la réduction temporaire de la taxe intérieure de consommation (TIC). L'Union marocaine du travail (UMT), dirigée par son secrétaire général, Miloudi Moukharik, a par ailleurs exigé l'application des dispositions des accords précédents afin d'activer concrètement la Charte nationale de l'institutionnalisation du dialogue social, signée le 30 avril 2022. Dans un communiqué, la centrale syndicale a dressé un constat critique du contexte national, pointant une cherté de la vie jugée exorbitante, qui frappe de plein fouet les salariés. « Le syndicat dénonce une flambée incontrôlée et continue des prix des produits de consommation de base », indique-t-elle. Parmi les autres demandes formulées figurent l'augmentation du salaire minimum dans les secteurs industriel, agricole et des services, l'unification du salaire minimum entre les secteurs industriel et agricole, ainsi que la poursuite de la réduction de la pression fiscale sur les salaires afin d'alléger le fardeau des employés.