À un peu plus d'un an du coup d'envoi de la Coupe d'Afrique des Nations 2027, prévu du 19 juin au 18 juillet 2027, la Confédération africaine de football affiche une inquiétude croissante concernant l'état d'avancement des préparatifs au sein des trois pays hôtes : Kenya, Ouganda et Tanzanie. Derrière une communication officielle mesurée, l'instance continentale s'alarme en interne de plusieurs manquements. Un document récemment adressé aux pays concernés fait état de "retards et insuffisances" dans la mise en œuvre des infrastructures, alors que le calendrier se resserre. Au Kenya, la situation suscite particulièrement des doutes. La livraison du stade Talanta, à Nairobi, initialement attendue fin 2025, ne devrait pas intervenir avant juillet 2026, sans garantie ferme sur ce nouveau délai. En Ouganda, les progrès sont également jugés insuffisants : les travaux du stade de Hoima City avancent lentement, tandis que la rénovation du Mandela National Stadium accuse elle aussi du retard. Plus préoccupant encore, aucun des stades proposés ne répondrait actuellement aux standards de catégorie 4 exigés par la CAF, le niveau le plus élevé pour l'organisation de compétitions internationales. Du côté de la Tanzanie, la situation apparaît légèrement plus maîtrisée, même si des défis subsistent, notamment en matière de coordination logistique entre les trois pays, que ce soit pour les transports ou les capacités d'hébergement. Face à ces difficultés, la pression monte. En déplacement à Nairobi, le secrétaire général par intérim de la CAF, Samson Adamu, a échangé avec les autorités locales. Le ministre kényan des Sports, Salim Mvurya, a d'ailleurs annoncé la tenue prochaine d'une réunion destinée à accélérer les décisions politiques jugées urgentes.