L'ex-magnat de l'automobile, Carlos Ghosn, s'est heurté vendredi 12 avril à une prolongation de sa garde à vue jusqu'au 22 avril, à cause de nouvelles accusations de présumées malversations. Dans un communiqué succinct, le tribunal de Tokyo a décidé la prolongation de la garde à vue de Carlos Ghosn après son arrestation datant du 4 avril. Un nouveau revers dans cette affaire de malversation et d'abus de confiance qui hante l'ex-patron de la grande alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi. Après un mois seulement passé en liberté conditionnelle, assigné à résidence sans pouvoir avoir accès à Internet, Carlos Ghosn s'est retrouvé de nouveau inculpé pour de nouveaux faits. En cause, selon des sources proches du dossier, des supposés détournements de fonds via un distributeur de Nissan au Sultanat d'Oman. Carole Ghosn, l'épouse du franco-libano-brésilien a elle aussi été entendue en tant que témoin par la justice nippone, après avoir quitté la Japon, elle y est retournée pour être questionnée sur sa société Beauty Yachts, enregistrées aux îles vierges britanniques. Selon des éléments de l'enquête, une partie des sommes détournées de Nissan auraient atterri sur les comptes qu'elle dirige. L'argent reçu aurait servi à l'achat d'un luxueux bateau d'un montant de 12 millions d'euros. Carlos Ghosn, le puissant « cost killer » s'est vu empêtré dans un scandale de malversations financières entre 2010 et 2018 et abus de confiance. Interpellé depuis le 19 novembre, il ne cesse de clamer son innocence et de dénoncer un « complot » contre ses ambitions de fusion entre Renault et Nissan.