Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a lancé jeudi un appel pour « la cessation définitive de tous les essais nucléaires« . À cette fin, le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE) doit entrer en vigueur, a plaidé Reynders qui réclame la ratification du traité par les pays qui ne l'ont pas encore fait, pour la plupart des puissances nucléaires. « Ce n'est qu'après l'achèvement de leurs processus de ratification qu'une interdiction internationale des essais nucléaires sous le contrôle d'une organisation internationale sera d'application« , a souligné le chef de la diplomatie belge dans cet appel à l'occasion de la Journée internationale contre les essais nucléaires. Tout en rappelant que la diplomatie belge s'est engagée, au cours des deux dernières années, dans cette voie dans le cadre du processus de l'article XIV à Vienne, Reynders appelle les pays qui ne l'ont pas encore fait à entreprendre cette ultime étape. « Sans le TICE, le risque persiste de voir de nouvelles armes nucléaires toujours plus puissantes être développées. Seul un monde sans essais nucléaires pourra finalement donner le jour à un monde sans armes nucléaires« , a-t-il insisté dans un communiqué. Il a rappelé que la Corée du Nord est le seul pays à avoir réalisé des essais nucléaires au cours du 21e siècle. « En 2018, l'annonce par ce pays de la suspension des essais nucléaires a été une étape encourageante, mais la Corée du Nord doit désormais traduire ses intentions et ratifier le traité« , a affirmé Reynders qui s'est dit convaincu que l'organisation prévue par le traité, l'Organisation du traité d'interdiction complète des essais nucléaires, pourrait jouer un rôle important, de par son expertise et son expérience, dans le démantèlement futur de l'infrastructure nord-coréenne des tests nucléaires. Ouvert à la signature en 1996, le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE) prohibe tous les types d'essais quelle que soit leur puissance.