Tuberculose bovine : 27.500 têtes abattues et éleveurs indemnisés en cinq ans    SIA de Paris: El Bouari s'entretient avec la ministre française de l'Agriculture    Promotion exceptionnelle pour les policiers morts dans l'accident de Sidi Ifni    Iran-USA: Trump se demande pourquoi Téhéran n'a pas encore "capitulé"    Serena Williams de nouveau éligible pour le Grand Chelem et le WTA    Urbanisme : Les autorités renforcent le contrôle face à des soupçons de dérives    Le Roi Mohammed VI félicite le Roi Salmane pour le Jour de la Fondation    La Chine supprime les droits de douane pour les fins scientifiques    Le temps qu'il fera ce dimanche 22 février 2026    Mauritanie : l'armée intercepte deux véhicules et un camion des milices du Polisario    Sahara : La Suède justifie son appui au plan marocain d'autonomie    Les températures attendues ce dimanche 22 février 2026    Vitesse internet: le Maroc domine l'Afrique avec 124,32 Mb/s    Sa Majesté le Roi lance à Salé l'opération nationale "Ramadan 1447" qui bénéficiera à plus de 4,3 millions de personnes    Inquiétude à Watford : Othmane Maamma sort blessé face à Derby    L'international marocain Zakaria Labyad s'engage avec les Corinthians    Abdessamad Ezzalzouli suscite l'intérêt de grands clubs européens    Brahim Díaz attire les géants de Premier League    Les tables du Ramadan et la quête du sardine... après un recul relatif de l'inflation annuelle au Maroc par rapport à l'année dernière !    L'Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif organise un iftar à l'occasion du mois de Ramadan    Un million de personnes d'origine marocaine en Israël... pourquoi le partenariat commercial ne dépasse-t-il pas un demi-milliard de dollars ?    Après les inondations, le Tennis Association Safi face au défi de la reconstruction    Inspections inopinées dans la distribution médicale au Maroc par le Conseil de la concurrence    Ramadan 2026 : Le CFCM critique la Grande Mosquée de Paris sur la date du début du jeûne    Sahara : Trump convoque un nouveau round de négociations les 23 et 24 février    Sáhara: Trump convoca una nueva ronda de negociaciones el 23 y 24 de febrero    EU backs Morocco's autonomy plan for Western Sahara aligning with UN resolution    Rumor sobre el regreso del embajador de Malí a Argel: Bamako desmiente    Sidi Ifni : accident mortel fait plusieurs victimes parmi les policiers.    Seghrouchni : Le Maroc ambitionne de se positionner en acteur de référence régional en matière d'IA    Droits de douane : Trump impose une nouvelle taxe mondiale de 10%    Tanger Med Port Authority réalise un chiffre d'affaires de plus de 4,43 milliards de DH en 2025    Expropriation : Vers une réforme en profondeur les indemnisations    Belle semaine pour la Bourse de Casablanca    Rumeur sur le retour de l'ambassadeur du Mali à Alger : Bamako dément    Meknès : Le FICAM revient pour une 24e édition du 15 au 20 mai    L'UEFA soutient la Coupe du Monde des Clubs à 48 équipes, le Maroc et l'Espagne favoris pour 2029    Réorganisation du CNP : l'Exécutif approuve le projet de loi    Presse : Réforme du CNP et nouveau modèle de soutien... le gouvernement rebat les cartes    Military Aerospace: Baykar's factory in Morocco begins initial hiring    Mondial 2026 : tous les matches joués à guichets fermés    Prix Cheikh Zayed du Livre : deux écrivains marocains dans la course    Touria Chaoui mise en avant dans «Les Marocains du ciel» sur 2M    Ramadan : La TV marocaine enregistre 70,4% de PdA au premier jour, 2M en tête    « Maroc, Terre de Cultures » : Le Collectif 4.0 lance « Rythmes du Maroc »    Dialogue des cultures : les Nuits du Ramadan célèbrent l'héritage andalou    Livre : Marrakech accueille la quatrième édition du FLAM    LIFA 2026. Abidjan, capitale de la création féminine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



PARADISE NOW ou comment faire tilt !
Publié dans La Gazette du Maroc le 29 - 05 - 2006

Deux amis d'enfance palestiniens, Khaled et Saïd, sont désignés pour commettre un attentat suicide à Tel Aviv. Engagés volontaires depuis plusieurs années dans une faction, ils sont liés par un contrat moral qu'ils ne peuvent ou ne veulent rompre. Ils passent une dernière soirée avec leurs familles sans pouvoir, toutefois, leur dire adieu. Le lendemain, munis de leurs ceintures d'explosifs, ils sont conduits à la frontière. Mais l'opération ne se déroule pas comme prévu...
Paradise now est un film à sujet qui tape, pas une simple chronique, encore moins un énième film de mariage ou de réunion familiale. Voici donc un film palestinien sur les kamikazes : qui sont-ils vraiment ? Hommes comme vous et moi, bêtes sauvages cramées du cerveau, absurdes victimes de l'Histoire ? Sujet fort, énorme, qui en jette un max. Deux amis d'enfance engagés dans la lutte armée sont désignés pour commettre un attentat-suicide à Tel-Aviv. Rien ne se passe comme prévu quand débarque une femme élevée loin d'ici, porteuse d'une vision différente des choses. Question gigantesque : l'amour va-t-il leur apporter le salut ? Pathétique exemple d'opportunisme politique (il y a même ici, comme garant d'objectivité, un coproducteur israélien), le film est à ranger dans la catégorie des faux films-chocs sans la moindre épaisseur documentaire types In this world, No man's land ou cette production afghane, sortie l'année dernière et réalisée sur le terrain juste après l'invasion américaine (on a oublié le titre). Films censés venir de loin pour n'être en fait que le produit d'un consensus lisse comme une belle pomme prête-à-croquer. Les rouages sont toujours les mêmes : grossiers artifices de scénario dissimulés sous le naturalisme (ici le personnage de la belle qui a fait des études en France), mise en scène faussement ascétique, plaisir de la surface et de l'anodin qui se voudrait néoréaliste quand il n'est que la parade à une criante absence de point de vue. Le pire de Paradise now réside dans cette lâcheté-là. Si le stéréotype très BD qui présidait par exemple à la mise en scène d'Intervention divine valait au moins comme déclaration de guerre, l'absence de jugement moral -bâtardise plus qu'humanisme, bien sûr- de Paradise now vaut, au contraire, comme pur détournement de son sujet. D'où l'atroce banalité du propos que murmure le film : un homme se cache dans tout kamikaze. D'où surtout le refoulé détestable que Paradise now, sans même le vouloir, donne à moudre au moulin niaiseux de la réduction et du simplisme conduisant aux pires amalgames qui accompagnent chaque jour la question palestinienne. L'absence de toute frontalité dans la manière de décrire les kamikazes, sortes de dandys au regard de cockers, coquilles vides, écarte d'un trait toutes les questions charriées par le sujet, aveuglement religieux autant qu'antisémitisme de masse, brutalité du réel autant que désespoir. Il y a là un calme, une posture désinvolte qui se voudraient pudiques et dégagés de tout moralisme quand le film n'ouvre en fait que sur l'envers crasse d'un humanisme bon marché : docu sentimentaliste, mollesse et vision discount du réel, bonne conscience proche, toute proche d'un révisionnisme à la petite semaine de l'histoire contemporaine.
Drame Réalisé par Hany Abu-Assad Avec Lubna Azabal, Hiam Abbass, Kais Nashef
TLJ 14H 15, 17H 00, 20H 30, 22H 30 Le week end 11H 00, Le samedi 00H 45
Durée : 1H 27 - Megarama. Casablanca


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.