La résidence de l'ambassadeur de France à Rabat fut le théâtre, ce vendredi 15 septembre, d'une rencontre chargée d'intérêt avec Roland Blum, vice-président de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale française qui se fit l'ardent avocat du co-développement entre l'Europe et l'Afrique, notamment sur les questions migratoires. Le député à l'Assemblée nationale, outre ses charges parlementaires, est aussi versé dans les questions migratoires à travers lesquelles Roland Blum a toujours plaidé pour un co-développement entre les pays d'origine, de transit et d'accueil. Un concept qui a fait couler beaucoup d'encre lors du premier Sommet Europe-Afrique sur l'émigration tenu en juillet dernier dans la capitale du Royaume. Mais cela fait tellement plaisir de trouver en des personnalités politiques de premier plan, à l'instar de l'illustre hôte de la résidence de l'ambassadeur de France, de fervents défenseurs de la cause d'un partenariat fondé sur le partage des ressources aptes à maîtriser les flux migratoires clandestins. Ce qui nous rassure, tout de même, des options controversées avancées jusqu'ici sur " l'immigration choisie " ou " sélective " qu'un Nicolas Sarkozy continue toujours de défendre bec et ongles. Il faut d'abord préciser que le vice-président de la Commission parlementaire des affaires étrangères a déjà assumé les charges de Rapporteur du budget pour les pays de l'UMA au sein de la Commission européenne et qu'à ce titre, il a toujours mis un point d'honneur à plaider la cause du développement endogène et durable des pays partenaires du Sud méditerranéen. Roland Blum n'a pas hésité à marquer sa déception à l'adresse d'un ensemble communautaire qui tarde à jouer pleinement son rôle en ne mobilisant suffisamment pas les moyens nécessaires, notamment dans le cadre du programme MEDA. Le député a même regretté que le même enthousiasme observé dans l'aide aux nouveaux membres (PECO) de l'Union européenne ne soit même reconduit dans sa politique de voisinage avec les partenaires du Sud du bassin. Ce député de la majorité présidentielle, l'UMP, a été jusqu'à déplorer le constat d'un net recul de la France dans la régularisation des sans-papiers, au contraire d'une Espagne plus volontariste qui s'est montrée prompte à intégrer les flux migratoires sur son territoire par dizaines de milliers. Mais gageons qu'avec Roland Blum, le Royaume compte, désormais, un avocat de plus en France et dans l'espace européen aux côtés de l'ambassadeur Jean-François Thibault dont l'action louable s'inscrit dans la continuité de son prédécesseur Philippe Faure. Toutes ces voix et d'autres encore finiront par briser la glace des quelques adversaires, fort heureusement, qui persistent à entraver le co-développement. Bienvenue au Maroc, Roland Blum, un ami du Royaume et avocat de la cause des pays du Sud.