Après plusieurs semaines, voire plusieurs mois, de bras de fer entre les différentes sensibilités du RNI, sur fond de course à la présidence, les ténors du Rassemblement se sont réunis à Rabat dans un congrès régional, tenu sous le signe de la réconciliation. Le Congrès régional du RNI à Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, a été l'occasion pour les militants de ce parti de se rabibocher. Organisé le 8 avril à Rabat, ce Congrès a attiré un nombre considérable de militants. «Nous attendions 500 participants et nous en avons reçu 1200», assure un des organisateurs proche du coordinateur régional de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer et candidat à la présidence, Mohamed Aujjar. Mieux encore. Présenté comme un parti à la dérive, le RNI a réussi à redorer son blason. En effet, l'ensemble des sensibilités politiques s'est donné rendez-vous lors de ce Congrès régional, le premier du genre, depuis l'annonce d'Ahmed Osman, président sortant, de sa décision de ne pas briguer un nouveau mandat. Le premier à avoir répondu présent a été justement Ahmed Osman, dont les comportements et la gestion furent pourtant clairement critiqués par Mohamed Aujjar. Autres figures emblématiques du RNI présentes au congrès : Mustapha Mansouri et Mustapha Oukacha. Tous les deux sont des candidats à la présidence du RNI. En somme, le congrès régional de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, s'est voulu être un moment de réconciliation. Le retour de nombreux cadres et autres parlementaires au sein du Rassemblement, est en effet un bon présage, fruit de ce vent de changement qui souffle sur le RNI. C'est également un défi personnel remporté par Mohamed Aujjar qui a réussi à rassembler toutes les sensibilités politiques autour d'un même thème : «Ensemble pour un nouveau RNI». Plusieurs parlementaires et coordinateurs régionaux ont fait le déplacement, pour exprimer leur soutien au courant réformateur, conduit par le candidat à la présidence et coordinateur régional de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer. Parmi les parlementaires présents, il y avait les Mohamed Abbou, père et fils. Ce dernier est le président du groupe RNI à la chambre des Représentants. Mohamed Zahidi et Abderrahman El Kamel d'El Jadida, Bouhdoud Boudlal, le coordinateur régional de Sous Massa Daraa, Moulay El Bachir Badalla, le président de la commission des secteurs productifs à la Chambre des Représentants, Mohamed Lakir, vice-président de la première chambre. Le congrès a été notamment couronné par la discussion et la validation des propositions émanant des 6 commissions, à savoir la commission politique, juridique, économique et celles des secteurs de la jeunesse, de la femme et du développement social. Les principales propositions ont appelé à fixer les mandats du président à deux mandats et l'élection du président soit du ressort du conseil national qui est l'organisme le plus représentatif du parti au lieu du bureau exécutif comme c'est le cas aujourd'hui. Le RNI ouvre également ses portes à toutes les bonnes volontés pour le renouvellement de ses structures, afin qu'il puisse jouer son rôle dans l'encadrement des citoyens. Le RNI est déterminé à apporter sa pierre à cet édifice grâce au dynamisme et à la créativité de ses cadres et de ses militants. Désormais, le RNI est appelé à mettre sur pied des structures gérées de manière démocratique. Bien évidemment, le parti dispose d'un capital humain non négligeable qu'il sera aisé d'exploiter, notamment lors des élections. Toutefois, à long terme, le RNI a besoin d'instances efficaces et ouvertes sur la plus grande frange de la société, c'est-à-dire la jeunesse.