DR ‹ › Le ministère de la Transition énergétique s'est voulu rassurant, avec son communiqué affirmant que les stocks nationaux de produits pétroliers sont «suffisants» pour répondre aux besoins du marché, malgré les conditions météorologiques difficiles ayant récemment perturbé la logistique portuaire. Selon les autorités, les réserves disponibles dépassent largement les seuils réglementaires et l'approvisionnement reste globalement maîtrisé. Sur le terrain pourtant, le tableau apparaît plus contrasté. Plusieurs témoignages recueillis par Yabiladi font état de ruptures ponctuelles dans certaines stations-service. Ces difficultés trouvent un début d'explication dans les aléas logistiques récents, comme cela est mentionné par le ministère. Les mauvaises conditions météorologiques ont retardé l'accostage de plusieurs navires transportant des cargaisons de carburants, perturbant l'alimentation régulière des dépôts. Un document du service d'information aéronautique (NOTAM), diffusé le 6 février, confirme par ailleurs une «limitation temporaire de l'approvisionnement en carburant aviation dans tous les aéroports marocains». Les compagnies aériennes sont invitées à ajuster leurs plans de carburant et à limiter au strict minimum les ravitaillements au Maroc. Si ce NOTAM concerne spécifiquement le kérosène, il illustre des tensions logistiques plus larges, liées aux retards maritimes et à la dépendance aux importations. Un décalage qui nourrit l'écart entre la communication institutionnelle, axée sur les volumes globaux disponibles, et la réalité vécue par les usagers, marquée par des ruptures localisées et temporaires.