Syrie-Algérie Damas n'a pas du tout “gobé” la position prise par Alger lors du vote de la Résolution 1559 en faveur de la souveraineté du Liban, adoptée vendredi dernier au Conseil de sécurité. L'Algérie, le seul pays arabe siégeant, sur qui la Syrie semblait compter, tout comme sur la Russie et la Chine, s'est, en fin de compte, abstenue. De sources concordantes, on apprend que les dirigeants algériens auraient assuré à leurs homologues syriens que leur diplomatie fera son devoir, s'engagera à défendre le pays frère comme il le fallait. Promesse qui n'a pas été tenue. Damas, qui a encaissé le coup, qui n'a pas l'habitude de réagir suite aux évènements, va apparemment laisser le temps au temps et rendre la monnaie le moment venu. C'est ce qu'a indiqué à “La Gazette du Maroc” un des conseillers du chef de l'Etat syrien qui a préféré garder l'anonymat et d'ajouter : Si le Brésil et le Chili ont leurs raisons de s'abstenir de voter pour ne pas contrarier Washington, on ne comprend pas, par contre, le profit que va en tirer l'Algérie, membre de la Ligue arabe. Et par la suite de conclure : l'ingratitude chez ceux qui gouvernent le pays d'1 million de martyres est devenue apparemment une des constantes.