Le ministère de l'Industrie et du Commerce, le Secrétariat d'Etat à l'économie et l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel ont signé à Rabat un accord pour déployer au Maroc le programme mondial des parcs éco-industriels GEIPP II. L'initiative vise à renforcer la performance environnementale et la compétitivité des zones industrielles. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Le ministère de l'Industrie et du Commerce, le gouvernement de la Confédération suisse à travers le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) et l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) ont signé, lundi 16 mars à Rabat, un accord portant sur la mise en œuvre au Maroc du Programme mondial pour les parcs éco-industriels (GEIPP II), indique un communiqué. Ce projet s'inscrit dans le cadre de la coopération entre le Royaume du Maroc, la Confédération suisse et l'ONUDI et vise à promouvoir une industrie plus compétitive, plus résiliente et davantage respectueuse de l'environnement, précise la même source. Ainsi, le programme GEIPP II vient consolider les acquis du Programme de partenariat pays (PCP Maroc) signé entre l'ONUDI et le ministère de l'Industrie et du Commerce, dans lequel les parcs éco-industriels constituent un levier central de transformation industrielle durable. L'initiative vise notamment à améliorer la performance environnementale et économique des zones industrielles à travers une meilleure efficience des ressources, le développement de synergies industrielles et une gestion intégrée. Le projet s'appuie également sur les enseignements tirés de la phase pilote menée au Maroc, dite « EIP light touch », ainsi que sur les expériences conduites dans plusieurs pays, dont la Colombie, le Pérou, l'Ukraine, le Vietnam et l'Afrique du Sud, fait savoir le communiqué. Il ambitionne de renforcer l'ancrage du modèle des parcs éco-industriels dans le contexte marocain et d'en accompagner le déploiement progressif à l'échelle nationale. Mis en œuvre sur une période de trois ans, de 2026 à 2028, avec un budget indicatif de trois millions de francs suisses, le programme vise notamment à promouvoir les approches d'économie circulaire au sein des industries, à réduire l'empreinte climatique du secteur industriel et à renforcer la capacité d'adaptation des parcs industriels face aux effets du changement climatique, indique la même source. Le projet contribuera ainsi à soutenir un développement industriel inclusif et durable, tout en prenant en compte la dimension sociale du développement. De fait, cinq parcs industriels ont été retenus à l'issue d'un appel à manifestation d'intérêt lancé conjointement par le ministère de l'Industrie et du Commerce et l'ONUDI, en vue d'un accompagnement sur une période de trois ans, selon le communiqué. Il s'agit de la zone franche de l'Atlantique de Kénitra, de la zone industrielle de Jorf Lasfar, des zones industrielles Tassila I et II à Agadir, du parc industriel d'Ain Johra à Khémisset et de la zone industrielle de Selouane à Nador. Au-delà de ces sites pilotes, le programme ambitionne de renforcer l'écosystème national dédié au développement des parcs éco-industriels, en favorisant les synergies avec les politiques publiques et les initiatives nationales existantes, précise la même source. Il sera également déployé en complémentarité avec d'autres partenaires techniques et financiers, notamment le Groupe de la Banque mondiale et la GIZ. À travers cette initiative, les partenaires entendent accompagner la transformation durable des territoires industriels marocains, renforcer la compétitivité de l'industrie nationale et améliorer sa résilience face aux effets du changement climatique, conclut le communiqué.