En marge du Gitex Africa 2026, Kaspersky tire la sonnette d'alarme. Face à des cybermenaces de plus en plus structurées et rapides, l'éditeur appelle notamment les PME marocaines à renforcer leur niveau de protection en s'appuyant sur des partenaires spécialisés. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Présent de longue date sur le marché marocain, Kaspersky confirme son ancrage à l'occasion du Gitex Africa 2026. «Nous sommes présents au Maroc depuis plus de 20 ans à travers un réseau de partenaires locaux qui nous font confiance, et surtout grâce à des clients fidèles», souligne Pascal Naudin, responsable des ventes B2B pour le Maroc, la Tunisie et l'Afrique de l'Ouest et centrale. Pionnier de la cybersécurité, l'éditeur met en avant la fiabilité de ses solutions pour expliquer cette longévité. Mais au-delà de cette présence historique, c'est surtout l'évolution rapide des menaces qui retient aujourd'hui l'attention. Une cybercriminalité devenue un véritable business Selon Naudin, le paysage des cyberattaques a profondément changé ces dernières années. «On assiste à une professionnalisation des attaquants. Ce n'est plus un challenge technique, c'est devenu un business structuré», explique-t-il. Des groupes organisés émergent, se spécialisent et mènent des campagnes coordonnées. Une mutation amplifiée par l'intelligence artificielle, qui agit comme un accélérateur redoutable. «L'IA permet aujourd'hui de réduire considérablement le temps d'exploitation des failles de sécurité. Là où il fallait auparavant plusieurs jours, cela peut désormais se faire en quelques heures, voire dans la demi-journée», précise-t-il. Résultat : des attaques plus rapides, plus fréquentes et plus difficiles à contenir. Face à cette montée en puissance des menaces, toutes les entreprises sont concernées. Mais les PME apparaissent comme les plus vulnérables. Contrairement aux grandes structures ou aux administrations, elles ne disposent pas toujours d'équipes informatiques dédiées. «Une PME ne peut pas investir dans un service IT de plusieurs personnes. Le contexte est totalement différent», rappelle Naudin. Dans ce contexte, Kaspersky recommande une approche pragmatique : externaliser la cybersécurité auprès d'acteurs spécialisés. «Il existe aujourd'hui au Maroc de très bonnes compétences. Les entreprises doivent se rapprocher de partenaires capables d'assurer la supervision, la détection des menaces et la correction rapide des failles», insiste-t-il. La donnée, nouvel "or noir" à protéger Au cœur de cette stratégie, la protection des données devient un enjeu central. «Les données sont aujourd'hui l'or noir du 21e siècle. Il est indispensable de les protéger», martèle le responsable. Il compare d'ailleurs la cybersécurité à un dispositif de sécurité physique : «Faire appel à un prestataire, c'est comme installer un vigile à l'entrée de son entreprise, mais dans le monde numérique». Un message qui résonne particulièrement dans un contexte où la transformation digitale s'accélère au Maroc, portée notamment par des événements comme le Gitex Africa. Face à des menaces de plus en plus sophistiquées, la cybersécurité s'impose désormais comme une priorité stratégique et non plus comme une option.