Le marché de l'emploi durant l'actuel mandat gouvernemental a connu une forte dynamique matérialisée par la création de 850.000 emplois entre 2021 et 2015, soit un niveau bien supérieur aux périodes précédentes, a indiqué ce mercredi le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch devant les élus des deux Chambres. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Le rythme de création d'emplois depuis 2021 a connu une nette accélération au Maroc. Lors d'une séance plénière commune des deux Chambres du Parlement consacrée à la présentation du bilan de l'action gouvernementale, Aziz Akhannouch a indiqué que 850.000 postes ont été entre 2021 et 2025, soit une moyenne annuelle de près de 170.000 emplois. Il s'agit d'un rythme nettement supérieur à celui des périodes précédentes, avec une moyenne annuelle qui n'excédait pas 64.000 postes entre 2011 et 2016 et 90.000 postes entre 2016 et 2021. Le Chef du gouvernement n'a pas manqué de rappeler que le secteur agricole a été confronté à des conditions difficiles, ayant entraîné des destruction d'emplois. Malgré cela, le rythme global de création a doublé par rapport aux périodes précédentes. Les projections indiquent que si la dynamique actuelle se poursuit, les niveaux de création d'emplois observés en 2025 devraient se maintenir en 2026. L'année 2025 a en effet enregistré la création de 233.000 emplois dans les seuls secteurs non agricoles, malgré la crise économique mondiale. D'ici fin 2026, le nombre total d'emplois créés dans tous les secteurs non agricoles devrait dépasser le million. Lire aussi Vidéos Akhannouch : « Nos ambitions sont élevées car les Marocains méritent plus » → Cette dynamique a permis de dépasser les difficultés liées aux années consécutives de sécheresse et à leur impact négatif direct sur l'emploi dans le secteur agricole, a souligné le Chef du gouvernement. Mieux encore, cette dynamique a aussi contribué à améliorer la qualité des emplois et à réduire la part du travail non rémunéré, d'autant plus qu'une part importante des postes agricoles perdus étaient précaires. Le gouvernement poursuit d'ailleurs ses efforts pour structurer le marché du travail. Des efforts payants puisque le nombre de travailleurs affiliés à la CNSS est passé de 283.000 en 2020 à près de 470.000 en 2024, soit une augmentation de 66 %. Une évolution qui témoigne de la transformation qualitative vers un emploi décent et une structure du marché du travail plus formelle. Afin de consolider ces efforts, le gouvernement a lancé une nouvelle feuille de route pour l'emploi dotée d'un budget de près de 14 milliards de dirhams. Elle vise à réduire le taux de chômage à environ 9 % d'ici 2030, créer 1,45 millions d'emplois nets, et porter la population active à 12 millions d'individus.