Ces dernières années ont été marquées par l'intensification des relations commerciales entre le Maroc et la Suisse, avec notamment une hausse de plus de 30 % du volume des échanges en 2025. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Les perspectives de coopération économique entre la Suisse et le Maroc sont « très prometteuses », ont affirmé plusieurs responsables et acteurs économiques suisses, mettant en avant la forte progression des échanges et les nombreuses opportunités de partenariat, tant au niveau institutionnel que privé. Dans une déclaration à la MAP, en marge de l'ouverture du Forum économique Suisse-Maroc 2026, mercredi à Zurich, l'ambassadeur de Suisse à Rabat, Valentin Zellweger, a relevé une intensification marquée des relations commerciales ces dernières années, avec une hausse de plus de 30 % du volume des échanges en 2025, jugeant « très important » le rôle de ce type de rencontres pour stimuler les relations directes entre entreprises. Il a insisté sur la complémentarité entre la dynamique politique, portée par des relations « intensives et excellentes » entre les deux gouvernements, et le renforcement des liens entre acteurs privés, objectif central de ce forum. Selon lui, l'intérêt manifesté de part et d'autre confirme l'existence d'opportunités d'affaires encore sous-exploitées. Revenant sur la désignation du Maroc comme partenaire prioritaire par le Secrétariat d'Etat suisse à l'Economie (SECO), le diplomate a expliqué que ce statut vise notamment à renforcer la compétitivité de l'économie marocaine dans des secteurs comme le textile, où la Suisse dispose d'un savoir-faire reconnu, tout en contribuant à la création d'emplois. D'autres axes de coopération incluent le tourisme durable et la protection de la propriété intellectuelle, un domaine clé pour l'économie suisse fondée sur l'innovation, a-t-il ajouté. Ces initiatives devraient générer des opportunités accrues, en particulier pour les opérateurs économiques au Maroc, avec des retombées positives à terme pour l'ensemble des échanges bilatéraux, a-t-il encore affirmé. Il a également confirmé l'intérêt croissant pour les projets liés au développement durable et aux énergies renouvelables, un secteur qui attire de plus en plus d'entreprises suisses souhaitant s'implanter au Maroc. Dans une déclaration similaire, le président de l'organisation patronale helvétique « economiesuisse », Christoph Mäder a souligné que ce forum économique constitue une « excellente opportunité » pour approfondir les relations d'affaires entre les deux pays. Il a rappelé qu'une mission économique suisse au Maroc, il y a trois ans, avait déjà permis à de nombreux représentants de l'industrie de constater le potentiel du Royaume, qu'il a qualifié de partenaire « extrêmement intéressant ». Le chef du patronat suisse a souligné que les petites et moyennes entreprises suisses, majoritaires dans le tissu économique helvétique, bénéficient particulièrement de ces échanges d'informations et de la mise en réseau facilitée par ce type d'événements. Il a identifié plusieurs axes d'opportunités, notamment dans les énergies renouvelables, où le Maroc offre un fort potentiel tandis que la Suisse dispose de technologies avancées. Il a également mis en avant la qualité de la main-d'œuvre qu'offre le Maroc et son attractivité pour la production industrielle, rappelant que plusieurs entreprises suisses y ont déjà des unités ou des partenaires. M. Mäder a ensuite insisté sur le rôle stratégique du Maroc en tant que hub vers le continent africain, soutenu par un secteur financier développé, ce qui en fait une plateforme clé pour les échanges commerciaux. Pour sa part, le président de la Chambre de commerce suisse au Maroc (CCSM), Guy Escarfail, a mis en avant l'intérêt croissant pour une meilleure compréhension des écosystèmes d'accompagnement existants de part et d'autre. Selon lui, plusieurs secteurs suscitent déjà un intérêt concret, notamment des entreprises suisses à la recherche de grandes surfaces industrielles disposant d'un accès sécurisé à l'énergie et d'une proximité géographique avec l'Europe. Dans un contexte de perturbations des chaînes d'approvisionnement mondiales, notamment en provenance d'Asie, le Maroc apparaît comme une alternative crédible, offrant « une opportunité très claire » pour relocaliser ou diversifier la production, a-t-il estimé. Il a par ailleurs jugé « logique » la décision du SECO de désigner le Maroc comme partenaire prioritaire, au regard de son attractivité croissante pour les entreprises suisses et européennes. De son côté, M. Mehmet Yildirimli, de l'organisme Switzerland Global Enterprise (S-GE) a insisté sur l'importance de multiplier les rencontres et les échanges afin de développer de nouvelles stratégies et approfondir les liens économiques. Selon lui, S-GE, qui est une organisation semi-gouvernementale collaborant étroitement avec la Chambre de commerce suisse au Maroc et s'appuyant sur la présence de l'ambassade à Rabat, œuvre depuis plusieurs années à promouvoir le marché marocain auprès des entreprises suisses, en particulier les PME, et à faciliter leur implantation.