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Travailler dans une ONG : le don de soi prime sur le salaire
Publié dans La Vie éco le 17 - 02 - 2015

Les salaires sont généralement inférieurs de 20 à 30% à ce que propose une entreprise.
Les profils les plus demandés sont les chargés de missions et les chefs de projets.
La fibre sociale et l'empathie sont très importantes pour réussir dans le domaine.
S'investir dans l'humanitaire et le social comme bénévole sur son temps libre, c'est une chose. En faire son métier rémunéré, c'en est une autre. Cependant, ils sont quelques-uns à avoir franchi le pas au Maroc afin de donner un second souffle à leur carrière. «Aujourd'hui, beaucoup de cadres que je rencontre ne voient plus d'intérêt dans leur travail, note Ali Serhani, directeur associé de Gesper Services, cabinet d'aide au recrutement et de conseil RH. Ils sont dans une sorte de quête de soi et cherchent à mettre leurs compétences au service d'un meilleur dessein que la simple recherche de gain». C'est l'exemple de cet excellent profil qui a préféré renoncé à un salaire de 35 000 DH au sein d'une entreprise pour celui plus «modeste» de 20 000 DH pour le compte d'une ONG de la place..
Le travail demande beaucoup d'engagement
«Aujourd'hui, les ONG se professionnalisent de plus en plus et s'initient aux méthodes de management les plus modernes s», constate Salah Abdellaoui, directeur exécutif d'Amnesty International Maroc. Un revirement dicté par l'impératif de survie et de pérennité puisque, objectif social à part, les ONG fonctionnent exactement comme une entreprise. D'où leur intérêt pour des profils de haut niveau venus du privé. Gestion RH, communication et marketing, finance et surtout conduite et gestion de projet sont les profils les plus demandés par ces organisations. Mais d'abord, il est indispensable d'avoir terminé ses études et validé une formation initiale de 4 ans minimum après le baccalauréat. Ensuite, il peut s'avérer utile d'avoir eu une première expérience de l'associatif surtout à l'étranger. En effet, l'expérience internationale est une exigence qui revient de plus en plus dans les descriptifs du poste. Cela permet d'avoir de nouvelles idées à appliquer et d'être ouvert aux différences, qu'elles soient culturelles ou sociales. Les domaines de spécialisation diffèrent quant à eux selon l'objectif de l'organisation. Ainsi, il n'est pas rare de retrouver parmi leurs recrutements les plus évidents dans le domaine humanitaire : des médecins et des infirmières. Le personnel d'encadrement est également très demandé: des chefs de mission, des administrateurs (chargés des budgets, des ressources humaines…) pour lesquels des profils «école de commerce» dotés d'une petite expérience peuvent convenir, ainsi que des logisticiens. Ces derniers s'occupent de tous les aspects techniques d'une mission de l'approvisionnement aux télécommunications, en passant par la sécurité du personnel.
Les ONG peinent aujourd'hui à trouver des candidats immédiatement opérationnels
Attention cependant à ne pas confondre associatif et facilité et ambiance décontractée. Le travail est très exigeant et demande beaucoup de don de soi, parfois au détriment de la vie personnelle. Deux possibilités s'offrent alors pour réussir son entrée dans le domaine : soit se lancer avant 25 ans ou après 45 ans. La nature du travail est telle qu'il ne faut pas avoir trop de contraintes personnelles et familiales pour arriver à concilier les deux aspects. «Soit on est célibataire ou sans famille, soit la maison est déjà payée et les enfants sont autonomes», plaisante cet acteur associatif. Toutefois, la plupart des personnes qui intègrent une organisation ou une association y restent sauf dans le cas où les personnes n'arrivent plus à suivre le rythme. On remarque un attachement personnel qui justifie l'identification à la cause défendue qui n'est finalement qu'une variante de la culture d'entreprise.
Quelques ombres entachent cependant le tableau: la rareté des profils pour cause de manque de formations adéquates. Comme cela a longtemps été le cas pour les entreprises qui se plaignaient de l'inadéquation entre les formations offertes et les profils demandés sur le marché du travail, les ONG peinent aujourd'hui à trouver de bons candidats immédiatement opérationnels et initiés à la spécificité du secteur. A la rareté des profils s'ajoute aussi une rémunération plus faible que dans le privé. «Comptez entre 20 et 30% de moins à fonction comparable», estime Ali Serhani. La question des salaires dans les ONG reste à ce jour la vraie contrainte pour ces organisations pour réussir pleinement leur professionnalisation. L'enjeu étant finalement de réussir à garder les compétences qui ont plusieurs années d'expérience sur le terrain car difficile à remplacer. Quant aux évolutions de carrière, et bien qu'elles restent limitées du fait du peu de niveaux hiérarchiques entre la base et le sommet, l'implantation d'institutions internationales au Maroc et la professionnalisation du secteur ouvrent de nouveaux horizons et permettent l'ascension professionnelle.


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