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Hôpitaux: L'ampleur des infections inquiète
Publié dans L'Economiste le 20 - 10 - 1998

L'ampleur prise par les infections nocosomiales, ces maladies que l'on peut attraper dans les hôpitaux, inquiète les professionnels de la santé. L'apparition de souches bactériennes de plus en plus résistantes aux antibiotiques complique toute stratégie de lutte.
LES infections sont diverses et fonction de la porte d'entrée dans l'organisme: sonde (infection urinaire), catheter (septicémie), respirateur (infection respiratoire). Il y a plus ennuyeux encore: certaines bactéries, rencontrées en milieux hospitaliers, sont particulièrement résistantes aux antibiotiques.
Si les médecins tirent aujourd'hui la sonnette d'alarme, c'est que les infections nocosomiales (du grec nosokomeion, hôpital) semblent de plus en plus difficiles à maîtriser.
En fait, ces maladies que l'on peut attraper dans les hôpitaux ont toujours existé. D'ailleurs de nombreux chapitres leur sont consacrés, et depuis longtemps, au cours de la formation médicale. Le respect rigoureux des règles d'hygiène est souvent la seule arme efficace (voir encadré) pour prévenir ces pathologies. Les malades fragilisés sont particulièrement exposés (grands brûlés, cancéreux, notamment), puisque leurs défenses immunitaires sont affaiblies
Plusieurs enquêtes récentes ont révélé l'ampleur du problème au Maroc. L'une date de 1995. Elle a été menée dans un des deux services d'urologie du CHU Avicenne à Rabat, et a porté sur les infections urinaires. Il s'agit d'une enquête d'incidence, c'est-à-dire qu'elle a porté sur une période donnée (par opposition aux enquêtes de prévalence qui sont réalisées en un jour donné). L'étude a révélé un taux très élevé, de l'ordre de 44%.
Toujours au CHU de Rabat, une autre étude a été menée en 1997 dans deux services de soins intensifs: l'un chirurgical, l'autre médical. L'enquête a révélé un taux de 14%.
Une autre étude, mais cette fois-ci dans le domaine des infections respiratoires a été menée sur 18 mois (97-98) au service d'anesthésie-réanimation pédiatrique de l'hôpital des enfants à Rabat. 115 cas de maladies respiratoires dues à des infections nocosomiales ont été observées dans ce service. Pour ce qui est des germes les plus fréquemment rencontrés, l'équipe du service d'anesthésie-réanimation pédiatrique a pu constater la présence du staphylocoque doré (staphylococus aureus), à l'origine de septicémies, la klebsiella pneumoniae (agent des bronchopneupathies aiguës) et le pseudomanas aeruginosa (pneumonies et infections urinaires, notamment). Au niveau international, ces maladies touchent, selon des estimations européennes, près de 10% des personnes hospitalisées. Un million de personnes sont infectées chaque année et 10.000 succombent.
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D'abord nettoyer
Beaucoup d'établissements hospitaliers ne tiennent pas compte des normes imposées par les hygiénistes, alors que bien souvent la prévention des infections nocosomiales passe par une telle mesure
"En hygiène, il existe un principe qu'il faut respecter scrupuleusement: on ne désinfecte que ce qui est propre. Il faut donc d'abord nettoyer", a rappelé M. Fréderic Desbordes, pharmacien et spécialistes des questions d'hygiène, lors d'une conférence organisée au Médical Expo 98 sur le thème des infections nocosomiales.
Les hygiénistes (c'est aussi une spécialité en médecine) insistent auprès du personnel médical et paramédical sur l'importance du lavage des mains avant et après tout contact avec le malade. "Les mains sont le premier vecteur de contamination", est-il indiqué. Il est recommandé d'utiliser du savon doté de caractéristiques non contaminantes (savon de Marseille ou savon liquide, par exemple). Par ailleurs, tant que les robinets ne seront pas commandés au pied, le lavage des mains ne sera jamais satisfaisant.


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