L'oral d'El Othmani devant la 1re Chambre    Examen des projets de loi relatifs aux Soulaliyates    El Jadida: Projet de cimenterie à 2,6 milliards de DH    Erdogan craint la perte d'Istanbul    Succession de Juncker: Le casse-tête européen    L'UE intransigeante face au Brexit    Mawazine: Une programmation plurielle et un parterre de stars- Reportage photos, Abdelmajid BZIOUAT    Festival gnaoua et musiques du Monde: Un moment de grâce dans la ville des Alizés    Essaouira: Quand les gnaoua reçoivent le monde    QUEBEC : LA MAROCAINE MARWA RIZQY, REVELATION DE L'ASSEMBLEE NATIONALE    Régionalisation avancée et mise en œuvre d'une stratégie visant la préservation de l'identité des MRE    Plusieurs conventions signées en marge du Salon Bio Expo Maroc    El Hadji Diouf Jouer la CAN en Egypte est une chance !    Jordan Ayew, la stagnation du prodige    La Côte d'Ivoire réussit son entrée en matière    S'énerver plus pour vivre plus    YouTube pressé de mieux protéger les enfants    Divers    Divers Economie    Sommet des deux rives : Engagements pour une nouvelle ambition en Méditerranée    Deuxième réunion de l'Observatoire des délais de paiement    Très attendu par ses fans, Reda Taliani cartonne à Salé    Chellah à l'heure de la musique tzigane    "Toy Story 4" en tête du box-office    Maroc-OCDE : Le 2ème Programme Pays est lancé    GOUVERNEMENT : COMMENT COMBATTRE L'ENDETTEMENT    Casablanca : entrée en vigueur des nouveaux contrats    Le Maroc présent à la conférence de Manama    Neymar. Blaugrana de nouveau ?    Trophée Hassan II des arts équestres traditionnels «Tbourida» : La Sorba du Moqaddem Maher El Bachir remporte la 20ème édition    Le Maroc entame la CAN sur une victoire à l'arrachée    Mauritanie: Ghazouani proclamé vainqueur dès le premier tour    BCIJ : Démantèlement d'une cellule terroriste dans la région d'El Haouz    Téhéran accuse Washington d'avoir coupé « la voie de la diplomatie »    Industrie du verre : les ophtalmologues montent au filet    Enseignement. Comment généraliser le préscolaire    30 kg de résine de cannabis saisies à Bab Sebta    La canicule s'installe sur l'Europe, records de chaleur attendus    Les valeurs, le match à gagner    Le Maroc au «Sommet des deux rives, Forum de la Méditerranée»    Mohamed Ali Bensouda : «Nous souhaitons aborder la question des retraites et de notre rapport aux jeunes et aux aînés»    Chambre des représentants. Les députés interpellés sur leur tenue vestimentaire    Cameroun. La "malédiction" sera-t-elle brisée?    Bénin-Ghana. Match-test sans meneur pour les Ecureuils    Spotify partenaire musique du Festival Mawazine 2019    Neila Tazi : «Nous avons besoin d'un nouvel élan de la part des pouvoirs publics»    Edito : Bronzette    Insolite : Mis en examen    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Hôpitaux: L'ampleur des infections inquiète
Publié dans L'Economiste le 20 - 10 - 1998

L'ampleur prise par les infections nocosomiales, ces maladies que l'on peut attraper dans les hôpitaux, inquiète les professionnels de la santé. L'apparition de souches bactériennes de plus en plus résistantes aux antibiotiques complique toute stratégie de lutte.
LES infections sont diverses et fonction de la porte d'entrée dans l'organisme: sonde (infection urinaire), catheter (septicémie), respirateur (infection respiratoire). Il y a plus ennuyeux encore: certaines bactéries, rencontrées en milieux hospitaliers, sont particulièrement résistantes aux antibiotiques.
Si les médecins tirent aujourd'hui la sonnette d'alarme, c'est que les infections nocosomiales (du grec nosokomeion, hôpital) semblent de plus en plus difficiles à maîtriser.
En fait, ces maladies que l'on peut attraper dans les hôpitaux ont toujours existé. D'ailleurs de nombreux chapitres leur sont consacrés, et depuis longtemps, au cours de la formation médicale. Le respect rigoureux des règles d'hygiène est souvent la seule arme efficace (voir encadré) pour prévenir ces pathologies. Les malades fragilisés sont particulièrement exposés (grands brûlés, cancéreux, notamment), puisque leurs défenses immunitaires sont affaiblies
Plusieurs enquêtes récentes ont révélé l'ampleur du problème au Maroc. L'une date de 1995. Elle a été menée dans un des deux services d'urologie du CHU Avicenne à Rabat, et a porté sur les infections urinaires. Il s'agit d'une enquête d'incidence, c'est-à-dire qu'elle a porté sur une période donnée (par opposition aux enquêtes de prévalence qui sont réalisées en un jour donné). L'étude a révélé un taux très élevé, de l'ordre de 44%.
Toujours au CHU de Rabat, une autre étude a été menée en 1997 dans deux services de soins intensifs: l'un chirurgical, l'autre médical. L'enquête a révélé un taux de 14%.
Une autre étude, mais cette fois-ci dans le domaine des infections respiratoires a été menée sur 18 mois (97-98) au service d'anesthésie-réanimation pédiatrique de l'hôpital des enfants à Rabat. 115 cas de maladies respiratoires dues à des infections nocosomiales ont été observées dans ce service. Pour ce qui est des germes les plus fréquemment rencontrés, l'équipe du service d'anesthésie-réanimation pédiatrique a pu constater la présence du staphylocoque doré (staphylococus aureus), à l'origine de septicémies, la klebsiella pneumoniae (agent des bronchopneupathies aiguës) et le pseudomanas aeruginosa (pneumonies et infections urinaires, notamment). Au niveau international, ces maladies touchent, selon des estimations européennes, près de 10% des personnes hospitalisées. Un million de personnes sont infectées chaque année et 10.000 succombent.
------------------------------------------------------------------------
D'abord nettoyer
Beaucoup d'établissements hospitaliers ne tiennent pas compte des normes imposées par les hygiénistes, alors que bien souvent la prévention des infections nocosomiales passe par une telle mesure
"En hygiène, il existe un principe qu'il faut respecter scrupuleusement: on ne désinfecte que ce qui est propre. Il faut donc d'abord nettoyer", a rappelé M. Fréderic Desbordes, pharmacien et spécialistes des questions d'hygiène, lors d'une conférence organisée au Médical Expo 98 sur le thème des infections nocosomiales.
Les hygiénistes (c'est aussi une spécialité en médecine) insistent auprès du personnel médical et paramédical sur l'importance du lavage des mains avant et après tout contact avec le malade. "Les mains sont le premier vecteur de contamination", est-il indiqué. Il est recommandé d'utiliser du savon doté de caractéristiques non contaminantes (savon de Marseille ou savon liquide, par exemple). Par ailleurs, tant que les robinets ne seront pas commandés au pied, le lavage des mains ne sera jamais satisfaisant.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.