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Région Mena
L'éducation... l'autre victime des conflits
Publié dans L'Economiste le 30 - 03 - 2016

L'intensification du conflit et les troubles politiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord empêchent plus de 13 millions d'enfants de se rendre à l'école, selon l'Unicef. Ses experts recommandent de mettre en place une série d'initiatives visant à offrir des services éducatifs aux enfants, même dans les situations les plus désespérées, comme l'auto-apprentissage et l'élargissement des espaces d'apprentissage
Une génération de Libanais, de Syriens, d'Irakiens, de Libyens, de Soudanais, de Yéménites ... sont sans éducation et sont en train de perdre leur avenir à cause des conflits. Plus de la moitié des 369 millions de personnes vivant dans la région Mena sont âgés de moins de 25 ans. C'est la plus forte proportion de jeunes dans le monde.
L'intensification du conflit et les troubles politiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord empêchent plus de 13 millions d'enfants de se rendre à l'école, d'après un rapport de l'Unicef. En Jordanie, au Liban et en Turquie, plus de 700.000 enfants réfugiés syriens ne sont plus scolarisés car les institutions scolaires sont surchargées et ne peuvent pas gérer le nombre grandissant d'écoliers.
Pour les experts de l'Unicef, les initiatives ne manquent pas pour dématérialiser l'école. Auto-apprentissage et élargissement des espaces d'apprentissage... sont autant de pistes à développer. Il est recommandé aussi de recruter et former les enseignants et fournir du matériel pédagogique.
Ce sont là des idées développées dans la nouvelle étude de la Brookings Institution, un think-tank américain basé à Washington et spécialisé dans la recherche et la formation. L'analyse se centre sur l'éducation technologique avec un certain nombre de propositions pour réformer l'école. Il est question de développer des initiatives d'éducation novatrices. Jeux, animation et autres types de réseaux virtuels exigent une nouvelle forme d'alphabétisation et font la promotion de nouveaux modèles de collaboration et de communication. Grâce à «l'alphabétisation numérique», de nouvelles façons d'énoncer et de penser ont émergé. Toutefois, elles doivent continuer à être complétées par les compétences de base.
L'étude traite aussi de handicaps à l'école dans la région Mena. Au cours des 15 dernières années, des progrès ont été accomplis dans le domaine de l'éducation dans la région. Cela inclut l'accès au primaire de plus en plus des jeunes, l'alphabétisation des adultes et une plus grande parité entre les sexes au niveau primaire dans plusieurs pays. Mais ces résultats n'ont pas permis d'atteindre les résultats d'apprentissage souhaités et d'adapter l'offre de compétences aux besoins du marché du travail. Près de 50% des enfants à l'école ne répondent pas aux normes internationales de base en littérature et mathématiques, avait relevé Brookings dans le baromètre de l'apprentissage dans le monde arabe (Brookings 2014).
Plus de 60% des enfants marocains ne tirent rien de leurs études dans les cycles primaires et secondaires. En plus de leur faible performance dans les sciences, les élèves des pays de la région Mena ont les plus bas niveaux de maîtrise de l'anglais dans le monde, et ces taux continuent de baisser.
La faible qualité de l'éducation a conduit à une crise d'apprentissage. Résultat: une jeunesse non compétitive et sous-qualifiée. En témoignent les résultats des rapports internationaux tels que ceux publiés par la Banque mondiale, l'OCDE, l'Unesco ou la Cnuced, et surtout des classements mondiaux tels que Pisa, TIMSS, Pirls, Shanghai, Times Higher Education (THE), Global Innovation Index (GII), pour ne citer que ceux-là. La qualité de l'éducation reste inférieure à la moyenne mondiale.
Un autre constat, les pays dont les compétences en anglais sont élevées sont également plus prolifiques en termes d'exportation de produits de haute technologie, avec une forte intensité dans le secteur de la recherche et du développement (R&D).
Les régions du Moyen-Orient et Afrique du Nord continuent d'enregistrer de loin les taux de chômage des jeunes les plus élevés avec respectivement 28,2% et 30,5% en 2014, selon l'Organisation internationale du travail (OIT). Selon la Banque mondiale, la région devra créer quelque 27 millions d'emplois d'ici 2020 pour stopper le chômage. Cela équivaut à 4 millions de nouveaux emplois par an, avec un taux de croissance annuel moyen de 5%. La combinaison des défis de l'éducation et les taux de chômage si élevés chez les jeunes ont conduit à une phase dite «Waithood». Le concept «de l'âge de l'attente» a été retenu comme l'une des clefs du «printemps arabe».


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