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Quand la méritocratie gomme l'injustice
Publié dans Les ECO le 30 - 05 - 2010

Issus d'établissements de protection sociale (EPS), plusieurs bacheliers sortent du lycée dotés de ressources intellectuelles, mais dénués de ressources financières.
Le parcours du combattant
Depuis 2001, la Fondation marocaine de l'étudiant (FME) s'attelle cœur et âme à réparer cette injustice en leur accordant des bourses et en les accompagnant à chaque étape de leur cursus universitaire. Mercredi dernier, cette action louable a franchi un nouveau pas au sein de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), avec laquelle un nouveau partenariat a été signé. Comment sont sélectionnés ces jeunes ? «L'Entraide nationale nous fournit chaque année la liste des nouveaux bacheliers issus des EPS (758 en 2009), et nous en sélectionnons une partie (34 en 2009)», souligne Khadija Marjane Tadlaoui, directrice exécutive de la FME. La méritocratie étant placée au cœur de la sélection. «Les étudiants que nous soutenons (souvent des orphelins), sont un peu perdus. Ils ont besoin d'être orientés, à la fois dans le choix de leur formation, mais également une fois le diplôme en poche», commente Marjane Tadlaoui. Témoignage de leur bon sens et de la qualité de l'aide fournie, la majorité des formations choisies par ces jeunes concernent des domaines porteurs comme les technologies de l'information et communication (TIC), la gestion et le commerce.
Des parrains mobilisés
La formule mise en place par la FME tire son succès de son point d'orgue : le parrainage. C'est à ce niveau qu'entrent en jeu les entreprises partenaires. «La CGEM ayant des contacts avec plusieurs entreprises, elle pourra augmenter les chances de nos jeunes d'accéder à un stage ou un emploi». Ils sont 134 dirigeants d'entreprises à avoir jusqu'ici accepté de jouer le jeu. «Il s'agit d'un soutien moral et non financier», tient à préciser Marjane Tadlaoui. L'objectif étant, à terme, «d'offrir à ces élèves brillants issus de milieux extrêmement précaires un environnement adéquat pour une ascension sociale par les études et une réalisation de soi», indique Hamid Ben Elafdil, président de la FME. L'aide financière, quant à elle, se répartit entre des bourses pédagogiques et une dotation pécuniaire mensuelle de 900 DH.
80% de majors
Ce qui encourage la Fondation à poursuivre sur la voie de l'entraide et de l'insertion professionnelle, c'est certainement le chiffre de 80%, part des étudiants de la FME qui sortent majors de leur promotion. «On ne les lâche qu'une fois recrutés pour un contrat à durée indéterminée (CDI)», clôt Marjane Tadlaoui. La rage de réussir semblant se décupler pour ceux qui ne sont pas partis de rien, et à qui on donne un avant-goût de «possible». Depuis sa création en 2001, la Fondation a accordé 218 bourses d'études aux bacheliers les plus méritants (dont 77 filles et 141 garçons).


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