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ALECA, bientôt la libéralisation des services
Publié dans Les ECO le 02 - 07 - 2013

La persévérance des négociateurs européens a fini par payer! Les négociations concernant l'Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA), actuellement en cours, seront élargies aux services et aux investissements. Cette grande décision a été prise durant le deuxième round des négociations de l'accord Maroc-Union européenne qui s'est tenu la semaine dernière à Bruxelles. En standby depuis 2012, les négociations concernant les services et les investissements étaient censés donner lieu à un accord spécial, au même titre que celui sur l'agriculture ou la pêche. Cependant, les points de vue divergents des deux parties avaient mené les pourparlers à l'impasse, après seulement 4 rounds de négociations. «Aujourd'hui, l'intégration de ce chapitre dans le cadre de l'ALECA devrait permettre de reprendre les choses là où nous les avions laissées », explique El Eid Mahssoussi, négociateur en chef marocain de l'accord. Il est à noter que les discussions à proprement parler de ce volet ne devraient commencer que lors de la prochaine visite des négociateurs européens au Maroc. L'intégration des négociations sur les services et investissements dans le cadre d'un accord sur la convergence réglementaire comme l'ALECA, ne fait pas l'unanimité auprès des opérateurs, notamment la commission exploitation des ALE au sein de la CGEM. Beaucoup estiment qu'un dossier sectoriel comme celui-ci ne devrait pas être un simple chapitre dans le cadre d'un accord global, mais plutôt faire l'objet d'un accord à part.
Toutefois, pour les négociateurs de l'accord, l'intégration de ce secteur dans les négociations de l'ALECA augmentera les chances de ce chapitre d'être validé. Un groupe «service et investissement» devrait être créé, à l'instar des 10 autres groupes thématiques qui mènent actuellement les discussions. Ces derniers ont d'ailleurs profité de ce deuxième round pour poursuivre les échanges d'information et les demandes d'éclaircissements concernant leurs chapitres respectifs. «Le Maroc a insisté sur les questions de développement socio-économique, l'importance de l'asymétrie des relations commerciales et sur l'accompagnement technique et financier de l'Union européenne», explique Latifa El Bouabdallaoui, directrice des relations commerciales internationales au sein du département du Commerce extérieur. Tout semble indiquer que les négociateurs marocains sont sur le qui-vive. «Notre objectif est d'aboutir à un accord graduel et asymétrique où chaque chapitre aura son rythme de libéralisation et de convergence selon l'avancement du royaume dans ce secteur», affirme la directrice des relations commerciales. L'accord, actuellement en cours de négociation, est un accord technique sur la convergence réglementaire et non sur l'accès au marché (à part pour les services), l'objectif étant de supprimer toutes les barrières non tarifaires pour mieux exploiter la libéralisation industrielle réalisée par l'ALE, entrée en vigueur en 2000.

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